Education de la Vierge

Les grandes orgues, 1852

Cavaillé-Coll.

Glossaire

Les grandes orgues  « Éveille-toi, orgue, instrument sacré, entonne la louange de Dieu, notre Créateur et notre Père ! » (Prière de bénédiction de l’orgue.)

Cavaillé-Col est un facteur d’orgue né le 4 février 1811 à Montpellier et mort le 13 octobre 1899 à Paris. Il est considéré comme l’un des plus importants facteurs d’orgue du XIXe siècle. Avec l’aide de son père et de son frère, il construit des orgues innovants de nombreuses églises à Paris, (St Denis), en province et dans le monde entier.

Auguste Fauchard (1881-1957) chanoine, titulaire de l’orgue Cavaillé-Coll de la cathédrale de Laval, fut un organiste et compositeur de premier plan au XXe siècle. Un enregistrement récent de ses œuvres a fait sortir de l’ombre sa musique clairement apparentée à celle de son maître, Louis Vierne.

Emmanuel Hocdé : né en 1970 à Château-Gontier en Mayenne. Il étudie l’orgue au Conservatoire National de Région de St-Maur-des-Fossés, puis au Conservatoire National de Région de Lyon (Premier Prix). Enfin au Conservatoire de Musique de Paris en 1992 où il remporte un Premier Prix d’orgue et un Premier Prix de basse continue.

Aujourd’hui titulaire de l’orgue de la cathédrale depuis 2014, Emmanuel Hocdé a enregistré plusieurs CD dont celui de la 4ème symphonie du lavallois Auguste Fauchard aux éditions Hortus.

Le buffet dorgue est la partie visible de l’orgue, structure de menuiserie dans laquelle sont placés les tuyaux et les sommiers de l’orgue. Il sert à cacher et à protéger l’intérieur de l’orgue, et fait aussi fonction de porte-voix et de résonateur.

Console : La console est comme un bureau où l’organiste s’assoit pour jouer face à un ou plusieurs claviers. Elle comporte aussi un pédalier, clavier actionné par les pieds. Les consoles présentent des tirants de registre qui servent à sélectionner les jeux.

Jeu d’orgue : Série de tuyaux qui donnent le même timbre. Chaque jeu représente l’équivalent d’un instrument de musique : les tuyaux d’un même jeu sont fabriqués avec le même matériau et sont de la même forme. Leurs dimensions sont harmonieusement proportionnées. Les grands tuyaux ont les sons les plus graves et les plus petits des sons aigus.

On nomme un jeu par son timbre et par la taille du plus grand tuyau qui se mesure en pieds. Les sonorités d’un orgue sont multiples grâce aux nombreuses combinaisons possibles des jeux.

Flûtes harmoniques : Développé et inventé par Cavaillé-Coll, le jeu de Flûte harmonique est caractéristique de l’orgue romantique. Il rappelle par sa sonorité la flûte traversière.

Jeux gambés : Cette famille de jeux imite le mordant et la douceur des instruments à cordes.

Jean-Philippe Ory : Est titulaire ajoint de l’orgue et l’auteur du texte.

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Les grandes orgues

En 1852, l’abbé Davost, curé de la Cathédrale, lance une souscription pour l’achat d’un nouvel orgue. Le marché est confié au célèbre facteur d’orgue Aristide Cavaillé-Coll qui construit un instrument de deux claviers manuels et un pédalier.

Le buffet constitue la première réalisation connue d’un modèle qu’il utilisera de nombreuses fois. La partie instrumentale est notamment composée des flûtes harmoniques que Cavaillé-Coll est si fier d’avoir inventées et qui, comme les jeux gambés introduisent à l’orgue les sonorités de l’orchestre.

La grande nouveauté réside également dans la machine pneumatique Barker qui rend les claviers accouplés faciles à toucher.

La partie instrumentale est retouchée en 1870 et 1893 par Cavaillé-Coll puis au début du 20e siècle par le chanoine Auguste Fauchard, alors titulaire de l’orgue, et le facteur d’orgues nantais Georges Gloton.

Devenu injouable en 1976 après la sécheresse, l’instrument est restauré par le facteur d’orgues nantais Jean Renaud, qui choisit de revenir au plus près de l’esthétique romantique initiale.

L’orgue qui a été classé monument historique en 2001 comporte aujourd’hui 26 jeux. De dimension modeste par rapport aux grands instruments d’Aristide Cavaill-Coll, comme à Notre-Dame de Paris par exemple, la qualité de ses sonorités reste encore aujourd’hui exceptionnelle et son volume sonore remplit parfaitement la nef de la Cathédrale.

Écoutez un extrait de la 3° symphonie dite Mariale d’Auguste Fauchard et interprété par Emmanuel Hocdé.