La société de consommation, fondée sur l’image, produit des idoles, des stars. Que de différences entre elle et les saints ! La star brille, le saint illumine. Les deux attirent, mais ils ne rayonnent pas de la même manière. Alors que la star éclaire d’elle-même, le saint renvoie à une autre lumière. L’une attire la lumière sur elle-même ; l’autre sur le Christ qu’il veut suivre. La star peut en arriver à prendre la place de Dieu, alors que le saint n’existe que pour conduire plus loin, jusqu’à Dieu. Mais la grande différence vient surtout de leur vie elle-même. Les saints et les saintes prêchent par l’exemple. Ils sont traversés par l’amour, comme la lumière passe à travers le vitrail pour se répandre partout.

« Nous confondons aussi facilement la sainteté avec l’héroïsme : nous voulons être des héros, c’est-à-dire assurer le triomphe des forces physiques ou des forces intellectuelles, en tout état de cause des forces humaines et naturelles. Dans le combat, le héros, c’est celui qui arrive à vaincre ; le saint, c’est celui qui laisse triompher Dieu en lui. »

Jacques GAUTHIER, Devenir saint. Petit mode d’emploi, Paris, Editions de l’Emmanuel, 2020, 117 pages, qui cite, dans le deuxième paragraphe : Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, Ton amour a grandi avec moi, Toulouse, Editions du Carmel, 1999, p.69.