Le Carême

Vous prendrez bien un peu de désert !

©stokio.com

Le temps du Carême revêt pour les catholiques une intensité particulière. Du mercredi 26 février, jusqu’à Pâques, le 12 avril, nous sommes invités à vivre ces 40 jours en lien avec notre communauté paroissiale. Voici quelques articles pour vous aider à cheminer…

Cette période importante pour la foi chrétienne nous rappelle les quarante années de traversée du désert par les Hébreux *, et les quarante jours de Jésus au désert **. Le mot Carême vient du latin ‘quadragesima’ qui signifie quarantaine. Que signifie prendre un peu de désert ?

C’est plus simple qu’on ne le pense

Dans une vie agitée ou si fortement préoccupée, cela peut paraître utopique ! Et pourtant, c’est plus simple qu’on ne le pense. Il est question de sortir de la superficialité de certains emplois du temps pour prioriser l’Essentiel. C’est régulièrement se mettre quelques minutes en présence du Seigneur, se donner le moyen du cœur à cœur avec Lui. C’est méditer un peu chaque jour l’Évangile dans le silence, en éteignant la télévision ou la radio, en évitant d’être trop dépendant du Smartphone ou autres écrans.

Vivre le jeûne, cette privation volontaire qui convertit le coeur

C’est aussi vivre le jeûne, si la santé le permet. Il nous aide à lutter contre le péché, à renoncer à toutes formes d’égoïsme et d’orgueil, pour nous rendre attentifs à notre prochain et vivre le partage. Le jeûne est privation volontaire de nourriture ; il s’applique encore à d’autres domaines : alcool, tabac, TV, ordinateur, jeux,  etc. Le but est la conversion du cœur pour le disposer à aimer vraiment et servir à la manière du Christ. Le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint sont jours de jeûne et de pénitence. Chaque vendredi de Carême est jour d’abstinence. Sans hésiter, prenons un peu de désert et la grâce de notre baptême s’en trouvera renouvelée à Pâques. 

Père Jean-Marie VERON
Curé des paroisses ND-du-Bignon et ND-de-Pontmain

*Nombres 14.1-45
** Mt 4, 1-11

Au Prieuré de la Cotellerie

 

 En venant adorer Jésus au Saint-Sacrement, et en veillant pendant ce temps de Carême, contribuez au renouvellement de l’Église et à l’éclosion de nouvelles vocations sacerdotales, religieuses et missionnaires. Vous en ressortirez remplis de paix et de joie profonde.

Après le Chemin de Croix de ce vendredi 13 mars, vers 21 h 30 : Adoration silencieuse jusqu’à 7h00 (Office du matin). Cette Adoration est ouverte à tous et assurée par des laïcs ; l’inscription peut se faire par courriel à crmr.communaute@la-cotellerie.com (avec possibilité de dormir ou de se reposer sur place) ou tel 02 43 66 43 53 ou par la porterie.

10 journées du Pardon dans tout le département

Les chrétiens sont invités à vivre une vraie démarche de réconciliation dans le sacrement du pardon. Cette année onze journées sont proposées dans neuf églises de la Mayenne, pour bien se préparer en communauté, et recevoir l’absolution individuelle auprès d’un prêtre. Il y en aura bien une près de chez vous !

Du nord au sud, d'est en ouest, vous trouverez une proposition...

Vendredi 27 mars  :
Soirée du pardon en l’église d’Andouillé, de 19h45 à 21h pour les paroisses Saint-Matthieu-sur-Mayenne et Saint-Bernard-de-Clermont, précédée de la messe à 19h.

Samedi 28 mars :
adultes et confirmands, après-midi à partir de 14 h en   l’église de Craon. 

Samedi 28 mars :
de 14 h 30 à 16 h en l’église de Villaines –la-Juhel.

Samedi 28 mars :
Journée du pardon Laval de 9h à 17h30 en l’église Notre-Dame-des-Cordeliers.

Dimanche 29 mars :
15h30 en la Basilique de Pontmain.

Mardi 31 mars :
20h30 en l’église de Bais.

Samedi 4 avril :
de 9h à 12h en l’église St-Rémi-de-Château-Gontier.

Samedi 4 avril :
14h en l’église de Meslay-du-Maine.

Samedi  4 avril :
9h30-12h en la basilique d’Evron.

