J’EMBAUCHE
Nous avons entendu cet appel dans l’évangile du 25ème dimanche du temps ordinaire, le 20 septembre dans la parabole des ouvriers de la dernière heure. A tout moment, à tout âge, le Seigneur appelle à travailler dans sa vigne, dans son Royaume… dans le monde, dans l’Eglise. A tout âge, (à toute heure), le Seigneur dit : « J’ai besoin de toi pour faire grandir mon Royaume ! » Le pape Saint Jean Paul II a rédigé un texte (« Les Fidèles Laïcs ») prenant appui sur cette parabole, et rappelant que tous sont appelés à travailler à l’œuvre du Seigneur. Notre paroisse est un lieu où l’appel retentit et cet appel peut être relayé par tous. Transmettre l’appel n’est pas seulement l’affaire des prêtres, des membres d’une équipe pastorale et des personnes responsables d’un service paroissial.
Chacun reçoit de la paroisse la nourriture spirituelle. Chacun doit avoir le souci d’appeler pour diverses tâches, pour soulager et assurer la continuité de ceux qui œuvrent déjà dans toutes sortes de services (matériel, liturgique, catéchèse, accompagnement des familles en deuil etc. Pour que des personnes puissent répondre « me voici à ces interpellations, nous souhaitons qu’un service s’accomplisse en équipe (et non pas de façon isolée) avec l’aide de formations que le diocèse propose… ou que nous pouvons assurer sur la paroisse, et que ce service puisse être encadré dans le temps. A chacun de relayer l’appel à des services concrets.
« Pourquoi êtes-vous restés sans rien faire ? » « Parce que personne ne nous a appelés ! » Et merci à tous ceux qui ont dit : « Me voici ! »
Joseph Cousin

EN ROUTE
Nous prenons la route vers Noël. Dans quelques semaines, nous allons entrer dans le temps de l’AVENT, préparer le chemin pour que le Seigneur vienne. Nous allons ouvrir les portes de nos cœurs, pour y laisser entrer la force de la Parole, de la tendresse de Dieu et veiller pour trouver le temps de la prière, le temps de nous recueillir, de nous recentrer sur l’essentiel. Veiller en faisant en sorte que celles et ceux que nous croisons ne « crèvent » pas de solitude, d’oubli, de manque d’amour.
Il nous faut, pour devenir « veilleurs de Noël », accepter de vivre la féconde tension entre prière et action, intériorité et engagement, lutte et contemplation.
N’oublions jamais que lorsque nous entrons dans une église, c’est pour mieux sortir, mieux aller vers le monde.
Pour venir naître en ce monde, Dieu a besoin de nos cœurs et de nos mains. C’est à nous de transformer ce monde, pour qu’il devienne la crèche de sa Divine Présence. Bonne préparation à Noël… Bon chemin de l’Avent.

Editorial de novembre-décembre 2020, Père Joseph Cousin