Accueil à la messe 

Quelles circonstances insolites pour ce dimanche durant lequel nous célébrons le 150e anniversaire de l’apparition de ND de Pontmain !

Nous aurions du être des foules rassemblées à Pontmain et nous voilà 70 personnes, ce dimanche, à Saint Georges Buttavent, en situation de pandémie. Ces circonstances particulières nous aident peut-être à mieux entrer dans l’histoire de l’apparition de Pontmain. Rappelons-nous : les temps étaient troublés en 1871 quand la Vierge Marie est apparue à des enfants à Pontmain : la guerre franco-prussienne faisait rage, « le raz de marée allemand déferlait vers l’ouest de la France » ; le 11 janvier, « une aurore boréale, avait vivement frappée les esprits » ; « une épidémie de typhoïde s’était déclarée. La variole se répandait. On vaccinait à Laval. La crainte régnait. Certains s’étonnaient de voir le ciel rester sourd aux prières qu’on multipliait ».

Alors en ce 150e anniversaire, en ce temps d’épidémie comme à Pontmain, en ce temps de « troisième guerre mondiale par morceaux’ » FT n°25, selon une expression du pape François en raison des situations de violence à travers le monde, en ces temps de désespérance et d’espérance, prions pour répondre à l’invitation de Notre-Dame : « Mais priez mes enfants Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher ».

Que Dieu se laisse toucher par notre prière.

 

L’homélie

Etonnant ce message de Marie à Pontmain qui commence par Mais !

Sur fond du chant du Magnificat chanté par toute la communauté villageoise rassemblée, Marie, comme une maîtresse d’école, écrit dans le ciel un message, lettre par lettre : M A I S. Et ce mot, en lettre d’or capitale, sur une banderole blanche, reste 10 mn dans le ciel. Les enfants qui, seuls, voient « la belle dame » épèlent le message, lettre par lettre. Sœur Vitaline, institutrice, sépare les enfants pour qu’ils ne s’influencent pas. Les participants font répéter aux enfants les mots, les phrases. Et même après l’apparition, des adultes font savoir aux voyants qu’on ne commence pas un discours par Mais. Cela suppose une phrase antécédente. Jeanne-Marie LEBOSSE, une des 4 voyantes répondra vivement : « Soeur Vitaline sait pourtant bien le français. Quand elle est lassée de voir qu’on ne travaille pas, elle donne un grand coup de pied dans l’estrade et dit : ‘’Mais étudiez donc, mais étudiez donc’’ » ! C’est comme au début de l’apparition, la mère d’Eugène et de Joseph BARBEDETTE frappait Joseph au bras, en disant : « Mais vas-tu te taire. Mais vas-tu te taire » ! Au final, le mais a d’autant plus de force qu’il ne s’oppose pas à une phrase mais à une situation. Il y a la guerre, il y a l’épidémie, il y a un signe dans le ciel : l’aurore boréale, il y a la désespérance, alors priez, mes enfants……

« Mais priez, mes enfants ».

Ce début de message s’est écrit pendant le chant du Magnificat qui signifie « mon âme exalte le Seigneur ». Rien n’est jamais perdu. L’espoir est proche. L’espérance est possible. Magnificat, car Marie est là, elle écoute, elle regarde, elle intercède….

Le diocèse de Laval a choisi l’Evangile des noces de Cana pour l’anniversaire du 17 janvier.

Magnificat, car Marie a vu ce qui manquait à la fête : « Ils n’ont plus de vin ». Et Marie continue, au fil de l’histoire à présenter nos joies et nos épreuves à son Fils. Magnificat, car Marie s’en remet à son Fils, quand elle dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira »

Magnificat, pour le peuple chrétien en prière, au fil des générations. Magnificat, en 1871, car toute la communauté villageoise de Pontmain s’est rassemblée. Magnificat,  le Père Michel GUERIN, curé de Pontmain de 1836 à 1872, « pasteur au cœur brûlant », homme de prière et de charité, a su entrainer son peuple dans la prière et la charité. Il aimait offrir et introniser une statue de la Vierge en chaque maison. Sa prière alimentait sa charité ; son engagement était total pour son village : il a œuvré pour de nouvelles routes, pour ouvrir un bureau de tabac, pour construire une école mixte.