Samedi 4 avril  :
de 14h à 15h pour les enfants et de 15h15 à 16h30 pour les jeunes et les adultes, en la Basilique Notre-Dame-des-Miracles à Mayenne.

Le confessionnal n’est pas une teinturerie...

Vous hésitez à recevoir le pardon du Seigneur dans le sacrement de la réconciliation. Qui nous témoignera de sa tendresse et de sa miséricorde, si ce n’est dans les paroles du prêtre, dans le sacrement du pardon ? Ce texte de Pape François peut nous aider à passer le cap : “Le confessionnal n’est pas une teinturerie qui ôte les taches de péchés, ni une “séance de torture” où l’on inflige des coups. C’est la rencontre avec Jésus au cours de laquelle on touche du doigt sa tendresse. Il faut s’approcher du sacrement sans tromperies ni demi-vérités, avec douceur et joie, confiants et armés de la “vertu de l’humble” qui nous fait reconnaître pêcheurs.”

Pourquoi se confesser à un prêtre et pas directement à Dieu ?

C’est Jésus qui dit à ses apôtres : « Ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés seront pardonnés ; ceux à qui vous ne les pardonnerez pas ne seront pas pardonnés » (Jn, XX, 19-23). Les apôtres et leurs successeurs – les évêques et les prêtres, leurs collaborateurs – deviennent des instruments de la miséricorde divine. Ils agissent in persona Christi, c’est très beau. Et cela prend une signification profonde, parce que nous sommes des êtres sociaux. Si tu n’es pas capable de parler de tes erreurs avec ton frère, tu peux être sûr que tu seras incapable d’en parler, même avec Dieu ; et tu finis par te confesser devant ton miroir, devant toi-même. […]

Se confesser devant un prêtre est une façon de remettre ma vie entre les mains et le cœur d’un autre, qui , à cet instant, agit au nom et pour le compte de Jésus. C’est une façon d’être concret et authentique : se mettre face à la réalité en regardant une autre personne, et non soi-même reflété dans un miroir.[…] C’est vrai, je peux parler avec le Seigneur, Lui demander immédiatement pardon, L’implorer. Et le Seigneur pardonne, tout de suite. Mais il est important que j’aille au confessionnal, que je me mette face à un prêtre qui représente Jésus, que je m’agenouille devant la Mère de Dieu. […]

Souvenons-nous que nous ne sommes pas là avant tout pour être jugés. Il est vrai qu’il y a un jugement dans la confession, mais cette dernière implique quelque chose de plus grand que le jugement. C’est le fait de se retrouver face à un autre qui agit in persona Christi, pour accueillir et pardonner. C’est la rencontre avec la miséricorde.

Pape François « Le nom de Dieu est Miséricorde »

Source Site Internet  « Conférence des Evêques de France »

Le Carême 2020 est là.

Le CCFD – Terre Solidaire aussi.

Le CCFD-Terres solidaires propose cette année un chemin en résonance avec l’écologie intégrale et des extraits de l’encyclique de François Laudato Si’. Nous oeuvrons pour que chacun voie ses droits fondamentaux respectés… Cet engagement prend racine dans l’Evangile et la pensée sociale de l’Eglise… En route !

Un carême placé sous le signe de l’écologie intégrale

Pendant cette période de carême, le CCFD-Terre Solidaire est mandaté par la Conférence des évêques de France de l’Eglise catholique pour mobiliser aux enjeux de solidarité internationale.

Cette année nous proposons d’approfondir le thème de l’écologie intégrale.

Le Pape François nous a en effet lancé un appel au début de l’encyclique Laudato Si :« j’adresse une invitation urgente à un nouveau dialogue sur la façon dont nous construisons l’avenir de la planète ».

Nous sommes tous interpelés pour y répondre par un geste, une parole, une action, notre don.

« Nous avons besoin d’une conversion qui nous unisse tous, parce que le défi environnemental que nous vivons, et ses racines humaines, nous concernent et nous touchent tous. » (Laudato Si,&14).

Le message de Mgr Dubost, aumônier national du CCFD

Voici le Carême ! Voici le temps de la conversion ! Il y a cinq ans, le Pape François, en publiant Laudato Si’, appelait à une conversion écologique. Et en cette date anniversaire, pour répondre à l’urgence climatique, le CCFD-Terre Solidaire ne peut que relayer cet appel.

