Nous y sommes, c’est la rentrée. Nouvelles résolutions, nouveaux départs, saut dans l’inconnu. Prenons le temps de découvrir le beau message livré par notre évêque, de prendre le pouls de l’enseignement catholique en Mayenne. Et la rentrée au caté, y avez-vous pensé ?

Le message de rentrée de notre évêque

Dans les médias des messages anxiogènes tournent en boucle en cette rentrée 2022. Une part de nous peut être tentée par le découragement. Pourtant, parce qu’il croit en Jésus ressuscité, le chrétien est porteur de la belle force de l’espérance. Lisons ce beau message de notre évêque qui pointe l’essentiel de notre foi en méditant cette parole : « Sois sans crainte, petit troupeau : votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume » (Lc 12, 32). Extraits.

Message de Mgr Thierry SCHERRER au seuil d’une nouvelle année pastorale
« Sois sans crainte, petit troupeau : votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume » (Lc 12, 32).

Mes amis, c’est avec ces mots de Jésus que je vous envoie en mission au seuil de cette nouvelle année pastorale. « Sois sans crainte, petit troupeau ! » Ces mots sont pleins d’encouragement, ils sont un appel à la confiance. Et combien nous en avons besoin ! Nous avons en effet bien des motifs d’être habités par la crainte ou la peur en ces temps incertains. L’actualité particulièrement dramatique de l’été qui s’achève est là pour nous le rappeler.

Il y a d’abord cette guerre qui sévit en Ukraine et semble ne jamais terminer. Ce conflit, qui exacerbe les tensions au niveau international, fragilise aussi les échanges économiques et commerciaux entre pays, jusqu’à accroître les menaces de pénurie, et même de famine pour les peuples les plus pauvres.

Et puis il y a ces incendies géants qui ont ravagé des milliers d’hectares de forêts partout en France sous l’effet d’une sécheresse historique… Suivis de près par des orages dévastateurs, en particulier en Corse et dans le sud de la France. Tous ces drames nous rappellent l’extrême fragilité de nos écosystèmes :

– les écosystèmes humains, d’une part, c’est-à-dire tout ce qui conditionne l’entente des peuples et les bonnes relations entre les hommes. Nous pouvons tous être des artisans de paix en tissant autour de nous des liens de fraternité et d’amour. Et cela commence dans nos propres familles, sur nos lieux de travail et avec nos voisinages les plus proches.

– Les écosystèmes liés à la survie de notre « Maison commune », d’autre part. Qui ne voit que notre planète agonise sous l’effet d’une surconsommation massive qui en épuise inexorablement les ressources ! Il est encore temps de changer nos habitudes en quittant le mirage de l’accumulation pour entrer dans la « sobriété heureuse ».

 

« Sois sans crainte, petit troupeau : votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume » (Lc 12, 32). Les mots de Jésus nous redisent la sollicitude bienveillante du Père, sa proximité de tous les instants, la tendresse particulière qu’il  a pour chacun de nous. Nous avons du prix à ses yeux ! Ces mots ont une tonalité résolument pastorale : nous sommes le « petit troupeau » dont Jésus est lui-même le Berger, le « vrai Berger », le « bon Pasteur » (cf. Jn 10). Et Jésus ajoute : « Votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume ». Pas de meilleur message à recevoir en ce début d’année pastorale !  Les paroles du Seigneur nous responsabilisent, elles sont un appel à la mission. La mission pastorale de l’Église, en effet, est d’œuvrer ici-bas à la construction du Royaume dont Dieu Lui-même est l’architecte. Le Père nous aime à ce point qu’il « a trouvé bon de nous donner le Royaume ». Quel est donc ce royaume que le Père nous donne si généreusement ? Ce Royaume, bien sûr, c’est le Royaume de la fraternité et de l’amour. Ce Royaume, faut-il le rappeler, est un monde où les petits et les pauvres sont les premiers servis, un Royaume où les oubliés et les exclus sont au centre (cf. Matth. 25). Dans ce monde qu’il aime passionnément, Dieu nous appelle à ouvrir des chemins de joie. C’est le thème de notre synode diocésain. Dieu nous associe à ce plan d’amour qu’il a pour l’humanité toute entière. En même temps qu’il nous le « donne », ce Royaume, le Père nous appelle à en être avec Lui les bâtisseurs en puisant dans la grâce inépuisable de l’Esprit reçu à notre baptême et à notre confirmation. Le Royaume, en ce sens, est à la fois un don  et une tâche. C’est important de le souligner. Le Royaume en question n’est pas un don qui tomberait du ciel « tout cuit », si j’ose dire, comme si nous n’avions rien d’autre à faire que de l’accueillir passivement. C’est une œuvre à construire avec Lui, c’est une œuvre  commune à bâtir tous ensemble, c’est une tâche, oui, un labeur qui sollicite au quotidien un engagement, un investissement de notre part.  Bâtir le Royaume détermine très concrètement notre manière de vivre pour qu’elle soit  davantage respectueuse de ces deux écosystèmes que j’ai évoqués plus haut. Il s’agit de prendre soin les uns des autres comme de prendre soin de la création qu’il nous a confiée en gérance. Prendre soin des autres, c’est croire que la fraternité est possible en ce monde, et c’est la promouvoir autour de nous et par tous les moyens possibles. Prendre soin de la création, c’est convertir nos modes de vie pour que nous ne soyons plus esclaves de ces désirs qui nous poussent à la satisfaction immédiate jusqu’à nous faire oublier que les ressources du sol ne sont pas illimitées. C’est la survie de notre humanité qui en dépend. Personnellement, j’ai la conviction qu’il n’est pas trop tard pour réagir ; j’ai confiance en la capacité de tous, croyants et non croyants, à jouer un rôle crucial pour la sauvegarde de la création. Ce monde où nous vivons, ce monde qui est le nôtre, Dieu l’aime. Il l’aime à chaque seconde, il l’aime à la folie, il l’aime encore et toujours, même lorsque les hommes s’entredéchirent, lorsque les peuples se font la guerre, lorsque la dignité de l’homme se trouve bafouée. C’est un monde que notre Dieu s’obstine à aimer même quand tout semble perdu, quand la justice semble s’éteindre. C’est pour cette mission magnifique d’aimer ce monde avec Lui que Dieu nous appelle à tenir notre poste de baptisés-confirmés.

