Lors de sa messe de funérailles, samedi 3 septembre, en l’église St Martin de Mayenne, Père Pierre-Marie Perdrix retraçait le parcours de Père François Ledauphin :

Le Père François LEDAUPHIN est né à Vautorte, en Mayenne, juste avant la déclaration de la guerre 39-45. Son père, artisan-maçon, sera mobilisé en Allemagne, puis fait prisonnier. Quand il rentrera au domicile familial, François avait déjà 5 ans et demi. François grandira dans une famille de 11 frères et sœurs. Après sa scolarisation, en primaire, à Vautorte, ayant ressenti très jeune le désir d’être prêtre, il fera son petit et grand séminaire en Mayenne. Il sera ordonné prêtre en 1965, non sans avoir fait son service militaire en France et en Algérie, entre 1959 et 1961. La guerre 39-45 et la guerre d’Algérie l’auront marqué. Il entretiendra toujours des relations avec les associations d’Anciens combattants.

Son ministère sera orienté dans 2 grandes directions : la paroisse et le service des malades.

La paroisse, comme vicaire à Evron, puis à la cathédrale, puis comme curé du district d’Entrammes-Parné, puis de la paroisse St Barnabé en Charnie, enfin comme prêtre-coopérateur à la paroisse Notre Dame St Martin de Mayenne-Moulay.

Le service des malades, comme aumônier du centre hospitalier de Laval, puis comme délégué diocésain à l’aumônerie des hôpitaux, enfin comme prêtre accompagnateur de l’aumônerie de Centre Hospitalier du Nord Mayenne, avec une attention toute spéciale pour les personnes résidants dans les pavillons réservés à la santé mentale….

François ne se laisse pas enfermer dans des mots. « Bon vivant », sa personnalité était riche et complexe :

un artiste (orgue, chant, peinture, photographie….) qui a su animer et susciter des chorales. Mme Claire BERTIN qui chantera à l’offertoire le Pie Jésu du Requiem de Fauré représentera tous ces artistes qu’il a rencontrés au fil de sa vie ; il aimait également présider les célébrations avec un certain art ;

un homme doué pour les langues et goûtant les voyages, aimant ce brassage des cultures ;

un homme plaçant les relations souvent sur le registre de l’humour, voir de la malice ;

un citoyen qui aimait participer à la vie associative culturelle et sportive : les jumelages, les boules, les cartes…. ;

un homme toujours éprouvé dans son corps tout au fil de sa vie, et qui, après son entrée à l’Ephad de la Providence à Mayenne, en 2018, a soutenu, dans la dignité, grâce aux soins palliatifs, son dernier combat contre le cancer.

François écrivait, encore récemment et malicieusement : « A quelques mois près, ma mère a failli entrer en Ephad après moi !! Elle est décédée le 31 août 2020, à 103 ans » et d’ajouter : « Ce chemin de joies et d’épreuves que beaucoup partagent rend proche, patient, solidaire. Que de signes d’amour y sont présents !, malgré les soucis et les souffrances ». Que François  rejoigne ceux qu’il a aimés et qu’il entre dans la joie de son Seigneur, riche en Miséricorde.