Le Carême

Un temps pour se tourner vers Dieu

Le temps du Carême revêt pour les catholiques une intensité particulière. Du mercredi 6 mars, jusqu’à Pâques, le 21 avril, nous sommes invités à vivre ces 40 jours en lien avec notre communauté paroissiale. Voici quelques articles pour vous aider à cheminer…

11 journées du Pardon dans tout le département

Les chrétiens sont invités à vivre une vraie démarche de réconciliation dans le sacrement du pardon. Cette année onze journées sont proposées dans neuf églises de la Mayenne, pour bien se préparer en communauté, et recevoir l’absolution individuelle auprès d’un prêtre. Il y en aura bien une près de chez vous !

Entre le nord et le Sud, l'Ouest et l'Est, vous trouverez une proposition...

Samedi 23 mars  de 9 h 15 à 11 h

Enfants de St-Matthieu-sur-Mayenne et de St-Bernard-de-Clermont en l’église de St-Ouen-des-Toits

 

Vendredi 29 mars de 19 h 45 à 21 h

Adultes de St Matthieu sur Mayenne et de St Bernard de Clermont en l’église d’Andouillé

 

Samedi 6 avril de 9 h à 17 h 30

Journée du Pardon  Laval en l’église de Notre-Dame des Cordeliers  en présence des reliques de Sainte Bernadette.  Laudes à 9 h  – Vêpres à 17 h 30

 

Samedi 6 avril de 9 h 30 à 12 h

en la basilique Notre-Dame de l’Epine à Evron

 

Samedi 6 avril  de 14 h à 15 h

Enfants 15 h 15 – 16 h 30 jeunes et adultes –
en la Basilique  Notre-Dame des Miracles à Mayenne

 

Samedi 6 avril  à 14 h 30

en l’église de Meslay du Maine

 

Samedi 6 avril adultes et confirmands  de 14 h à 18 h 30

en l’église de Craon

 

Samedi 6 avril  de 14 h 30 à 16 h 30

en l’église de Villaines –la-Juhel

 

Dimanche 7 avril à 15 h 30

en la Basilique de Pontmain

 

Mardi 9 avril  à 20 h 30

en l’église de Bais

 

Samedi 13 avril de 9 h à 12 h

en l’église St Rémi de Château-Gontier

Le confessionnal n’est pas une teinturerie...

Vous hésitez à recevoir le pardon du Seigneur dans le sacrement de la réconciliation. Qui nous témoignera de sa tendresse et de sa miséricorde, si ce n’est dans les paroles du prêtre, dans le sacrement du pardon ? Ce texte de Pape François peut nous aider à passer le cap : “Le confessionnal n’est pas une teinturerie qui ôte les taches de péchés, ni une “séance de torture” où l’on inflige des coups. C’est la rencontre avec Jésus au cours de laquelle on touche du doigt sa tendresse. Il faut s’approcher du sacrement sans tromperies ni demi-vérités, avec douceur et joie, confiants et armés de la “vertu de l’humble” qui nous fait reconnaître pêcheurs.”

Des vidéos pour vivre le pardon et le carême

Quelques vidéos, parfois légères pour nous faire comprendre l’importance du sacrement du pardon, de la réconciliation et le carême.

Voir les vidéos

Qu’est-ce que le carême ?

On appelle « carême » la période de quarante jours réservée à la préparation de Pâques et c’est aussi la période marquée par l’ultime préparation des catéchumènes qui doivent recevoir le baptême le jour de Pâques, des pénitents à la réconciliation, du temps de prière et de partage pour tout le peuple chrétien. C’est comme si l’Eglise proposait à ses fidèles de vivre collectivement une retraite spirituelle pour arriver aux grandes et belles célébrations de Pâques : la résurrection.

QU’EST-CE QUE LA PENITENCE ?

Pénitence signifie « conversion » ou « un changement d’esprit » du pécheur. Elle désigne un ensemble d’actes intérieurs et extérieurs en vue de la réparation du péché commis. L’Eglise nous invite à faire du Carême un temps de retraite spirituelle. La méditation et la prière sont des moyens simples et faciles à vivre pour la conversion.

QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES D’UN CARÊME ?

He oui, le carême a des conséquences et la principale est la conversion personnelle, c’est à dire, un retournement à 180° de ma vie : laisser Dieu m’habiter et vivre en moi et faire la Volonté du Père.  

QU’EST-CE QUE LA CONVERSION ?

Se convertir veut dire se réconcilier avec Dieu et rétablir la relation d’amitié avec le Créateur. Cela suppose de reconnaître ses péchés, ses manquements à la volonté de Dieu. Une fois rétabli dans la grâce, je dois prendre la résolution de changer de l’intérieur (dans les attitudes) de tout ce qui ne plaît pas à Dieu.

Les conférences de Carême

Rencontres avec des  témoins qui viennent nous dire leur expérience autour de différents thèmes. C’est ouvert à tous, à tous les curieux de découvertes surprenantes et joyeuses !

Cliquez sur l’image pour découvrir le programme et le lieu !

Horaires des messes du Carême

 

Retrouvez tous les horaires des célébrations du Carême et de la Semaine Sainte en Mayenne sur Messesinfo.

 

Le Carême 2019 est là.
Le CCFD – Terre Solidaire aussi.

Il vous invite cette année à « vaincre la faim », en devant semeur de solidarité. Tout un nouveau programme à mettre en oeuvre en urgence !

Des outils pédagogiques, d'animation et tout plein de bonnes idées...

Pour la vie de votre paroisse et de votre cité, une panoplie d’outils d’animation est à votre disposition, soit à la permanence, soit directement dans les paroisses. Elle reprend la structure de ses dernières années, à savoir :  

Une brochure de Carême : dense et complète, avec ses ressources en animation et en réflexion. Destinée aux animateurs potentiels, elle ravira celles et ceux qui veulent approfondir le thème proposé.

Un livret spirituel pour vous accompagner chaque dimanche de carême. C’est un livret léger, au contenu profond, à garder avec soi pour cheminer pendant le carême.

Un livret de parcours de Carême. Très accessible, il a été créé pour être partagé avec tous les membres de vos assemblées paroissiales, comme support d’animation et/ou de liturgie

Un site pour avoir encore plus d’information sur les outils pédagogiques mis à votre disposition.

Méditer avec Charles de Foucauld

Le carême est le temps où l’on se tourne vers Dieu. Il nous appelle à le connaître, à le reconnaître. La prière est un bel outil de communication avec Dieu. En voici une !

 

Seigneur mon Dieu...

Il faut passer par le désert et y séjourner pour recevoir la Grâce de Dieu ; c’est là qu’on se vide, qu’on chasse de soi tout ce qui n’est pas Dieu et qu’on vide complètement cette petite maison de notre âme pour laisser toute la place à Dieu seul.

C’est indispensable… C’est un temps de grâce, c’est une période par laquelle toute âme qui veut porter des fruits doit nécessairement passer. Il lui faut ce silence, ce recueillement, cet oubli de tout le créé, au milieu desquels Dieu établit son règne et forme en elle l’esprit intérieur.

Si cette vie intérieure est nulle, il y aura beau avoir du zèle, de bonnes intentions, beaucoup de travail, les fruits sont nuls: c’est une source qui voudrait donner de la sainteté aux autres, mais qui ne peut, ne l’ayant pas: on ne donne que ce qu’on a et c’est dans la solitude, dans cette vie, seul avec Dieu seul, dans ce recueillement profond de l’âme qui oublie tout le créé pour vivre seule en union avec Dieu, que Dieu se donne tout entier à celui qui se donne ainsi tout entier à Lui.

Notre Seigneur n’en n’avait pas besoin mais il a voulu nous donner l’exemple.

Rendez à Dieu ce qui est à Dieu.

Méditation du Bienheureux Charles de Foucauld

Comment vivre le carême concrètement ?