Pour François, une conversion est toujours une conversion au Christ. Mais il nous fait prendre conscience que se convertir au Christ c’est accepter de se tourner, avec Lui, vers son Père, le Créateur. Le Créateur du ciel et de la terre. De la nature et, dans la nature, des hommes. Et donc de recevoir la création comme un don. Et de réapprendre à la chanter comme François d’Assise. Mais aussi de la respecter… la création est notre maison commune ! (On oublie que le même mot maison, en grec, a donné en français économie, oecuménisme et écologie)
Il nous faut « gérer » ensemble. La biodiversité, le carbone, l’eau font courir des périls importants. La faim est dramatique…

Laudato Si’,notre charte de vie

Mais l’encyclique ose dire que ce ne sont pas le coeur du problème. Le coeur du problème est notre manie de tout « instrumentaliser ». De nous servir sans même faire attention à l’autre. Et à n’entendre ni le cri de la terre ni le cri des hommes. Ni l’appel de Dieu. En pensant que la technique résoudra les problèmes. Ou l’argent.
Le CCFD-Terre Solidaire veut faire entendre Laudato Si’ ! C’est sa charte.

Pour cela il a quelques armes :
• Le dialogue… le dialogue avec des partenaires du monde entier (nous en invitons pendant le Carême pour que ce dialogue puisse s’établir ici),
• Le plaidoyer pour répercuter la voix des sans voix,
• L’aide financière, votre argent permet à des hommes et des femmes avec qui nous sommes amis de se prendre en main,
• La formation à l’ouverture à l’autre,
• L’accueil.

Voici le Carême. Ne dites pas je n’y peux rien !
Le Seigneur passe et nous appelle.

Monseigneur Dubost,
Evêque accompagnateur du CCFD-Terre Solidaire
Pour cheminer chaque semaine pendant le carême

Nous proposons un livret d’accompagnement spirituel avec des propositions de méditation pour chaque semaine de carême.
C’est un livret léger, au contenu profond, à garder avec soi pour cheminer pendant le carême.

Animer le carême autour de la transition écologique et sociale

Afin d’aider les communautés catholiques à animer le carême, retrouvez nos deux articles :

- Dix idées d’animations spirituelles autour de l’écologie intégrale
- Dix animations autour de la transition sociale et écologique

La brochure Vivre le Carême (à demander en version papier auprès des délégations locales) propose des éclairages pour les 5 dimanches de Carême autour de l’écologie intégrale.

S’engager personnellement : 40 actes généreux pour le carême

40 jours de carême, 40 occasions de réfléchir, discerner les priorités de sa vie et agir au quotidien pour un monde plus juste.
Cette année, nous vous invitons à vivre le Carême différemment au travers de 40 Actes généreux.

Retrouvez ces propositions dès la veille du carême sur letempsdessolutions.org

Des livres à découvrir

La bibliothèque diocésaine nous propose sa sélection :

Ce que dit la Bible sur la Miséricorde : Le temps n’est-il pas à la miséricorde ? « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Luc 6,36). Mais qu’est-ce que la miséricorde ? Le pardon, la pitié, l’oubli du mal commis, la clémence? Qu’en dit la Bible ?Découvrez cette petite collection « Ce que dit la Bible sur.. », elle est intéressante pour accompagner les lecteurs sur une thématique biblique.
Gibert, Pierre. – Ce que dit la Bible sur la Miséricorde. Ed. Nouvelle cité, 2014. 

La Miséricorde selon Madeleine Delbrel : Loin des convenances, Madeleine Delbrel nous montre comment aimer chacun d’un amour « de miséricorde » sans peur du scandale et dans la vérité.
François, Gilles. La miséricorde selon Madeleine Delbrel. Ed.Nouvelle cité, 2015. 

Apprendre à faire silence : Dans un monde bruyant, nombreux sont ceux qui aspirent au silence. C’est  bien souvent dans le silence que Dieu se révèle…. Petit livre très profond sur les bienfaits du silence et de la méditation.
Grun, Anselm. –Apprendre à faire silence. Ed. Desclée de Brouwer, 2002.

