Saviez-vous que la Mayenne est le département qui dénombre le plus de calvaires en France ? Depuis 2001, l’ARCEM y restaure les calvaires endommagés. Retour sur la bénédiction d’un nouveau calvaire, ce samedi 3 décembre sur la commune de Parné-sur-Roc.

Ce samedi 3 décembre à 15h00, Jean Esnault, diacre du diocèse de Laval a béni à Parné-sur-Roc un calvaire fraîchement restauré par les adhérents de l’Association pour la Restauration des Calvaires En Mayenne (A.R.C.E.M). Ces bénédictions sont des petits événements souvent discrets dont on parle peu bien qu’ils aient une grande importance aux yeux des habitants de la Mayenne.

Des bénévoles talentueux et passionnés 

Dans l’association on trouve des personnalités très diverses et complémentaires. Les adhérents appartiennent souvent à des corps de métiers tels que la menuiserie, la ferronnerie etc. Ils mettent leur savoir-faire et leurs talents au service de ces restaurations. « Dans notre association, l’esprit de famille est très important, c’est pourquoi nous parlons de compagnonnage » explique un des adhérents.

Des réalisation nombreuses

Sur les quelque 6 400 calvaires recensés en Mayenne au 31 décembre 2021, 392 ont été restaurés sur 140 communes. 68 sont communaux et 264 appartiennent à des propriétaires privés. Chaque année, ce sont environ 15 croix qui sont remises en état, ce qui donne lieu à des bénédictions. 150 environ attendent encore que l’on vienne leur redonner une nouvelle jeunesse !

Plusieurs façons d’aider l’ARCEM

Comme souvent la moisson est abondante et les ouvriers peu nombreux. l’ARCEM recherche des bénévoles pour remplacer les départs souvent dû à l’âge ainsi que des vieilles poutres issues des démolitions de hangar ou autres bâtiments. Une jolie façon de leur redonner une nouvelle vie. Il suffit de contacter l’association qui se chargera de venir les chercher sur place. L’ARCEM fait aussi appel à tous les généreux donateurs qui soutiennent leur belle mission : rendre visible l’invisible.

Contact : hudechav@hotmail.fr

Cotisation  15€ /an

Dons  : L’ARCEM est une association reconnue d’intérêt général donnant droit à une déduction fiscale.

Pourquoi l’ARCEM ? Témoignage de Michel Jourdan, son fondateur

‌Jeune retraité suite à une carrière militaire, je devais réorienter ma vie. Tout à fait par hasard dans une coupure de journaux destinée à allumer le feu de notre cheminée, mon attention est attirée par un article qui raconte l’histoire d’un homme de la région parisienne qui consacrait sa retraite à restaurer des Croix. Ce Monsieur était Monsieur Alain Dénéchau fondateur de l’Association Notre Dame de la Source, association au rayonnement national, voire international.

Moi qui était en recherche, je pensais à l’humanitaire international, mais n’ayant aucune connaissance de la langue  Anglaise, je me dis que mes prières me donnent une voie. Je constate que dans notre département les Croix et Calvaires sont en grande partie dans un état d’abandon.

Ce constat  m’interpelle, j’en parle autour de moi et en particulier au beau-père de notre fils qui partageait le même état d’esprit. Nous décidons donc de créer une association dans le but de « SAUVER ce PATRIMOINE EN PÉRIL «  ce qui fut chose faite par la déclaration de l’ARCEM – Association pour la Restauration des Calvaires En Mayenne – en préfecture et parue au journal officiel en 2001.

J’ai pris contact avec monsieur Dénéchau qui a été mon guide bienveillant et compétent du fait de son expérience dans ce domaine particulier que sont les démarches auprès des instances obligatoires. Le  Conseil départemental nous  a octroyé pendant quelques années une subvention qui nous a permis de nous équiper en matériaux. L’Architecte des bâtiments de France avec qui nous avons établi une charte. Fisc qui nous a accordé le statut d’association d’intérêt Général, ce qui nous permet de recevoir des dons déductibles des impôts, et enfin le responsable des Arts Sacrés du diocèse, à l’époque Monsieur le Chanoine Mendibourg.

La providence nous a toujours donné des compagnons bénévoles compétents, croyants ou non croyants. Bien naturellement nous nous sommes mis sous la protection de Notre Dame de Pontmain. Nous privilégions la restauration des Croix de Pontmain, puis les Croix et Calvaires communaux et enfin les privés. Notre  priorité est  d’intervenir sur les Croix et Calvaires en péril afin qu’ils ne disparaissent pas. Nous demandons des prières que nous considérons comme étant la meilleure assurance terrestre. La manne financière est secondaire mais réelle, le ciel nous a donné ce dont nous avons besoin pour travailler et nous gardons confiance.