Depuis ce dimanche 23 mai 2021, jour de la Pentecôte, les actes du synode diocésain débuté il y a trois ans sont promulgués par notre évêque. Six lois et 22 décrets, véritable feuille de route au quotidien, nous sont donnés. Il n’y a plus qu’à ! Êtes-vous prêts ?

Dimanche, la célébration dans la basilique a été empreinte d’un profond émerveillement et d’une joie contagieuse. Au cours d’une cérémonie inédite et historique dans la basilique de Pontmain, en présence des évêques de la province ecclésiastique de Rennes, des prêtres du diocèse, des membres de l’assemblée synodale et des représentants des communautés et des paroisses, Mgr Scherrer a promulgué les Actes du Synode. Il les a ensuite remis officiellement à Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes, qui les communiquera à Rome.

Mgr d’Ornellas a alors adressé quelques mots à l’assemblée réunie dans la basilique. « Merci à chacun et à chacune pour ce que vous avez fait. Par votre synode, vous rendez plus belle l’Eglise ! Merci infiniment. » (Retrouvez l’intégralité de son allocution en bas de l’article)

Six lois, chacune accompagnée de plusieurs décrets d’application, nous ont été données par notre évêque. Elles sont résumées par ces six mots : prière, mission, bienveillance, sobriété, accompagner, sortir ! Toutes appellent les chrétiens de la Mayenne à mieux vivre du Christ, mieux le servir et mieux l’annoncer.

Emparons-nous de ces lois !

Chacune de ces lois, chacun de ces mots nous est offert par notre évêque non pas comme une fin en soi mais bien comme une porte à ouvrir, une conversion à opérer, un chemin à emprunter. Ils sont comme le sommet visible d’un iceberg qu’il nous reste à découvrir : à nous de nous en emparer, inspirés par l’Esprit Saint afin d’aller toujours plus loin sur les chemins de « ce monde aimé de Dieu » !

 

Laissons-nous façonner !

« L’annonce de l’Evangile dans le monde d’aujourd’hui nécessite une transformation missionnaire de l’Eglise » nous écrit notre évêque dans sa lettre introduisant les Actes du Synode. « Cette transformation n’est pas d’abord de l’ordre de l’organisation mais d’une ouverture du cœur à la vie du Seigneur ressuscité. Elle appelle chacun de nous à la conversion. L’Esprit Saint a inspiré les lois, leur cohérence et le chemin qu’elles dessinent. Elles s’imposent à chacun de nous. Laissons-nous façonner !

Les Actes du Synode sont disponibles en libre téléchargement sur cette page. Vous les trouverez également dans votre paroisse ou votre mouvement. N’hésitez pas à vous en emparer et à les diffuser largement !

Le mot de notre archevêque aux catholiques de la Mayenne 

Notre archevêque, Mgr Pierre d’Ornellas, s’est adressé en ces termes à Mgr Scherrer et aux catholiques du diocèse de Laval

Mon premier mot, c’est de dire un merci : merci à toi cher Thierry, merci à votre pasteur, votre évêque qui est votre premier serviteur, ici.

Merci pour l’audace, merci pour la confiance, merci pour ta foi en l’Esprit Saint, et merci pour ton amour de pasteur pour les brebis qui sont ici, et aussi à la télévision, et celles qui ne peuvent peut-être pas regarder parce qu’elles sont malades.
Merci, cher Thierry, d’être le serviteur et le pasteur du peuple qui t’a été confié, que Dieu aime.

Merci à vous tous : sans vous il n’y aurait pas ce synode.
Merci à vous les prêtres, les diacres, les consacrés. Merci aux parents, aux grands-parents, merci aux veufs, merci aux personnes malades, aux personnes célibataires. Merci aux jeunes ! Merci à ceux qui sont français et aux étrangers. Merci à chacun et à chacune pour ce que vous avez fait. 

Pendant que j’écoutais les lois et les décrets, je me disais en moi-même : le plus petit acte d’amour est plus utile à l’Eglise que toutes les grandes œuvres, et fait monter l’Eglise, fait grandir l’Eglise, la rend plus belle. Eh bien je peux dire que par votre  synode, vous rendez plus belle l’Eglise. Merci infiniment. 