Durant le temps du Carême, pour nous préparer à la fête de Pâques, nous sommes invités à entrer dans le combat spirituel à la suite de Jésus : prier avec lui, jeûner avec lui, partager avec nos frères avec lui. Comme Jésus au désert a résisté à Satan par trois fois, nous aussi nous pouvons être vainqueurs des trois tentations de l’oralité, du pouvoir et de nier nos limites humaines, en écoutant et méditant la Parole de Dieu de chaque jour, qui est très riche en ce temps liturgique du Carême.

Des pistes à mettre en oeuvre, concrètement

La prière

Nous devons prendre le temps, dans une vie agitée, de nous recueillir. Prier à l’image de Jésus qui savait prendre du temps, échappant à la foule pour la mieux retrouver après son dialogue avec le Père. En méditant la Parole dans le silence, en éteignant la télévision ou la radio, en évitant d’être trop dépendant des smartphones, nous acceptons chaque jour de nous mettre quelques minutes devant le Seigneur pour nous laisser saisir par Lui. Essayons donc de faire silence en nos vies, de sortir de la superficialité de certains emplois du temps pour donner priorité à l’Essentiel.

Le jeûne

L’ascèse est une réalité qui nous fait peur. Nous n’avons pas l’habitude de nous priver même si, aujourd’hui chez nous, beaucoup de nos concitoyens vivent dans des conditions précaires et connaissent l’inquiétude du lendemain. Certes, l’Eglise nous rappelle certains actes pénitentiels significatifs : manger moins chaque vendredi ; jeûner (au moins pour un repas) le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint ; maîtriser nos instincts.
Mais surtout, elle attire notre attention sur l’importance de notre style de vie. S’inspire-t-il du Christ et des encouragements de l’Eglise ou bien, sous prétexte de modernité, s’inspire-t-il des complicités subtiles avec la mode, les mondanités et le péché ? Avec tous nos frères chrétiens, mais aussi avec tous ceux qui souffrent de la faim, d’un manque de liberté ou de dignité, avec tous ceux pour qui la vie quotidienne est une ascèse imposée, entrons dans ce jeûne du Carême comme dans le bain d’une nouvelle naissance.

Le partage

Le but du jeûne n’est pas seulement la privation, mais le partage, l’aumône : ce que nous avons économisé, nous sommes invités à le donner à ceux qui jeûnent tous les jours, car ils n’ont pas de quoi s’acheter à manger. Ils sont des millions dans le monde et des milliers en France !
Arrachons de nos vies l’individualisme et l’inertie pour nous engager au service des plus déshérités que soi. Développons la solidarité à l’intérieur de nos communautés ou à travers des associations ou des mouvements qui s’emploient à rejoindre et à servir les personnes diversement fragilisées. N’oublions pas tous ceux et celles qui, dans le Tiers-monde, vivent dans des situations encore plus tragiques que chez nous, marqués par la malnutrition, le manque de soins médicaux, l’extrême pauvreté, quand ce n’est pas la violence aveugle ou le regroupement dans des camps de réfugiés où règnent misère et promiscuité.

La pénitence et la réconciliation

Ce temps du Carême ne sera véritablement conversion que si nous allons jusqu’à l’accueil du pardon du Seigneur dans le Sacrement de réconciliation. Ce sacrement reçu personnellement témoigne, pour la communauté chrétienne et pour tous les hommes marqués par l’échec et le péché, que le Dieu de Jésus-Christ ouvre largement Son pardon à tout homme de bonne volonté, qu’il n’y a pas d’échec définitif et que Dieu est plus grand que notre cœur.

Comment vivre le Carême avec Jésus ?

Vivre le Carême avec Jésus, c’est entendre son appel à la conversion et vivre avec lui la montée vers la Pâque, dans une attitude de courage et de confiance. Le Carême, comme l’Évangile nous le rappelle, n’est pas un temps de tristesse mais de renaissance et d’accueil de la Parole renouvelante de Dieu. Une Parole constante de vie et de victoire sur la mort.