« Sois sans crainte petit troupeau. » Les mots de Jésus nous rappellent à la pauvreté de nos moyens humains. Année après année, c’est vrai, nos effectifs se réduisent toujours un peu plus, jusqu’à nous faire crier vers Dieu un appel au secours. Le Seigneur connaît mieux que nous la situation précaire qui est la nôtre et l’inconfort et même l’insécurité qu’elle génère. Il nous répond malgré tout : « Sois sans crainte ! » Comme pour nous redire que notre force ne vient pas du grand nombre… Évangéliser n’est pas d’abord une question de quantité, la mission ne dépend pas d’un calcul ou d’une stratégie simplement humaine. Sa force, le « petit troupeau » est invité à la puiser en Dieu, cette force est cachée dans sa faiblesse, dans sa fragilité même, comme le Seigneur l’avait dit en son temps à l’apôtre Paul : « Ma grâce te suffit, ma puissance se déploie dans la faiblesse » (1 Co 12,9).

Au seuil d’une nouvelle année pastorale, avec la force que Dieu nous donne, nous voici propulsés sur les chemins de la mission. La feuille de route existe déjà, nous nous la sommes donnée à l’occasion de notre synode diocésain 2018-2021. Le défi est à la mise en œuvre des Actes promulgués, c’est le cap à suivre, et nous devons nous y atteler tous ensemble, avec courage et détermination, avec humilité et confiance aussi. Le Ressuscité marche avec nous sur la route. Appuyons-nous sur sa force et sur sa grâce.

 + Thierry Scherrer

                           Évêque de Laval

La rentrée du caté

La rentrée c’est le grand saut pour apprendre à grandir, à découvrir le monde, s’occuper de son cerveau et de son corps mais c’est aussi prendre soin de son âme. Aider les enfants à découvrir que Dieu les aime, c’est la belle mission du service diocésain de la catéchèse. Alors la rentrée au caté… vous y avez pensé ?

La rentrée du caté

Le père Véron nous interroge : La catéchèse, parlons-en !

Par facilité sans doute, on va se soucier que les enfants et les jeunes aient la liberté de ne pas croire. Mais, est-ce qu’on se soucie qu’ils aient la liberté de croire ? Quels soutiens, quel accompagnement reçoivent-ils ? Trouvent-ils auprès d’eux des aînés dans la foi qui les encouragent ? Être libre de croire en Jésus Christ, n’est-ce pas du bonus pour la vie ?

La catéchèse et le catéchisme, c’est proche et c’est distinct. 

La catéchèse est une annonce explicite et pédagogique pour initier à la foi. Le catéchisme est un ouvrage de présentation du contenu de la foi catholique. La catéchèse et la culture chrétienne, c’est différent. Quand on fait de la catéchèse, on se sert nécessairement de la culture chrétienne. Quand on fait de la culture chrétienne, on ne va pas dans le domaine de la foi, du « je crois ». Or, le but de la catéchèse est de mettre quelqu’un, non seulement en contact mais en communion, en intimité avec Jésus Christ. » Exhortation apostolique Catechesi tradendae, n° 5.

