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En remontant la nef, les titres de Marie reprennent ceux des litanies. Sur fond de mosaïque de verre rouge sombre et orangé, on remarque une couronne jaune d’or sur chaque vitrail pour représenter Marie en tant que Reine.

Par le 1er vitrail, une douce musique s’élève : la harpe, le violon et la clarinette éveillent la basilique consacrée à la Vierge. Elle est devenue Cause de notre joie en acceptant d’être la mère du Fils de Dieu.

Sur le 2ème vitrail, nous voyons Marie, Étoile du matin, jaune comme un soleil dans l’azur d’un jour nouveau. Couronnée, elle est reine guidant les hommes de bonne volonté.

Le 3ème vitrail illustre Marie, Santé des malades, chaque malade porte sa douleur à la suite de Jésus dont la Croix est victorieuse. Par elle la vie jaillit comme renaît la nature sous un soleil radieux.

Le 4ème vitrail met en transparence et grisaille deux mains aux doigts perclus de douleur suppliant avec ferveur : Marie est Asile des pêcheurs.

Le 5ème vitrail expose une ancre solide où s’entremêlent les fleurs printanières. Voilà la confiance inébranlable des chrétiens en la mère de Jésus. Quand leur barque est prête à sombrer, Marie, Consolation des désespérés, accueille tous les hommes.

Le 6ème vitrail célèbre l’Ave Maria. Par chaque grain du chapelet, chaque dizaine méditée des mystères divins, cette Reine est Secours des chrétiens. Elle redit comme à Pontmain : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps, mon Fils se laisse toucher »

 

 

 

 

 

En savoir plus

Lors de la 2ème guerre mondiale, tous les vitraux de la basilique furent détruits. Un programme de nouveaux vitraux est décidé en 1945. Dessinés par Max Ingrand, les vitraux de ND d’Avesnières se caractérisent par la précision du dessin, net et géométrique, une grisaille expressive et discrète mise en valeur par des couleurs bien tranchées et vives. Jaune, rouge bleu, vert donnent, par leur lumière intense, une nouvelle jeunesse rayonnante à cette église romane, rendant joyeuse son atmosphère intime.

Max Ingrand, (1908-1969) est l’un des maîtres verriers français les plus célèbres du XXe siècle. Après ses études à l’École nationale des arts décoratifs, il entre en 1927 dans l’atelier de Jacques Gruber. Il participe au projet des verrières de la nef de Notre-Dame de Paris en 1937. Mobilisé en 1939, il reste prisonnier en Allemagne durant 5 ans. A son retour, il devient l’un des verriers les plus actifs de la reconstruction. Il réalise des chantiers prestigieux : cathédrales de Rouen, de Beauvais, de Saint-Malo, de Strasbourg. Au milieu des années cinquante, sa notoriété lui vaut des commandes importantes aux États-Unis, au Canada et en Amérique du sud.

Il meurt brutalement en 1969. Dans notre région, Max Ingrand a restauré énormément de vitraux détruits, réalisant beaucoup de créations sous forme de programmes, autour d’un thème comme ici à Avesnières. En 1952, le thème marial est choisi avec les litanies de la Vierge de chaque côté de la nef et celui des évangélistes pour le haut du chœur.