Les saveurs de la prière : Prier, comme on apprend à marcher. Ce petit livre cherche à accompagner le lecteur dans son propre cheminement, en quête d’une relation avec  Dieu. 
Aubin, Catherine. – Les Saveurs de la prière. Ed. Salvator, 2016

Le Pape François invite à mettre le mystère pascal au centre de notre vie.

 

Le 24 février 2020, le message du Saint-Père pour le Carême 2020 a été rendu public et présenté en conférence de presse au Vatican.

À deux jours du Mercredi des Cendres, le Pape revient sur la signification du Carême, un «temps favorable» qui ne doit «jamais être tenu pour acquis», pendant lequel les chrétiens sont invités à accueillir la miséricorde de Dieu offerte par le Mystère pascal.
Le cœur renouvelé, ils s’ouvrent à la charité, contribuant «à la construction d’un monde plus équitable».

«Nous vous en supplions au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu» (2 Co 5, 20): ce verset de saint Paul, que l’on entendra mercredi lors de la messe des Cendres, est le titre du message du Saint-Père pour ce Carême 2020. Un texte qu’il a signé le 7 octobre dernier, en la fête de Notre-Dame du Rosaire.

Pape François
©P-David-Journault

Qu’est-ce que le carême ?

On appelle « carême » la période de quarante jours réservée à la préparation de Pâques et c’est aussi la période marquée par l’ultime préparation des catéchumènes qui doivent recevoir le baptême le jour de Pâques, des pénitents à la réconciliation, du temps de prière et de partage pour tout le peuple chrétien. C’est comme si l’Eglise proposait à ses fidèles de vivre collectivement une retraite spirituelle pour arriver aux grandes et belles célébrations de Pâques : la résurrection.

QU’EST-CE QUE LA PENITENCE ?

Pénitence signifie « conversion » ou « un changement d’esprit » du pécheur. Elle désigne un ensemble d’actes intérieurs et extérieurs en vue de la réparation du péché commis. L’Eglise nous invite à faire du Carême un temps de retraite spirituelle. La méditation et la prière sont des moyens simples et faciles à vivre pour la conversion.

QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES D’UN CARÊME ?

He oui, le carême a des conséquences et la principale est la conversion personnelle, c’est à dire, un retournement à 180° de ma vie : laisser Dieu m’habiter et vivre en moi et faire la Volonté du Père.  

QU’EST-CE QUE LA CONVERSION ?

Se convertir veut dire se réconcilier avec Dieu et rétablir la relation d’amitié avec le Créateur. Cela suppose de reconnaître ses péchés, ses manquements à la volonté de Dieu. Une fois rétabli dans la grâce, je dois prendre la résolution de changer de l’intérieur (dans les attitudes) de tout ce qui ne plaît pas à Dieu.

Des vidéos pour vivre le pardon et le carême

Quelques vidéos, parfois légères pour nous faire comprendre l’importance du sacrement du pardon, de la réconciliation et le carême.

Voir les vidéos

Le Carême sur KTO

Tout le programme Carême par votre chaîne catholique est ici 

TV d’Orange : 220 (France) Bouygues Telecom : 218 (France) Free : 245 (France) Numericable : 179 (France) SFR : 179 (France) Canal+ : 114

Le Carême sur Radio Fidélité

Fidélité Mayenne vous propose un certain nombre de rendez-vous : une méditation quotidienne de cinq minutes réalisée par les séminaristes de la communauté Saint-Martin (à 8h20 et à 13h50), les conférences depuis Notre-Dame-de-Paris le dimanche à 19h45 et le mercredi à 17h, les conférences des Dominicains de Bordeaux  le lundi à 21h et le jeudi à 14h. On attend une programmation spéciale pour vivre la Semaine sainte.

Une action de Carême pour tous : prier le chapelet en direct depuis les studios de la radio : il suffit d’appeler le 02 43 49 95 11 pour prévenir. C’est simple, facile, et aussi très sympathique !

Horaires des messes du Carême

 

Retrouvez tous les horaires des célébrations du Carême et de la Semaine Sainte en Mayenne sur Messes.info.

Comment vivre le carême concrètement ?

