Maxime, bien connu maintenant des paroissiens de Ste Bernadette, va être baptisé le dimanche 31 mai. Il a bien voulu témoigner pour nous de son beau parcours de foi. Merci beaucoup, Maxime ! La paroisse pense bien à toi ! Elle prie de tout coeur avec toi.

 

J’ai 27 ans, je suis né au Mans, mais mes parents se sont installés en Vendée en 1996 et je me sens plutôt vendéen. Comme bien des jeunes de ma génération, j’ai mis un peu de temps avant de trouver ma voie professionnelle. Après avoir été bachelor en alternance comme chargé de clientèle dans une banque, j’ai souhaité trouver un métier au contact des gens, pour me mettre au service des autres. Je me suis alors orienté vers les missions de sécurité, d’abord dans la police et main-tenant dans la Gendarmerie nationale dans laquelle je me suis bien épanoui. Au quotidien, comme gendarme à la brigade de proximité de Grez en Bouère, j’ai le sentiment d’être vraiment utile et d’aider mes concitoyens. Je suis fier de servir dans ce grand corps. Je me sens pleinement acteur de ma vie.

 

Mes parents m’ont vraiment aidé à me construire, sans chercher à m’influencer. Mon père a gravi tous les échelons dans la banque avant de devenir analyste expert. Il m’a transmis son goût de la rigueur, de la réflexion, du souci du détail, du travail bien fait. Ma mère était infirmière libérale, aujourd’hui à la retraite. Elle avait de très longues journées, commençant parfois à 5 heures du matin pour terminer à 21 heures. Je crois qu’elle m’a donné le sens de la vocation et l’envie de travailler pour les autres. Vous voyez, j’ai beaucoup d’admiration pour mes parents (rire) !

Cette année va être magnifique et riche en émotions : outre mon baptême, nous allons nous marier, Naomi et moi en septembre. Elle est médecin généraliste et terminera son internat l’an prochain. Elle souhaite ensuite exercer dans un cabinet médical.

 

Ma famille n’était pas pratiquante. Au début de mon adolescence, je me suis souvent demandé pourquoi je n’étais pas baptisé comme mon grand frère. À cette question, mes parents qui sont baptisés, m’ont répondu que ce choix devait me revenir à l’âge adulte. J’ai donc commencé à me questionner sur la présence de Dieu dans ma vie.

Ce qui m’a poussé à demander le baptême ? Un cheminement progressif depuis ma petite enfance. Mes premières interrogations remontent à l’âge d’environ 6 ans. Je me souviens en particulier d’un jour où je courais dans un champ. Sans comprendre pourquoi ni comment, je me suis mis à courir de plus en plus vite sans savoir mon but. J’ai eu une sorte d’inspiration, une pensée profonde. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose de plus grand, une force qui me regardait du ciel. Sans pouvoir expliquer ou mettre un mot sur ce qui me dépassait, je prenais conscience de l’existence de Dieu.

Au fil du temps, j’ai senti au fond de moi que Dieu m’accompagnait et m’épaulait. Mais cela n’a pas toujours été facile. Je me suis souvent heurté à de l’indifférence, parfois même à des moqueries ou à du dédain.

 

La foi s’est précisée en moi vers la fin de mon adolescence, à la suite du décès de mon grand-père maternel. Je n’avais pas eu la force de lui dire que je l’aimais avant son dernier voyage. Ce regret m’a naturellement amené à prier pour lui. J’étais persuadé qu’il pouvait m’écouter et me soutenir de là où il est. C’est ainsi que j’ai commencé à croire en l’existence d’une vie après la mort. Quelques années après, au début de l’âge adulte, j’ai pu dire adieu à ma grand-mère maternelle. Elle était très croyante. À son départ j’ai ressenti en moi comme une force. J’ai le sentiment qu’elle m’a transmis un lien, celui de la Foi. Depuis, je prie pour elle aussi et je sais qu’elle veille sur moi.

Plus tard, la formation professionnelle exigeante en école de Gendarmerie, l’éloignement avec mes proches m’ont poussé à prier plus souvent pour me ressourcer, pour garder courage. Cette présence de Dieu dans mon coeur m’a été d’un précieux soutien pour me dépasser et donner le meilleur de moi-même. À ma sortie d’école, j’avais acquis le sens du service public. Je me sentais aussi en adéquation avec ma vocation d’aider mon prochain.

 

Pendant l’été 2018, j’ai décidé d’appeler le père Roblin pour lui demander le baptême. J’ai été accueilli chaleureusement et j’ai eu la chance de rencontrer de belles personnes. Je pense à tous mes accompagnateurs qui m’ont aidé, éclairé et guidé dans ma foi, en particulier à mon parrain Grégoire, en qui j’ai une grande confiance et aussi à ma marraine Myriam, envers qui je ressens beaucoup d’attachement.

Au fil des mois, j’ai pu constater en moi une profonde transformation et pour finir une véritable conversion.

Pour conclure, j’ai envie de remercier mes parents qui m’ont laissé le choix de demander le baptême : ils m’ont fait un cadeau d’adulte dès mon jeune âge ! Ce que je vis aujourd’hui est tellement magnifique !

Propos recueillis par Louis Dubourdieu
Paroisse Ste-Bernadette-de-Bellebranche.

Maxime sera baptisé à la Pentecôte par Mgr Thierry Scherrer, évêque de Laval