Magnificat pour les familles et les paroisses d’aujourd’hui qui pratiquent la prière et la charité.

Mais, « Dieu vous exaucera en peu de temps ».

Magnificat avec l’Evangile des noces de Cana.

Magnificat, Jésus sauve l’honneur des mariés et sauve la fête du village, en changeant l’eau en vin. Mais Dieu veut aller plus loin qu’exaucer nos demandes terrestres. Magnificat : ce miracle est un signe. Ce signe est bien plus qu’un miracle. Jésus anticipe son heure de la passion et de la résurrection, en posant ce 1er signe de son ministère public, quand il dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau les jarres » et au maître du repas : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas ». Pourquoi est-ce magnifique ? Parce que ce vin représente le vin des noces de Jésus avec l’humanité. « Heureux les invités au festin des noces de l’Agneau ». Jésus vient épouser l’humanité, sauver l’humanité, exaucer l’humanité, l’inviter au banquet des noces de l’Agneau. Marie représente la nouvelle Eve, la Femme : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue ». Elle nous représente tous. Les serviteurs, ces pauvres, les premiers à connaître l’origine du miracle, également nous représentent quand nous présentons nos jarres vides et que nous les remplissons de l’eau de l’accomplissement de la volonté du Seigneur. Les mariés de Cana représentent aussi les mariés d’aujourd’hui, signe du mariage de Dieu avec l’humanité, signe de l’amour infini avec lequel Dieu aime et sauve chacun et tous. Cana va plus loin que l’eau changé en vin. Pontmain va plus loin que la fin de la guerre. Dieu nous procure la Paix. Elle sera le thème de l’année jubilaire du 150° anniversaire de Pontmain qui s’ouvre aujourd’hui : «  Et que la Paix du Christ règne dans vos cœurs » Col 3, 15. Allons à Pontmain cette année franchir la porte sainte du jubilé (Cf lettre d’indiction de Mgr Thierry SCHERRER), gagner l’indulgence plénière et implorer la paix : la paix entre les hommes, la fin des guerres, c’est la paix dans sa dimension horizontale, la paix dans les cœurs, l’apaisement des cœurs enracinés en Dieu, c’est la paix dans sa dimension verticale. Nous retrouvons toujours le croisement, dans la croix rouge, de la souffrance des hommes et de la gloire en Dieu.

Mais, « Mon Fils se laisse toucher ».

Magnificat, avec l’Evangile de Cana : Jésus manifeste sa gloire. Les disciples se mettent à croire.  Et l’Eglise est requise pour continuer à servir le bon vin jusqu’au bout, le bon vin de l’Esprit et de l’Eucharistie : « Prenez, buvez, ceci est mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle ».

Magnificat avec Pontmain. Pendant que les enfants épelaient le message de la Vierge, Sr Vitaline disait : « ça n’a pas de sens, regardez bien, il y a sans doute : ‘’Mon Fils se lasse’’. Mais non ma sœur il y a un i ». « Mon Fils se laisse toucher ».

Pontmain, c’est un message d’espérance : la croix rouge que Marie tend aux voyants de Pontmain peut représenter l’horreur de la guerre et de toutes les guerres avec le sang qui ne cesse de couler, mais surtout elle porte « le sang de Jésus qui nous purifie de nos péchés ». Dieu ne se lasse jamais. Il est toujours fidèle. Il est toujours miséricorde. La fête de Cana a duré plusieurs jours. Les noces de Jésus durent pour l’éternité. Il se laisse toucher, même en ces jours de gestes barrières !

 

 

 

 

Le Père Pierre-Marie Perdrix a célébré la messe ce 17 janvier 2021 à Saint Georges Buttavent. Il nous livre ci-contre ses messages

 

 

 

 

 

 

 

 

« MAIS PRIEZ MES ENFANTS,

DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS

· MON FILS SE LAISSE TOUCHER »

 

 

 

Chers amis,

Notre monde et notre Eglise sont en crise. « Mais priez mes enfants Dieu vous exaucera en peu de temps.

