Nous avons prié pour eux, particulièrement pour Sœur Agnès Bordeau, d’origine mayennaise : les otages en Haïti ont été libérés dans la nuit du 29 au 30 avril, le dernier jour de la neuvaine lancée par les Evêques de la province de l’Ouest. Dans un entretien au journal La Croix, Sr Agnès raconte ses conditions de détention, vécues dans la souffrance mais aussi dans la foi.

Vingt jours vécus dans la foi

Leur détention aura duré vingt jours : vingt jours dans des conditions matérielles difficiles et sans nouvelles de l’extérieur. Vingt journées d’épreuve, vécues aussi dans la foi : « Entre otages, nous avons décidé de nous appeler le groupe de Béthanie » raconte Sr Agnès, faisant référence à ce village des amis de Jésus, Marie, Marthe et Lazare, dont le Christ a partagé la vie et les épreuves. Elle raconte aussi la vie de prière, la Bible lue ensemble, le chapelet récité chaque soir dans le noir puis à la lumière d’une bougie donnée par les geôliers, le soutien mutuel…

 

« Je n’ai pas haine dans mon cœur pour eux »

Sr Agnès confie également à propos de ses ravisseurs : « Je n’ai pas de haine dans mon cœur pour eux », expliquant avoir été toujours respectée malgré les conditions difficiles de détention, ajoutant prier pour chacun d’eux.

Don Pierre-Antoine, curé de la cathédrale et neveu de Sœur Agnès, a pu nous donner quelques nouvelles de sa tante. A l’heure actuelle, elle se repose. Elle a pu échanger avec quelques membres de sa famille ; étant donné le nombre important de neveux et nièces, une solide organisation s’est mise en place afin de ne pas multiplier les coups de fil. La communion d’affection et de prière, nous a-t-il expliqué, a été très forte ; la joie aujourd’hui est proportionnée à l’immense inquiétude vécue ces dernières semaines. « J’en profite par ailleurs », a rajouté Don Pierre-Antoine, « pour remercier tous les diocésains qui ont prié pour Sr Agnès. Elle s’est sentie très portée durant tous ces évènements ».

Dans notre diocèse, nous avons été nombreux à nous unir dans la prière pour Sr Agnès et tous les otages. Que notre action de grâce monte à présent suite à l’heureuse nouvelle de leur libération ; continuons surtout à implorer le Seigneur pour la paix en Haïti.

Retrouvez l’article de Christophe Henning et Youna Rivallain dans le journal La Croix (30/04/2021),  en suivant ce lien.

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