Les évêques de France ont tenu leur assemblée plénière d’automne à Lourdes du 2 au 8 novembre. Ce fut une semaine historique, grave et profonde. A l’instar des contenus et décisions que vous trouverez en intégralité  sur le site de l’Eglise de France, voici le témoignage vécu de l’intérieur par notre évêque Mgr Thierry Scherrer. 

“Je ne reviens pas le même de cette assemblée plénière”. C’est la première parole qu’a livrée notre évêque à son retour de Lourdes, sur Fidélité Mayenne. “ Ce fut une assemblée exceptionnelle par la gravité de l’actualité traitée et par les engagements que nous avions à prendre pour en valider la mise en oeuvre. 

Grave, aussi, par l’intensité des relations vécues entre nous les évêques, et avec tous les invités, laïcs, diacres… Ils étaient près de 600 sur l’ensemble des séquences de travail, pendant ces sept jours. Grave et douloureuse, et en même temps très collégiale, comme jamais nous n’avions perçu la collégialité épiscopale.

Sous le signe de la clameur, des victimes, des pauvres, de la terre…

Placée sous le signe de la clameur – clameur des victimes, clameur de la terre, clameur des pauvres – cette assemblée l’a été aussi sous le signe de l’Esprit Saint. Sa présence fut manifeste, puissante, tangible, témoigne encore Mgr Thierry Scherrer sur Fidélité Mayenne. Et cette présence a semblé bien nécessaire :  car il nous fallait rester libres dans nos décisions, malgré la pression médiatique, et surtout la pression des victimes tellement le fardeau qu’elles nous ont livré est lourd. Maintenant, continue Mgr Scherrer nous le portons avec elles. Et nous avons décidé librement, par cette troisième pression qui elle aussi nous a aiguillonnés, et qui celle de l’Esprit Saint.

Nous étions à un kaïros, un tournant

Nous étions à un kaïros, un moment historique qu’il fallait honorer et ne pas manquer. Jamais la collégialité épiscopale a été aussi forte, dans une fraternité extraordinaire vécue aussi d’une manière singulière autour de Laudato Si’.” C’était en présence de 160 invités de tous les diocèses, des personnes en précarité, des jeunes engagés… De la Mayenne, s’étaient déplacés, Xavier Pujos et Philippe de Vaujuas pour Laudato Si’, et Christophe Pichon, théologien et représentant national de l ‘association Chemin d’espoir. Tout cela a donné un visage de l’Eglise vivant, humain, vrai. 

Retrouvez le contenu des décisions, les nombreux témoignages proposés dans les médias, et tous les reportages sur les sept jours d’assemblée, notamment celui sur la matinée du 6 novembre consacrée à un temps mémoriel et un temps pénitentiel préparés avec des personnes victimes, sur le site de l’Eglise catholique de France.

Découvrir  le webzine Tout est lié” pour mieux comprendre Laudato Si’, l’écologie intégrale  et  le contenu des echanges  de Lourdes.

Véronique LARAT