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Le Carême sur Radio Fidélité

Fidélité Mayenne vous propose un certain nombre de rendez-vous : une méditation quotidienne de cinq minutes réalisée par les séminaristes de la communauté Saint-Martin (à 8h20 et à 13h50), les conférences depuis Notre-Dame-de-Paris le dimanche à 19h45 et le mercredi à 17h, les conférences des Dominicains de Bordeaux  le lundi à 21h et le jeudi à 14h. On attend une programmation spéciale pour vivre la Semaine sainte.

Une action de Carême pour tous : prier le chapelet en direct depuis les studios de la radio : il suffit d’appeler le 02 43 49 95 11 pour prévenir. C’est simple, facile, et aussi très sympathique !

Le Mercredi des Cendres

Le Mercredi des Cendres, premier jour du Carême, nous recevons le signe des cendres sur le front. “Ce rite, certes, insiste sur la réalité de notre finitude et de notre vulnérabilité de créatures : nous sommes poussière et retournerons en poussière. Mais nous sommes des poussières pleines d’espérance, car nous ne sommes pas les cendres d’un feu qui est mort : sous la cendre de notre humanité corruptible, couve un feu qui est l’Esprit Saint en personne, force d’amour indestructible et ferment de vie nouvelle qui transfigure déjà nos existences périssables”. Mgr Scherrer, Cendres 2017

Le rite des Cendres

« Demandons au Seigneur de bénir ces cendres dont nos fronts vont être marqués en signe de pénitence ». Au cours de la célébration, après l’écoute de la Parole, le prêtre invite les fidèles à la prière et bénit les cendres faites, en principe, des rameaux bénis au dimanche des Rameaux de l’année précédente.

Puis chacun reçoit sur la tête un peu de cendres tandis que le célébrant lui dit : « Convertissez-vous et croyez à l’évangile » (Marc 1, 15) ou « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » (Genèse 3, 19).

Même si les cendres sont imposées sur le front ou la tête qui est le siège de l’intelligence et de la pensée, c’est aussi le cœur qui est visé. Les paroles que le célébrant prononce, invitent le croyant à se rappeler sa fragilité, à s’interroger sur sa destinée, à se convertir, c’est-à-dire à remettre sa vie en conformité avec l’Evangile. C’est tout l’enjeu du Carême. C’est ce que nous rappelle la première lecture du mercredi des Cendres (Joël 2, 13) : « Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. ». Pour sa part saint Paul, invite le croyant, « au nom du Christ, […], à se laisser réconcilier avec Dieu, à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Dieu ».

Les cendres dans l’Ancien Testament

Se couvrir de cendres ou s’asseoir sur la cendre en signe de pénitence est une pratique souvent rapportée dans l’Ancien Testament. A la suite de la prédication de Jonas, le roi de Ninive s’assoit sur la cendre » (Jonas 3, 6). En 2 Samuel 13, 19, Tamar « prend de la cendre et s’en couvre la tête ». Le rite peut être un rite de pénitence mais aussi un rite de souffrance devant ce que l’on a vécu.

Le psaume 50.

Le psaume 50 qui fait partie de liturgie du Mercredi des Cendres,  exprime bien la démarche pénitentielle qui va marquer tout le carême Tout d’abord, il révèle l’attitude de Dieu : « ton amour », « ta grande miséricorde »… puis l’attitude de l’homme : « je connais mon péché », « ma faute », « mon offense ». On peut noter ensuite les demandes exprimées par la prière du pécheur : « efface mon péché », « lave-moi », « purifie-moi », « crée en moi », « renouvelle et raffermis », « ne me chasse pas », « ne reprends pas », « rends-moi », « ouvre mes lèvres ». Enfin, le pardon et la miséricorde de Dieu ouvrent un avenir : « ma bouche publiera ta louange ». Il s’agit bien de « vivre de la vie nouvelle à l’image de ton Fils ressuscité » (extrait d’une prière avant le rite de l’imposition des Cendres)

Retrouver l’article original de Dominique Cadet sur : http://www.liturgiecatholique.fr/Le-mercredi-des-cendres.html

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