Et si un jour, on n’avait plus de vie paroissiale ? Et si un jour on ne pouvait plus faire le catéchisme, chauffer l’église, avoir un lieu de rencontre, parler avec un prêtre ? Que ferions-nous ? En ces temps de questionnement sur l’avenir de l’Eglise fragilisée par une actualité bouleversante, l’histoire de notre foi continue. Elle passe aussi par notre participation financière.

C’est toujours la même question, et ce sont toujours les mêmes réponses … Comment soutenir la mission des prêtres et celle des laïcs, assumer les frais de fonctionnement de nos bâtiments d’accueil ou des églises paroissiales construites après 1905, notre sanctuaire de Pontmain, former les laïcs, etc, si ce n’est en apportant notre participation financière à la vie de l’Eglise.
Faut-il le rappeler ? L’Eglise ne perçoit pas de subventions. C’est par le don des fidèles, que l’on peut rémunérer les prêtres, salarier des laïcs en mission, accompagner chaque chrétien dans sa vie, faire vivre nos communautés paroissiales. 

Chaque don compte, petit ou grand. Il est non seulement une contribution volontaire, une adhésion à la grande famille de l’Église, un geste de confiance et de communion.

Quatre questions à Arnaud TRUBERT

Arnaud Trubert, économe diocésain s’explique sur le denier

Comment évoluent les finances du diocèse depuis que vous êtes en responsabilité ?

Depuis 2017, les comptes sont revenus à l’équilibre. Le déficit de fonctionnement du Diocèse (de l’ordre de 450 000 €) demeure compensé par des dons exceptionnels (legs). Le budget du diocèse s’élève à 4,8 M d’€ (dont 44% pour les paroisses). En quelques années, à tous les niveaux, des efforts conséquents ont été faits. Les paroisses ont pris sur leur nécessaire pour diminuer de 30 % leurs dépenses de fonctionnement.  C’est une démarche collégiale forte, accomplie par tous les responsables pour faire des économies et équilibrer nos comptes. Au niveau du diocèse, nous rassemblons nos services et nous nous séparons des lieux trop peu occupés. Exemples : la maison paroissiale de Mézangers vendue cette années, celle de Soulgé-sur-Ouette, il y a deux ans ). Nous voulons utiliser au mieux nos ressources pour accueillir largement les gens qui demandent un accompagnement ou un service à l’Eglise, à commencer par ceux qui ont peu de moyens.
Nous avançons tous en confiance mais conscients de la fragilité de nos ressources. Comme économe, je suis marqué par le sérieux, l’engagement et l’unité du diocèse dans cet effort.

Où en est-on de la collecte du Denier pour 2021 ?

Le mois de décembre est toujours déterminant avec plus de 25% du total collecté : c’est le moment où les ménages font le point sur leurs possibilités à donner, sur leurs dons déjà faits dans l’année et sur leur capacité à répondre aux appels. La collecte 2020 s’est élevée à 1 260 000 €

Nous savons les Mayennais généreux, mais la crise sanitaire avec ses conséquences sociales, les hausses brutales des énergies, du carburant et de l’alimentation ont touché beaucoup de personnes dans de nombreux domaines d’activité. Nous n’ignorons pas non plus les faibles revenus et retraites des agriculteurs … Notre collecte annuelle a pris du retard certes, mais avec la générosité des uns et des autres, nous espérons encore pouvoir équilibrer nos comptes. AU 1er décembre, il restait 300 000 € à collecter.

C’est-à-dire que vous lancez un appel à tous ?

Oui ! Comme vous le savez, l’Église ne bénéficie d’aucune subvention ni de l’État ni du Vatican. Chaque don est précieux !… Il s’agit bien d’aider l’Église, pas uniquement quand je lui demande un service, mais tout simplement parce que je souhaite qu’elle vive et qu’elle dure. Merci à tous nos donateurs.

A quoi sert le Denier ? 

L’Eglise ne bénéficie d’aucune subvention ni de l’État ni du Vatican. Chaque don est précieux. Il s’agit bien d’aider l’Eglise, pour qu’elle vive et dure.
Le Denier permet à l’Église d’accomplir sa mission : annoncer la parole de Dieu, célébrer et être présent dans les grands moments de la vie (baptêmes, mariages, obsèques...), servir et accueillir tous ceux qui frappent à la porte.
Il permet de rémunérer les prêtres, les salariés (31 salariés, soit 23 équivalents temps plein), d’assurer la prise en charge des cotisations obligatoires d’assurance maladie et vieillesse et ussi de payer les charges des bâtiments religieux (chauffage, électricité etc).a

Les évêques ont décidé à Lourdes de constituer un fonds d’indemnisation des victimes d’abus. Comment le diocèse de Laval participe-t-il à ce financement ? 

Aucun don reçu pour le Denier de l’Eglise ne l’alimentera. Depuis 1924, en Mayenne, il existe un syndicat ecclésiastique (association loi 1901) dont la vocation est de soutenir les prêtres dans leur ministère, y compris pour les préjudices portés ou subis. Le 1er décembre 2021, les membres de ce syndicat ont décidé de consacrer une partie des fonds rassemblés depuis 1924 pour abonder le fonds d’indemnisation. C’est solidaire et responsable. La conférence des évêques voulant rassembler 20 M d’€, au prorata de la Mayenne, le syndicat ecclésiastique projette d’abonder au fonds à hauteur de 100 000 €.

Arnaud TRUBERT, économe diocésain

Les chiffres du denier

Le Denier représente 30% des ressources de fonctionnement du diocèse.
En 2020 :
– 1 260 000  € collectés.
– 5 606 foyers donateurs.

Rapporté aux 133 000 foyers mayennais, cela représente 4%, (sachant que plus de 50 % des Mayennais se disent catholiques).
– Don moyen : 224 €. 

En 2021 :
– Pour finir l’année sur les bases de l’année 2020, il restait à collecter 300 000 € au 1er décembre.

BON À SAVOIR : Pour les foyers qui paient des impôts, la fiscalité est passée de 66% à 75%, dans la limite d’un don de 554 €.