Les trois jours que l’on vient de vivre à Pontmain les 15, 16 et 17 janvier, garderont longtemps leur saveur de paix, de foi et d’espérance. Enseignements et conférences nourrissants, offices de toute beauté, confessions et rencontres des plus profondes. Et finir ce triduum par la fermeture de la porte sainte de l’année jubilaire marque une étape inoubliable. Pour ce dernier geste, rendez-vous dans 50 ans !

Si cette édition 2022 aura vu venir un peu moins de pèlerins, il est certain que le Covid n’aura pas eu gain de cause sur la ferveur des pèlerins durant ce triduum marial. “Notre-Dame de Pontmain, vous qui nous accueillez en nous tendant les bras”, ce chant n’a pas perdu une ride : accueil, organisation, aménagement des lieux saints… tout fut propice au ressourcement dans la prière et la joie fervente. Marie a tendu les bras, les pèlerins s’y sont jetés…

Pas de sanction pour les retardataires ! 

Au diable le temps humide et brumeux. On a aimé la conférence du samedi après-midi de Cyril Daydé sur l’événement de Pontmain et la fin de la guerre contre les Prussiens ; on a aimé la rétrospective proposée par le Père Renaud, sur cette année sainte vécue au sanctuaire ces douze derniers mois. Aimé aussi ce dernier jour de jubilé qui a fait du bien à tous les “retardataires, candidats à l’indulgence plénière”. Pas de sanction mais, toujours, ces bras grand grand ouverts de Marie.

“Oui, Seigneur, nous ferons tout ce que tu nous diras”

On a aimé aussi les homélies de Mgr Gérard Le Stang, évêque d’Amiens et invité du 17 janvier, pour célébrer le 151e anniversaire de l’apparition. C’était pendant la messe du matin et les vêpres de l’après-midi. En voici quelques extraits… à méditer : 

150 ans après, nos sociétés meurtries et usées par des mois de pandémie, semblent aussi manquer de goût pour la fête… Marie, sait que l’humanité est faite pour des chemins de joie, pour les noces de l’Agneau qui enlève le péché du monde. Sans question, mais discrètement, elle presse Jésus d’agir (NDLR : cf Les Noces de Cana – évangile du jour)
“ La Vierge Marie est pour nous, modèle de compassion. Le père Guérin ne s’y était pas trompé. Il savait indiquer à ses paroissiens le chemin de la sainteté en mettant leur pas dans ceux de la Vierge, les invitant à être des âmes de prière…” 

“Oui, nous pouvons avoir confiance, en dépit des misères de son Église, Dieu continue de se confier à elle. Il la purifie de ses errements. Il l’émonde. Il la transforme intérieurement. Il fait naître en elle des vocations nouvelles.

“Nous savons que nous ne sommes pas grand chose, mais que Dieu est tout, et nous lui disons en réponse à la Vierge Marie : oui Seigneur, nous ferons tout ce que tu nous diras”. 
Lire l’homélie de Mgr Gérard LE STANG

La porte sainte est fermée, disons adieu aux vieilles habitudes

Vers 17h, Mgr Thierry Scherrer a fermé la porte sainte, à l’entrée de la basilique. Comme on l’a aimée, elle aussi !… Elle était belle cette porte sainte, et combien l’ont passée tout au long de l’année, symboliquement, et saintement, aboutissement de cinq petites étapes de conversion à franchir pour cette démarche jubilaire. Et que la paix du Christ règne dans vos coeurs” ; cette parole de saint Paul nous était offerte l’an passé par notre évêque, comme fil rouge spirituel de l’ année jubilaire. En 2022, il nous invite avec le Père Renaud Saliba, le recteur du sanctuaire, à nous mettre “en route vers la sainteté”, avec comme exemple l’Abbé Michel Guérin, le petit curé de Pontmain. C’est cela fermer une porte… dire au revoir, et même adieu, aux vieilles habitudes, pour prendre un nouveau chemin.

Véronique LARAT

La Porte Sainte sera fermée en fin d’après midi dans la basilique Notre-Dame de l’Espérance à Pontmain.
Mgr Gérard Le Stang, évêque d’Amiens

L’album du 151e anniversaire de l’apparition

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