Le communiqué envoyé à la presse le 27 novembre est le fruit d’une réflexion menée jeudi après-midi avec les curés-doyens. J’ai apprécié le sens pastoral de tous et le souci que chacun porte de ses frères prêtres, dont le cœur est déchiré devant la douloureuse situation pastorale qui est la nôtre.

Nous entrons dans le temps de l’Avent, le temps du grand désir : désir d’un monde plus juste où chacun a sa place, désir de la paix et de la présence du Prince de la paix, en nous, dans nos familles, dans nos communautés, dans notre société.

Le cœur de chacun de nous peut se modeler comme une crèche pour accueillir la présence du Dieu vivant en lui. La fête de Noël n’en sera que plus belle !… J’encourage tous les catholiques à profiter de l’Avent pour faire un geste concret de partage et de solidarité avec les plus démunis. C’est le sens profond de la communion eucharistique qui nous manque, quand nous ne pouvons pas la célébrer dans des belles assemblées qui nous rassemblent nombreux et pleins d’espérance.

Dans nos paroisses, ce temps du désir peut être vécu de diverses façons : dans la situation
exceptionnelle que nous vivons, gardons-nous de nous juger les uns les autres, encore moins de désespérer de notre société. Certains continuent de vivre le confinement en regardant la messe à la télévision, sur internet ou en l’écoutant à la radio. D’autres vont pouvoir la vivre dans des assemblées… Ce que nous avons vécu durant le premier confinement et depuis le début du second reste possible, y compris, au jugement des pasteurs la possibilité de communier en dehors de la messe.

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. […] un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix ». » (Is 9, 1.5) En effet, « Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » (Jn 3, 17).

Vivons le mieux possible ces semaines de préparation à l’avènement du Christ en nous et parmi nous ! Attendons avec confiance la Lumière nouvelle et soyons-en les témoins au coeur de notre monde !

Je vous souhaite un beau chemin vers Noël et vous redis l’assurance de ma prière fidèle.

Fait à Laval le 27 novembre 2020

+ Thierry Scherrer
Évêque de Laval