Des groupes ouverts à tous

Les groupes de catéchèse des enfants sont ouverts aux non-baptisés dans le respect de leur cheminement. Chaque rencontre de catéchèse n’est pas à mettre en œuvre et à vivre comme on met en place une heure de cours. En tenant compte des questions que chaque enfant se pose, la catéchèse l’aide à percevoir que Jésus est un véritable ami pour la vie à qui il peut confier ses joies et ses peines. Elle forme à l’écoute et à la lecture de la Parole de Dieu (la bible) et elle fait place à la prière. Des documents récents promulgués par l’évêque sont utilisés. Les catéchistes sont bénévoles, et en lien avec le Service diocésain de la catéchèse et le curé de la paroisse. Leur mission, ils la reçoivent de la l’Église, et elle doit être portée par la communauté chrétienne.

Recevoir la grâce des sacrements comme une force

 « L’initiation chrétienne s’accomplit par l’ensemble de trois sacrements : le Baptême qui est le début de la vie nouvelle ; la Confirmation qui en est l’affermissement ; et l’Eucharistie qui nourrit le disciple avec le Corps et le Sang du Christ en vue de sa transformation en Lui, » Catéchisme de l’Église Catholique § 1275.                                                                                        

Père Jean-Marie VERON
curé de Notre-Dame de Pontmain

©diocesedelaval.fr

La rentrée de l’Enseignement Catholique

L’Enseignement Catholique de la Mayenne se porte plutôt bien en cette rentrée 2022. Heureux de la levée des mesures sanitaires contraignantes mises en place ces deux dernières années, chacun est prêt pour un nouvel élan. Petit tour d’horizon.

La rentrée de l'Enseignement Catholique

Une volonté d’être le plus proche possible du terrain, de favoriser l’humain, la mutualisation des moyens et la fraternité sont les points d’orgue du projet éducatif de la direction diocésaine de l’enseignement catholique mayennais.

 

Dans le premier degré

Les chiffres de la rentrée sont plutôt stables malgré un tassement démographique naturel” a annoncé le directeur diocésain François Roseray. 3565 élèves sont inscrits en maternelle. 

On ne perd plus d’élèves ce qui a été le cas ces dernières années.” On note une légère baisse en élémentaire (6169 élèves soit 100 élèves en moins), conséquence de la démographie.

A partir de cette année, le choix a été porté sur l’émergence de nouveaux multi sites afin de privilégier la professionnalisation des chefs d’établissement et de rapprocher quand c’est possible une petite école d’une plus grande. C’est le cas dans deux établissements lavallois, ainsi qu’à Prée d’Anjou et à St Pierre La Cour. “Comme chaque année, il nous a fallu ajuster la carte scolaire afin d’être plus proche du terrain” explique Yannick Quillet, adjoint au premier degré. A noter également le développement du projet “classe ouverte” en maternelle.

 

Dans le second degré

Le nombre d’élèves en cette rentrée est stable” exprime avec satisfaction Sandrine Galloyer, adjointe au second degré.” Nous accueillons cette année 11714 élèves”. Une bonne nouvelle: Le nombre de collégiens a augmenté. Il faut noter toutefois une légère baisse en post bac, ce qui correspond à une tendance générale en France. “C’est un vrai choix des élèves”, souligne le François Roseray : ” les jeunes s’orientent de plus en plus vers l’apprentissage et l’alternance pour les post bac… C’est un virage qu’il va falloir qu’on accompagne. Les entreprises en recherche de main d’œuvre sont assez accueillantes à ces élèves”. 

 

Une grande journée pédagogique pour tous les enseignants

La dernière remonte à 2008. Pour répondre au besoin légitime de se retrouver et de renforcer un sentiment d’appartenance à un corps vivant et incarné, 1600 enseignants de la Mayenne se retrouveront à l’espace Mayenne.

 

Et n’oubliez pas la messe de rentrée 

Ouverte à tous, parents, enseignants, élèves, elle aura lieu le dimanche 25 septembre à l’église St Jean de Laval. Monseigneur Thierry Scherrer présidera cette messe au cours de laquelle les nouveaux chefs d’établissement recevront leur lettre de mission.

Alors bonne rentrée !

L’Enseignement Catholique de la Mayenne en chiffres : 

Établissements : 128
Élèves : 22175
Enseignants : 1423