A Laval, l’association La Porte Ouverte accueille les personnes en situation de grande précarité. Un lieu où chacun peut trouver différents services nécessaires au quotidien, mais aussi une écoute et un regard. Un bénévole nous raconte. 

La Porte Ouverte est un lieu d’accueil de jour pour les personnes sans domicile. Il est situé au 140 avenue Pierre de Coubertin à Laval (stade Francis Le Basser). Sur place les personnes peuvent trouver divers services : alimentation, laverie, sanitaires (wc et douches), bagagerie, wifi/internet, salle de repos, prévention santé, l’accès aux droits et aide dans les démarches administratives. Les locaux sont ouverts à ce public de 10h à 17h30, 7 jours sur 7 du 1er novembre au 30 avril et du lundi au samedi le reste de l’année. Le fonctionnement est assuré par deux salariés et par une quarantaine de bénévoles de tous horizons qui ont en commun de reconnaître dans la personne accueillie un semblable. Actuellement, entre 30 et 60 personnes viennent, chaque jour, chercher un service ou une écoute. Cet accueil de jour est principalement financé par les collectivités publiques (Etat, département, LavalAgglo, ville de Laval).

 

La dignité de l’homme prime

A travers tous ces services, l’association veut permettre aux personnes de garder leur dignité, de renouer des relations sociales et de reprendre confiance envers les autres. Ils peuvent montrer leurs capacités en devenant bénévole ou en participant à des ateliers mis en place en fonction de leurs attentes (tricot, couture, réparation vélo, sport, français, théâtre, …) ; en raison de la COVID malheureusement la plupart des activités ont été suspendues.

L’essentiel se situe dans la rencontre de chaque personne même si parfois le dialogue est difficile. Les personnes cherchent des oreilles attentives pour pouvoir confier un bout de leur vie, leurs souffrances mais aussi leurs espoirs. Il est difficilement supportable de voir arriver des mamans, des jeunes parents avec leur bébé ou de très jeunes enfants. En 2020, 80% des nouveaux accueillis avaient moins de 30 ans et un peu plus de la moitié étaient français ou européens. Parmi eux se trouvent aussi des mayennais.

 

Des gestes de solidarité qui réconfortent

Les moments plus difficiles sont, somme toute, assez vite oubliés car les personnes vivent entre elles de nombreux gestes de solidarité et de fraternité, comme ce routard qui a assuré la garde d’un enfant d’une personne migrante pour qu’elle puisse se reposer.

En tant que bénévoles, nous sommes souvent démunis face à toutes ces situations de pauvreté et nous découvrons des mondes insoupçonnés. Notre présence est un réconfort pour toutes les personnes qui fréquentent le lieu, elles sentent et elles le reconnaissent qu’il y a des êtres humains qui leur portent un intérêt, même s’ils ne sont pas encore assez nombreux. Au-delà d’une mise à l’abri, les personnes viennent pour trouver un peu de chaleur humaine.

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