Je voudrais vous dire un deuxième mot : j’ai entendu le dernier mot de votre prière, peut-être composée par toi [Mgr Scherrer] pour le synode, qui se termine par “joie”. Et je découvre que la dernière loi se termine par “joie de l’Evangile”.  Et vous voulez ouvrir “des chemins de joie”! La joie… La joie… Quel mystère que la joie ! Et j’ai senti que votre joie était une vraie joie, parce qu’elle n’est pas une joie insolente vis à vis de ceux qui souffrent. Elle n’est pas une joie triomphale vis à vis de ceux qui sont dans la tristesse et qui les mépriserait. C’est une vraie joie, celle qui vient de Dieu.

Et j’ai pensé en écoutant cet après-midi à quelqu’un qui est au milieu de vous, et qui est dans la joie. Comme si les apôtres l’avaient surpris en flagrant délit de joie, comme si nous tous nous pouvions le voir ici : “Jésus exulta de joie et il dit : je te bénis Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits.

Je sens, je pressens, je devine dans la foi la joie de Jésus qui vous aime et qui est au milieu de vous. Que cette joie soit la vôtre, cette joie de Jésus, puisqu’il veut que “Tout ce que je vous dis là” dit-il dans l’Evangile de Saint Jean, c’est pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite”. Oui, soyez joyeux mes amis, c’est beau ce que vous avez fait, et c’est beau les chemins que vous ouvrez, les chemins de joie ! 

Et enfin, en vous remerciant du fond du coeur, en imaginant, en devinant cette joie de Jésus au milieu de vous : joie au milieu de chacune des familles, au milieu de chaque communauté, au milieu de chaque équipe, au milieu de chaque paroisse, joie au milieu d’une aumônerie d’EHPAD, joie dans une aumônerie de prison, joie dans une école, dans un collège, la joie qui éclate, la joie qui est là, la joie qui vient de Dieu… Je voudrais tout simplement vous dire : n’ayez pas peur de l’avenir, croyez en l’Esprit Saint ! 

Vous avez fait un immense acte de foi en l’Esprit Saint pendant vos quatre années d’aventure synodale. Si vous ne croyiez pas en l’Esprit Saint, vous n’auriez pas fait tout ce que vous avez fait. Chacun a sa foi,sa manière d’exprimer sa foi. Nous avons des questions, des doutes, nous avons des hésitations. J’ai entendu qu’il y avait des découragements, il y a des hauts et des bas dans notre foi, bien sûr. Mais quand même, au fond, il y a une confiance en l’Esprit Saint. 

L’Esprit Saint vous aime, l’Esprit Saint est vivant. Il est l’âme de l’Eglise, il est l’âme du diocèse de Laval. Il est l’âme de chaque communauté, il est l’âme de chaque paroisse. Il est l’âme de chaque famille où il y a de l’amour. Il est l’âme de toute équipe qui réfléchit pour essayer d’annoncer l’Evangile. 

Oui je vous invite à continuer au milieu de notre province ecclésiastique de Rennes, de nos neuf diocèses : nous saurons, nous, qu’en Mayenne, on croit en l’Esprit Saint, on aime l’Esprit Saint, on a confiance en lui. Et ainsi vous pourrez diffuser auprès de vos frères et sœurs dans les autres diocèses, que vous rencontrez ici ou là, votre foi en l’Esprit Saint. 

Enfin, je ne peux pas oublier que votre évêque, votre serviteur, votre pasteur, qui est ici avec sa crosse et sa mitre, son autorité de pasteur, pour vous remettre ces lois synodales, était allongé ici pour son ordination épiscopale. N’est-il pas vrai que l’Esprit donne un pasteur aux brebis que l’Esprit Saint aime ? 

Mais ici, pardonnez-moi d’avouer mon péché ! je suis un peu jaloux… Parce qu’il n’y a pas de Notre-Dame de Pontmain dans le diocèse de Rennes. J’aime beaucoup venir ici dans cette atmosphère bleue. Là où il y a la Mère, il y a la douceur. Là où il y a la Mère, il y a l’amour entre les enfants. Là où il y a la Mère, il y a l’unité. Et là où il y a la Mère, il n’y pas de peur, il y a la confiance. 

Alors je vous laisse avec cette dernière parole de Jésus, quand Jésus dit de façon magnifique pour chacun de nous, ici à Pontmain, je suis heureux de vous le dire : “voici ta mère !” 

Merci beaucoup ! Merci cher Thierry !

Cliquer pour voir et entendre l’intervention de Mgr d’Ornélas

L’album photo de cette belle journée