Durant le temps du Carême, pour nous préparer à la fête de Pâques, nous sommes invités à entrer dans le combat spirituel à la suite de Jésus : prier avec lui, jeûner avec lui, partager avec nos frères avec lui. Comme Jésus au désert a résisté à Satan par trois fois, nous aussi nous pouvons être vainqueurs des trois tentations de l’oralité, du pouvoir et de nier nos limites humaines, en écoutant et méditant la Parole de Dieu de chaque jour, qui est très riche en ce temps liturgique du Carême.

Des pistes à mettre en oeuvre, concrètement

La prière

Nous devons prendre le temps, dans une vie agitée, de nous recueillir. Prier à l’image de Jésus qui savait prendre du temps, échappant à la foule pour la mieux retrouver après son dialogue avec le Père. En méditant la Parole dans le silence, en éteignant la télévision ou la radio, en évitant d’être trop dépendant des smartphones, nous acceptons chaque jour de nous mettre quelques minutes devant le Seigneur pour nous laisser saisir par Lui. Essayons donc de faire silence en nos vies, de sortir de la superficialité de certains emplois du temps pour donner priorité à l’Essentiel.

Le jeûne

L’ascèse est une réalité qui nous fait peur. Nous n’avons pas l’habitude de nous priver même si, aujourd’hui chez nous, beaucoup de nos concitoyens vivent dans des conditions précaires et connaissent l’inquiétude du lendemain. Certes, l’Eglise nous rappelle certains actes pénitentiels significatifs : manger moins chaque vendredi ; jeûner (au moins pour un repas) le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint ; maîtriser nos instincts.
Mais surtout, elle attire notre attention sur l’importance de notre style de vie. S’inspire-t-il du Christ et des encouragements de l’Eglise ou bien, sous prétexte de modernité, s’inspire-t-il des complicités subtiles avec la mode, les mondanités et le péché ? Avec tous nos frères chrétiens, mais aussi avec tous ceux qui souffrent de la faim, d’un manque de liberté ou de dignité, avec tous ceux pour qui la vie quotidienne est une ascèse imposée, entrons dans ce jeûne du Carême comme dans le bain d’une nouvelle naissance.

Le partage

Le but du jeûne n’est pas seulement la privation, mais le partage, l’aumône : ce que nous avons économisé, nous sommes invités à le donner à ceux qui jeûnent tous les jours, car ils n’ont pas de quoi s’acheter à manger. Ils sont des millions dans le monde et des milliers en France !
Arrachons de nos vies l’individualisme et l’inertie pour nous engager au service des plus déshérités que soi. Développons la solidarité à l’intérieur de nos communautés ou à travers des associations ou des mouvements qui s’emploient à rejoindre et à servir les personnes diversement fragilisées. N’oublions pas tous ceux et celles qui, dans le Tiers-monde, vivent dans des situations encore plus tragiques que chez nous, marqués par la malnutrition, le manque de soins médicaux, l’extrême pauvreté, quand ce n’est pas la violence aveugle ou le regroupement dans des camps de réfugiés où règnent misère et promiscuité.

La pénitence et la réconciliation

Ce temps du Carême ne sera véritablement conversion que si nous allons jusqu’à l’accueil du pardon du Seigneur dans le Sacrement de réconciliation. Ce sacrement reçu personnellement témoigne, pour la communauté chrétienne et pour tous les hommes marqués par l’échec et le péché, que le Dieu de Jésus-Christ ouvre largement Son pardon à tout homme de bonne volonté, qu’il n’y a pas d’échec définitif et que Dieu est plus grand que notre cœur.

A découvrir : des témoins du monde entier engagés dans la transition écologique et sociale en tournée en France du 11 au 30 mars

Lors du Carême, plusieurs partenaires (environ 25 partenaires accueillis) se déplaceront en région dans un certain nombre de lieux pour sensibiliser les catholiques de France à la solidarité internationale et renforcer l’appel au partage en appelant à faire un don pour le CCFD-Terre Solidaire.

Cinq propositions pour vivre le carême saintement avec Hozana

Comment vivre le Carême avec Jésus ?

Vivre le Carême avec Jésus, c’est entendre son appel à la conversion et vivre avec lui la montée vers la Pâque, dans une attitude de courage et de confiance. Le Carême, comme l’Évangile nous le rappelle, n’est pas un temps de tristesse mais de renaissance et d’accueil de la Parole renouvelante de Dieu. Une Parole constante de vie et de victoire sur la mort.

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