Noël revient avec ses illuminations de rue et la joie des fêtes familiales. C’est un temps attendu où l’on se prend tout à coup à espérer un monde meilleur, un monde que ne viennent plus assombrir les folies meurtrières des hommes, un monde où les pauvres et les petits ont toute leur place, un monde réconcilié dans la puissance de l’amour et de la fraternité.

Tous ceux qui partagent de près ou de loin la foi des chrétiens savent que ce monde de fraternité et de paix n’est pas un rêve inatteignable, une sorte de promesse illusoire. Ce monde, en réalité, nous est déjà donné dans l’Enfant de la crèche. Le nouveau-né de Bethléem est fragile à l’extrême ; il a la vulnérabilité des tout-petits, de ceux qui ne disposent d’aucun moyen pour se prémunir contre les menaces et les dangers. Mais dans cette fragilité même, il porte en lui la puissance de l’amour, de cet amour fou que Dieu veut déposer dans le cœur de tout homme. À Noël, Jésus vient nous redire que notre existence a du prix parce que chaque être humain est voulu et aimé pour lui-même.

Accueillir ce don, c’est offrir à notre tour le signe de la douceur et de la tendresse de Dieu. Dans la violence de nos villes, de nos quartiers, de nos milieux de travail, au cœur de nos familles en attente de pardon et de réconciliation, soyons les témoins inlassables de la paix que nous apporte Jésus. Noël, c’est un appel à vivre la fraternité, ce sont tous ces gestes de tendresse, de solidarité et de partage que nous sommes appelés à multiplier à l’adresse de nos frères et sœurs les plus pauvres.

N’ayons pas peur de Dieu. Il nous donne son amour, il nous donne sa vie. C’est cela, la bonne nouvelle de Noël !

À tous, je souhaite un Noël plein d’espérance et vous présente mes vœux les plus fervents pour la nouvelle année.

 Mgr Thierry Scherrer
Évêque de Laval