La Toussaint fêtée le 1er novembre approche. Accolée à la folklorique et païenne Halloween du 31 octobre, on oublie parfois que la Toussaint est une fête joyeuse puisque c’est la fête de tous ceux qui vivent dans la lumière du Christ ressuscité !

La Toussaint est la fête de tous les saints

La fête de la Toussaint, le 1er novembre, est un moment important dans la vie de nos familles. Le mot Toussaint nous oriente vers le sens de la fête : Tous + Saint.  l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.

La fête de la Toussaint est néanmoins inséparable du jour de prière pour les défunts, que l’Église commémore le 2 novembre. La première célébration s’est vécue dans la joie; la seconde est plus en lien avec le souvenir de ceux que nous avons aimés. A l’occasion de la messe, nos amis et proches décédés cette année seront présentés au Seigneur. Nous pourrons ensuite aller prier sur leur tombe, avec des fleurs ou avec une lumière, pour les confier à la Miséricorde du Seigneur.

Les précurseurs du Christ avec les saints et les martyrs – Fra Angelico
©wikipedia

Tous saints, connus et inconnus

Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Eglise sait bien que beaucoup d’autres plus méconnus ont vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service de tous. C’est bien pourquoi, en ce jour de la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.

Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles. La sainteté n’est pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux et celles qui choisissent de mettre leurs pas dans ceux du Christ. Elle nous concerne donc tous, tels que nous sommes. Le pape Jean-Paul II nous l’a fait comprendre en béatifiant et canonisant un grand nombre de personnes, parmi lesquelles des figures aussi différentes que le Père Maximilien Kolbe, Edith Stein, Mère Térésa ou Charles de Foucauld…

Saint-Céneré (Séneré) – peinture Adeline Neveu – Evêché de Laval
©diocesedelaval.fr

Tous, nous sommes appelés à la sainteté

La vie de ces saints constitue une véritable catéchèse, vivante et proche de nous. Rien de tel que de découvrir ces vies, toutes empreintes d’humanité. Témoins de l’amour de Dieu, ces hommes et ces femmes nous sont proches aussi par leur cheminement – ils ne sont pas devenus saints du jour au lendemain -, par leurs doutes, leurs questionnements… en un mot : leur humanité. Source CEF

 

Tous, découvrons la joie

La Toussaint a été longtemps célébrée à proximité des fêtes de Pâques et de la Pentecôte. Ce lien avec ces deux grandes fêtes donne le sens originel de la fête de la Toussaint : goûter déjà à la joie de ceux qui ont mis le Christ au centre de leur vie. 

La fête de la Toussaint est donc la fête de la JOIE d’autant que comme nous le signale le très pédagogue et avisé saint François de Sales « un saint triste est un triste saint. »

©Pixabay

Toutes les célébrations de la Toussaint sont dans ce tableau ci-dessous. Attention la messe anticipée de la Toussaint (lundi soir) s’affiche aussi.

Vous pouvez cliquer sur le titre de la colonne de votre choix pour changer l’ordre d’affichage (chrono ou alphabétique).

 Le 2 novembre : la fête des morts

Fêter les morts est une démarche religieuse qui appartient à tous les temps, à toutes les Cultures. La fête chrétienne s’inscrit dans cette tradition humaine. En communion avec les morts. Fêter les morts comme des vivants. Approcher le mystère de la mort.

Le 2 novembre, être en communion avec les morts

La fête des morts, le 2 novembre

Fêter les morts est une démarche religieuse qui appartient à tous les temps, à toutes les Cultures. La fête chrétienne s’inscrit dans cette tradition humaine.

Forts de notre foi renouvelée par les célébrations de la Toussaint, nous pouvons faire mémoire des défunts en particulier de ceux que nous avons connus.

En communion avec les morts

Pendant le haut Moyen Âge, il était d’usage de célébrer l’office des morts à l’anniversaire du décès de chaque défunt. Ce n’est qu’en 998 que l’abbé de Cluny ODILON demanda à tous les monastères de son ordre de célébrer le lendemain de la Toussaint « La mémoire de tous ceux qui reposent dans le Christ par des psaumes, des aumônes et le sacrifice de la messe. » Cet usage passa peu à peu de la liturgie bénédictine à la liturgie de toute l’Eglise.
Les prières liturgiques du jour expriment l’espérance de la résurrection et la foi dans un bonheur éternel. Nous intercédons pour que nos morts « soient unis à Dieu dans son Royaume où nous espérons être comblés de gloire tous ensemble et pour l’éternité. » (Préface du jour)

Fêter les morts comme des vivants

En France, la visite au cimetière fait partie du rituel de la fête. Les familles vont se recueillir près des tombes de leurs défunts. C’est l’occasion de les rendre présents de rappeler leur vie. C’est important pour les enfants et les jeunes qu’on leur parle de ceux qui les ont précédés, de répondre à leurs questions : « Comment il était grand-papi Auguste ? » de les écouter rappeler leurs souvenirs « J’aimais bien ma mémé, elle jouait aux petits chevaux avec moi. » Si la visite au cimetière n’est pas possible, ce peut être l’occasion de regarder les albums de photos.

Approcher le mystère de la mort

La mort fait partie de la vie, c’est ce que disent les tombes fleuries aux couleurs de l’automne mais c’est une réalité pénible à intégrer. La préface de la messe nous invite à la méditation : « La vie n’est pas détruite, elle est transformée. » Avec le psalmiste nous faisons un acte de foi

Le Seigneur est ma lumière et mon Salut
De qui aurai-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie
Devant qui tremblerai-je ?