Mon Fils se laisse toucher ».

Et si on se remettait à prier et à espérer, dans chacun de nos villages, et si les prêtres et les religieux s’inspiraient du Père  Michel GUERIN et des 4 voyants principaux qui ont mené une vie remarquable, et si ce 150e anniversaire de Pontmain et ce synode diocésain nous redonnaient de l’élan, en ces temps difficiles.

AMEN. ALLELUIA. MAGNIFICAT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 17 Janvier2021, à 16 h, au cimetière de Châtillon sur Colmont

la statue restaurée de Notre-Dame de Pontmain près  des tombes

du Père Eugène BARBEDETTE et

de Françoise RICHER, 

 

 

 

 

 

 

 

Regroupement au cimetière de Châtillon sur Colmont autour de la grande croix au pied de laquelle la statue rénovée a été déposée. Prières, chants, rappels historiques et bénédiction ont rythmé ce moment historique.

 

 

 

 

 

 

 

La statue de la Vierge repeinte et bénie a été posée sur la tombe du Père Eugène Barbedette l’un des voyants curé de Chatillon pendant 17 ans

 

 

 

 

 

 

 

La tombe de Françoise RICHER, autre voyante enterrée aussi au cimetière de Chatillon a été la gouvernante du Père Eugène après avoir été domestique puis aide-institutrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bienvenue à tous, en ce temps et en ce lieu.

Ce temps béni du 150e anniversaire de l’apparition de ND de Pontmain.

Ce lieu béni où reposent tant de nos chers défunts et particulièrement ceux du Père Eugène BARBEDETTE et de Françoise RICHER, 2 des 4 voyants officiels de ND à Pontmain, le 17 janvier 1871

Ce temps et ce lieu bénis pour faire mémoire et pour prier, autour de la statue restaurée de ND de Pontmain.

D’abord, comment ne pas féliciter ceux qui ont eu l’initiative de cette restauration, ceux qui l’ont réalisée, ceux qui ont suscité ce temps de mémoire et de prière. En allant sur le site de Châtillon Patrimoine, tous les MERCI sont exprimés, sauf celui à l’Association elle-même ! Je remercie donc chaleureusement Mr Sébastien GARNIER, président de l’Association Châtillon Patrimoine qui a remis en état cette statue de fonte qui était rouillée. Je remercie à travers son président tous les membres de l’Association. Je m’associe à tous les MERCIS de l’association.     

C’est impressionnant que des hommes et des femmes se réunissent un dimanche après-midi près d’une tombe, près de 100 ans après le décès. BRAVO.

C’est magnifique que des hommes et des femmes entretiennent les tombes pour transmettre la mémoire qui construit l’avenir. BRAVO.

C’est intéressant que des hommes et des femmes passionnés de patrimoine et des croyants puissent se retrouver autour d’une tombe bien réelle et tellement symbolique d’une page de notre histoire  et du message de la Vierge à Pontmain. BRAVO.

Le message de Pontmain est un message d’espérance en temps difficile. Alors commençons par chanter notre espérance :

  1. Mère de l’espérance dont le nom est si doux,

Madone de l’enfance, priez, priez pour nous, priez, priez pour nous.

Evocation de la vie des voyants :

Voici le résumé de la vie des voyants sur le site du sanctuaire de Pontmain :

Eugène BARBEDETTE est né le 4 novembre 1858, à Mayenne.
Il est le premier à apercevoir la Belle Dame.
Il devient prêtre. Il est ordonné en 1883. Il est nommé vicaire à Renazé en 1883, puis à Notre-Dame de Laval en 1897, curé à Peuton en 1899, puis en 1910 à Châtillon-sur-Colmont (17 ans). Il a laissé le souvenir d’un prêtre « droit, zélé, fervent et intransigeant ».
Il meurt le 2 mai 1927, à 68 ans. Il est enterré dans le cimetière de Châtillon-sur-Colmont.

