Dans la continuité de la mise en place des actes synodaux, l’axe choisi pour l’année sera : « Accueillir, écouter, accompagner ».

La discussion autour de ce thème se fera à partir de la soirée vécue avec Mgr Claude Rault sur l’expérience de Charles de Foucauld. Nous regarderons les différents projets en cours sous cet angle. N’hésitez pas à nous rejoindre si vous souhaitez poursuivre les orientations données par le    synode et vivre de plus près de nouveaux projets.

Echos de la rencontre avec Monseigneur Rault (03/11/2022) Deux paroissiens ont accepté de nous redonner quelques points importants de la vie de Charles de Foucauld et de nous inviter à voir en quoi cela nous concerne tous. Merci à eux.

 Sur les pas de Charles de Foucauld par un paroissien

 « Orphelin à 6 ans, de père et mère, Charles de Foucauld et sa petite sœur sont accueillis par leurs grands-parents très aimants qui les éduquent avec tendresse. Une enfance et adolescence pendant la guerre de 1870, une période de réfugié, émancipation à 18 ans avec une vie matérielle sans problème, un grand père « tuteur » qui meurt lui aussi trop tôt. Livré à lui-même, Charles de Foucauld se prépare à la vie militaire (école de St Cyr) dans une ambiance « dissipée » sans règle ; un peu comme St Augustin, il vit au jour le jour sans repères. Ses lectures, ses amis, sa vie en font un agnostique. Désespéré, il conteste tout, y compris sa hiérarchie.

Un matin, il entre à l’église St Augustin à Paris, y rencontre l’Abbé Huvelin et Dieu. Il commence à l’éclairer, l’illuminer… Charles se cherche et peine à se trouver. Dieu le trouve ! Il quitte l’armée, part au Maroc, y écrit un livre, puis c’est la Syrie, s’essaie à la Trappe, puis découvre la Palestine à Nazareth, en tant que jardinier d’une communauté (acte d’abandon ci-contre).

Il est ordonné prêtre en 1901 à Rome et part pour le Sahara à Beni-Abbes puis Tamanrasset. Il est à la recherche de la pauvreté, de l’abnégation, de la méditation, de la prière, d’une ascèse de la vie en ermite. Il vit près des Touaregs et rédige un dictionnaire Touareg/Français. Il meurt assassiné le 1er décembre 1916 à 58 ans. »

Prière d’abandon: « Mon Père, Je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j’accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d’autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je t’aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre tes mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car tu es mon Père. » Charles de Foucauld

Témoignage: « Un enseignement pour nous aujourd’hui »

Je suis allé à la conférence sans connaître Charles de Foucauld. Je suis revenu avec l’envie de lire sa biographie. Il avait une envie et un désir de connaître l’autre qui font réfléchir dans cette période où les pays se ferment de plus en plus sur eux-mêmes. Il ira jusqu’à décortiquer la langue des Touaregs pour en saisir les nuances, la poésie et la beauté des mots avec ce souci de ne pas déformer ce qu’il voit ou entend. Mais cette envie de l’autre se fait dans un grand respect. Il n’est pas là pour convertir mais pour découvrir. Son témoignage et son engagement chrétien se manifestent, non pas par des discours, mais à travers son attitude d’ouverture et d’amour. Malgré un fort tempérament, il sait s’oublier pour se mettre à la portée des autres et entrer dans un échange respectueux de la personne qui est face à lui. C’est un missionnaire patient, bienveillant, accueillant, aimant et aidant : un bel exemple à suivre !

Citation : « Demain, dix ans que je dis la Ste Messe dans l’ermitage de Tamanrasset ! et pas un seul converti ! Il faut prier, travailler et patienter. » Charles de Foucauld.