L’ occasion de redécouvrir les belles prières de la messe

Ce 28 novembre 2021, 1er dimanche de l’avent, la nouvelle traduction en français du Missel romain entrera en usage. Son but : se rapprocher de l’original latin, en fixant un certain nombre de règles, et ainsi sauvegarder l’unité de le la liturgie romaine dans la diversité des langues. Cela induit quelques changements afin que la prière du peuple de Dieu soit plus exacte. Une belle occasion de redécouvrir les belles prières de la messe.

Exemple de nouvelle traduction : 

Prière sur les offrandes (option possible)

Le célébrant dit :

Priez, frères et sœurs :
que mon sacrifice, qui est le vôtre,
soit agréable à Dieu le Père tout-puissant.

Le peuple se lève et répond :

Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice
à la louange et à la gloire de son nom,
pour notre bien et celui de toute l’Église.

 

Acte pénitentiel
(Les modifications apparaissent en gras)

Je confesse à Dieu tout-puissant,

je reconnais devant vous, frères et sœurs, que j’ai péché

en pensée, en parole, par action et par omission ;

On se frappe la poitrine en disant :

oui, j’ai vraiment péché.

On continue :

C’est pourquoi je supplie la bienheureuse Vierge Marie,

les anges et tous les saints,

et vous aussi, frères et sœurs,

de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

Tous répondent :

Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir ;
mais dis seulement une parole,
et je serai guéri.

Agneau de Dieu
(Les modifications apparaissent en gras)

Agneau de Dieu,
Qui enlèves les péchés du monde,
Prends pitié de nous.

Agneau de Dieu,
Qui enlèves les péchés du monde,
Prends pitié de nous.

Agneau de Dieu,
Qui enlèves les péchés du monde,
Donne-nous la paix.

Ensuite le prêtre dit :

Voici l’Agneau de Dieu,
voici celui qui enlève les péchés du monde.

Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau !

Tous répondent :

Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir ;
mais dis seulement une parole,
et je serai guéri.

Le missel, destiné à la célébration de l’eucharistie selon les normes de l’Église catholique est dit romain car on l’utilise dans toute l’église catholique occidentale soumise au rite romain et ce, dans toutes les langues concernées.

C’est en 1970, à l’issu du concile Vatican 2 qu’est apparu le premier missel en latin, fruit du travail des pères du concile. Des révisions ont ensuite été opérées, l’une en 1975 , l’autre en 2002.

Depuis vingt ans, un comité d’experts des pays francophones travaillent sur le nouveau texte que nous allons enfin découvrir.

©cathopic.com

Une traduction plus fidèle au texte latin.

“La messe est de l’ordre du dialogue entre le célébrant et l’assemblée”, explique le père Franck Viel, responsable diocésain de la pastorale liturgique et sacramentelle. “L’édition latine initiale prenait déjà en compte beaucoup de choses, et les changements opérés aujourd’hui s’attachent surtout à coller davantage au texte latin pour lui être plus fidèle”. Par exemple, lors de la prière pénitentielle ou du Je confesse à Dieu, sera introduite la notion de “frères et soeurs ». Il s’agit alors d’exprimer de façon plus claire ce qui était déjà présent dans la terminologie latine. De même, au moment de la communion, au lieu que le célébrant prononce la phrase “heureux les invités au repas du Seigneur” il dira : “ heureux les invités aux noces de l’agneau. “Ceci est plus qu’une nuance” souligne Brigitte Hibou, son adjointe “il s’agit de bien signifier que la communion à laquelle les fidèles sont invités est un avant goût du banquet éternel”.

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Accompagner le changement.

Cela va bousculer nos habitudes. Il va falloir suivre sur des livrets en attendant de savoir par coeur les nouveaux répons, s’habituer aux nouvelles paroles du prêtre. Pas de panique, des missels de poche ou livrets seront disponibles lors des célébrations pour accompagner les fidèles. “Chaque paroisse veillera à choisir des supports pour accompagner la transition vers de nouvelles habitudes”, explique le père Franck Viel. 

Former à l’intelligence de la liturgie eucharistique.

Une occasion pour chacun de se remettre un peu en cause et de réfléchir à ce qu’on dit peut-être un peu machinalement pendant la messe. Ces changements veulent être des ajustements pédagogiques et bénéfiques à l’approfondissement de la foi. Un moyen d’habiter notre coeur différemment. Un changement comme une opportunité à saisir pour entrer plus profondément dans ce grand mystère qu’est la messe.

Valérie Fourtané

Pour aller plus loin :

Site de la liturgie catholique

Livres :
Découvrir la nouvelle traduction du missel romain (association épiscopale liturgique pour le pays francophones) – AELF – Magnificat – Mame

Missel des dimanches – Chez les différents éditeurs

Podcasts de l’émission Eglise en Mayenne – Radio Fidélité Mayenne