Françoise RICHER est née en 1861. Elle reste ce qu’elle est au moment de l’apparition : une âme profondément chrétienne, accomplissant simplement sa tâche de chaque jour « pour faire plaisir au Bon Dieu et à la Bonne Vierge ». Elle gagne sa vie comme domestique en Bretagne, puis comme aide-institutrice à Entrammes, puis vers 1900, elle devient gouvernante de l’abbé Eugène Barbedette. Elle meurt le 28 mars 1915. Elle est enterrée dans le cimetière de Châtillon-sur-Colmont.

Les historiens nous en disent un peu plus.

Je voudrais simplement mettre en valeur quelques points :

1°) Le sourire de la Vierge.

Cette vision aura profondément marquée la vie des 4 voyants. Les frères Eugène et Joseph deviendront prêtres, Jeanne-Marie LEBOSSE, sœur de la Sainte Famille de Bordeaux, Françoise RICHER, laïc donnée pour les autres comme domestique, puis aide-institutrice, enfin gouvernante du Père Eugène. Celui-ci ne voulait pas parler de l’apparition, sinon par devoir ou par obéissance

Pourquoi ? Parce qu’il était trop ému. Sa sévérité cachait une sensibilité vive. Quand il commençait le récit de l’apparition, il avait du mal à terminer. Il ne pouvait pas toujours contenir ses larmes. Il aimait passer le 17 janvier, retiré dans son presbytère et « se consacrer à l’action de grâce qui dominait sa vie ».

Pourquoi ? Parce que le privilège de voyant n’entamait pas son humilité. Il vécut une vie sacerdotale dans la simplicité, sans rechercher l’exceptionnel. C’est la Visiteuse inattendue qui est venu à lui. Il est demeuré dans l’humble quotidien du ministère. Avec l’Evangile, nous avons tout.

Eugène est le premier voyant qui aura vu « la belle dame » lui sourire. Il aura été profondément marqué durant toute sa vie et par la joie de la Vierge et par sa tristesse. Le faire-part du décès du P. Eugène évoque ce sourire du ciel : « Il est allé revoir le sourire de Marie qui dans le ciel de Pontmain l’avait appelé son enfant », et ce qu’il avait lui-même dit au lendemain de l’apparition : « Ah, si j’avais eu des ailes…. » et ce qu’avait dit Ste Bernadette : « La sainte Vierge, elle est si belle que lorsqu’on la vue une fois, on voudrait mourir pour la revoir ».

Et nous, comment ce récit de Pontmain nous travaille ?

Et nous, en pèlerinage sur cette terre, comment entretenons-nous le désir du ciel ?

2°)  Comment comprendre ces qualificatifs « droit, zélé, fervent et intransigeant ».

Il faut le comprendre avec son temps. Mme Barbedette était sévère. Les exigences en éducation étaient fortes. Les temps étaient difficiles en cette fin de XIXe s. et le début du XXe s. C’est le temps des oppositions école privée et école public. Avec le Syllabus, Pie IX avait condamné un certain nombre d’erreurs entachées de naturalisme et de rationalisme. C’est le temps de la lutte en France du clergé contre l’anticléricalisme. 1905, c’est le temps de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Exemple d’intransigeance, le P. Eugène refusait les sacrements à qui ne mettait pas ses enfants à l’école libre. Ce qui faisait dire à une paroissienne de Châtillon à qui le P. Eugène refusait la 1e communion de sa fille : « Il a vu la Ste Vierge, mais sûr que maintenant il ne la verrait pas » ! Une anecdote qui va avec. « Peu avant sa mort, on lui mit des sangsues. Plusieurs en moururent. Il dit fièrement : ‘’Quand on mange du curé, on en crève’’ ».

Mais tout cela est à remettre dans un contexte. Beaucoup disaient « sévère mais juste ». Il a toujours bien administré ses paroisses. Sa rigueur n’était pas sans ouverture. Par exemple, à Renazé, il développa si bien le sens de la justice chez les fendeurs d’ardoise, que ceux-ci développèrent des grèves. Par exemple, lui qui avait réglementé l’aide aux pauvres un jour par semaine se laissait cependant attendrir certains autres jours non ouvrables. Par exemple, il multipliait les initiatives pastorales comme de recevoir les conscrits avant qu’ils ne partent au service militaire.

