Les 130 directeurs d’établissements de l’Enseignement catholique de la Mayenne ont fait leur rentrée lundi 27 août à Château-Gontier. Ce fut l’occasion pour l’évêque de Laval de rappeler sa spécificité, dans le sillage du synode diocésain. “Aimez plus pour faire grandir plus !”

Fait étonnant et non concerté, le thème d’année de l’Enseignement catholique, “Voici que je fais toute chose nouvelle, ne le voyez-vous pas ?” est tiré du même chapitre 43 d’Isaïe, que le thème du synode diocésain “Tu as du prix à mes yeux…” Le lien en est tout simple : c’est lorsque que l’on se sent aimé, et en confiance que l’on peut avancer, innover, faire du neuf pour soi et pour les autres. Tout cela avec un objectif, comme l’a précisé Philippe Paré, le directeur diocésain, actualiser le service de l’Enseignement Catho pour promouvoir la dignité de la personne humaine

Aimez plus pour faire grandir plus !

Mgr Thierry Scherrer l’a redit devant les directeurs d’établissements éclairant ainsi leur propre mission : C’est l’objet même d’un projet d’établissement que de permettre à cette parole de prendre chair dans l’existence de chaque enfant ou jeune. Cette parole vit chaque fois que nous aidons les jeunes à découvrir les talents dont ils sont porteurs ; chaque fois que nous donnons aux plus malchanceux, les moyens de réussir, chaque fois que nous nous faisons protecteurs des plus fragiles et de ceux que la vie a le moins gâtés”. Dire à quelqu’un qu’il est aimé de Dieu, est libérateur a proclamé Mgr Scherrer ; le grand défi de ce synode c’est de permettre au plus grand nombre de personnes, de s’approprier ces mots, d’en faire le centre de leur vie : “Tu es aimé de Dieu”.

Comme un appel à aimer plus pour faire grandir plus, l’évêque a rappelé cet essentiel des relations humaines, qui est l’amour, vaste programme pour tous les éducateurs : on sait que le plus grand drame de l’existence c’est de ne compter pour personne. Quand aucun être ne pose un regard bienveillant sur nous c’est la désespérance qui envahit le coeur et la vie. Tout sourit, au contraire à celui qui se sait aimé. Quand on se sait aimé, on reprend confiance, revient l’estime de soi, on s’ouvre aux autres, on devient créatif et entreprenant. Prendre conscience d’être aimé est libérateur, source de joie, et combien notre monde d’aujourd’hui, cruel, attend ce message.

Une communauté de vie où l’on devient expert en humanité

C’est cela un établissement catholique a rappelé Mgr Scherrer, un laboratoire d’idées nouvelles, une communauté de vie où chacun est respecté dans sa singularité, sa différence ; où l’on devient expert en relations humaines ; où la recherche de ce qui fait grandir l’homme et sa dignité, maintient le coeur dans l’espérance et la joie. Et pour l’aspect pédagogique ? C’est aussi notre spécificité ; précise Philippe Paré, à chaque membre de la communauté éducative d’augmenter ses qualités d’écoute, qualité de regards, de coeurs, de réflexion. Notre conviction : les aspirations ne sont pas moins fortes aujourd’hui qu’avant, chez les enfants et les jeunes. C’est juste qu’elles ne sont peut-être pas aussi facilement formulées.

Retrouver l’essentiel est important. Mais comment ?

A chaque chef d’établissement d’animer sa communauté éducative dans cette perspective. “Mais au fond, quel est le sens de notre mission  et celle de toute la communauté éducative ? demande Philippe Paré. Concrètement, travailler d’abord à cultiver l’intériorité de chaque élève.

Cultiver l’intériorité et faire au moins un pas

L’intériorité est pluriforme, elle a des degrés différents, explique le directeur de l’Enseignement catholique. Dans une anthropologie intégrale il est important de travailler sur toutes ses formes qui sont au service les unes des autres : les émotions, les sentiments, les lectures, le silence. Un élève n’arrive pas à aller jusqu’à l’oratoire ? Ce qui compte c’est qu’il ait fait un pas de plus. Cela fait partie de la mission de l’enseignement catholique, aller vers les personnes, accueillir inconditionnellement chacun.

Il existe des aspirations plus fortes, plus confessionnelles. Nous y travaillons à partir d’éléments très précis, et nous pouvons bien sûr y apporter aujourd’hui des réponses.

Bonne rentrée et bonne année 2018-2019 à tous !

Véronique LARAT

Prière pour la rentrée scolaire, proposée par l’Eglise de France
et à destination de tous les diocèses.

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