3°) Tout le monde pensait qu’il allait être enterré à Pontmain, avec son frère Joseph. Deux ans avant sa mort, le P. Eugène exprime sa volonté d’être enterré au milieu de ses paroissiens. Il se révèle pour toujours pasteur solidaire avec ses ouailles. A la vie et à la mort ! Quel beau signe !

Et nous quels sont les qualificatifs que nous donnent les personnes qui nous connaissent ?

Parole de Dieu : Col 3, 12-17

Je vous propose comme Parole de Dieu la Parole choisie par notre évêque pour toute cette année jubilaire : « Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ » Col 3, 15

St Paul exhorte les chrétiens de Colosses à vivre en hommes nouveaux :

« 12 Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.

13 Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonnés : faites de même.

14 Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait.

15 Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. Vivez dans l’action de grâce.

16 Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres en toute sagesse ; par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.

17 Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père ».

Commentaire :

L’apparition de Pontmain, concentré d’Evangile, met particulièrement en relief la prière, l’espérance, la miséricorde, la paix. Marie nous entraine à vivre tout l’Evangile.

Cette Parole de Dieu est un véritable programme éducatif de tous les temps pour chacun et pour tous : tendresse, compassion, bonté, humilité, douceur, patience, support mutuel, pardon, amour, action de grâce, paix, la paix étant dans la Bible la plénitude de tous les biens. Notre évêque Mgr Thierry SCHERRER, en ce moment-même, ouvre une année jubilaire à Pontmain, pour que nous puissions renouveler nos vies, notre Eglise, notre société. Je vous recommande la lecture de sa lettre d’indiction. Dans cette lettre de 20 pages avec beaucoup d’images, notre évêque, nous donne le goût de la paix à accueillir et de la paix à accomplir. Il nous invite à passer la Porte jubilaire qu’est Jésus pour entrer dans la paix. Cette porte se trouve dans la basilique de Pontmain, cité de la Paix.

Il nous propose 10 balises à allumer sur le chemin de la pacification des cœurs :

1 . Ne jamais désespérer de nous-mêmes. 2 . Préférer l’action de grâce à l’insatisfaction permanente 3 . Accepter les autres tels qu’ils sont 4 . Dire du bien des autres ; Bénir.5 . Reconnaître les talents des autres. 6 . Passer de l’égoïsme au service et au partage. Les pauvres sont sacrements du Christ. 7 . Résoudre les conflits avec le dialogue 8 . Cultiver la sobriété heureuse 9 . Vivre la grâce de l’instant présent  10 . Mettre l’amour avant tout.

Je vous invite vraiment à aller en pèlerinage à Pontmain cette année. Le P. Eugène Barbedette, en avril 1911, à peine arrivé à Châtillon, invitait ses paroissiens à aller à Pontmain, le 26 septembre 1911, en ces termes musclés et fervents : « C’est un devoir pour tout bon catholique français d’aller prier dans ces temps d’angoisse que nous traversons, Celle qui un jour sauva la France, en l’arrachant des griffes des prussiens. C’est un devoir pour le paysan catholique d’aller remercier avec effusion la Mère de Dieu qui nous donna cette année de si beaux jours pour nos récoltes. C’est un devoir pour le paroissien de Châtillon d’invoquer du fond du cœur la Vierge bénie qui daigna dans un jour déjà lointain sourire à l’enfant qui est devenu votre pasteur et votre curé. C’est un devoir enfin pour le catholique obéissant de répondre à la voix de son évêque qui le convoque aux pieds de la Mère de la prière pour implorer grâces, secours et bénédictions de la part de Celle qui s’est faite l’Avocate dans le ciel de Pontmain. ‘’Mais priez mes enfants. Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher’’ ».

Quelque soit la formule d’invitation, répondons à l’appel ! AMEN ALLELUIA

Bénédiction de la statue et des tombes 

Espoir ! Espoir ! Au ciel étoilé parait et sourit notre Mère

Espoir ! Espoir ! Marie a parlé son fils entend notre prière.