L’intervention du Père Danno s’est déroulée en deux parties.

Dans un premier temps, il nous a parlé de la Foi personnelle.

Tout d’abord, quelles sont nos raisons de croire ?

La foi n’est pas du même ordre que la raison. Dieu n’est pas objet de connaissance scientifique. Dieu n’est pas observable au microscope, n’est pas objet de preuves. Par la raison, on peut accéder à la Foi. La Foi est raisonnable. L’agnostique doute, le croyant chemine.

Il nous faut questionner l’athéisme : « Je crois que Dieu n’existe pas ». Nous devons inverser la charge de la preuve. « Prouvez-le !  » C’est une croyance.

Questionner l’agnosticisme : la question est mise de côté. « Je ne sais pas ». Du coup, ils font comme si Dieu n’existe pas.

Questionner le nihilisme : à quoi bon vivre ? Nous pouvons répondre par le pari de Blaise Pascal : « Si vous gagnez, vous gagnez tout, si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu’Il est, sans hésiter »

Le motif premier de la foi chrétienne : Dieu s’est révélé à nous. Il fait appel à notre intelligence.

Plus que l’athéisme,  c’est l’idolâtrie qui s’oppose à la Foi. Remplacer Dieu par un Dieu qu’on s’est fait de main d’homme.

 

 Puis nous avons abordé la foi comme contenu : « croire que… »

La Révélation fait appel à l’acte humain d’intelligence.
« Le dépôt de la foi » peut être un débarras de choses inutiles, mais aussi un trésor, comme le dépôt à la banque.
Nous ne faisons que déployer le kerygme. Le credo est toujours bon à interroger. Plutôt que « vie éternelle », parler de « vie en plénitude ».

Après cela, la foi a été vue comme une adhésion : « Croire à… »

La Révélation fait appel à l’acte humain d’adhésion par la volonté et le cœur.
La Révélation : Dieu nous  parle. C’est lui qui vient à nous en premier. C’est un dialogue confiant : La Bible qualifie Dieu et le croyant de « fidèle »
C’est une rencontre. Jésus nous touche avec le cœur, mais aussi avec le corps par les sacrements.
« Homme de peu de foi ». Nous sommes des oligocroyants. Nous sommes des enfants dans la Foi.

Enfin, nous avons vu la foi comme la grâce d’une relation, avec la joie de croire.

La foi est une relation. Je crois EN Dieu. Abraham a cru en Dieu. « Je sais en qui j’ai mis ma foi » (2 Tm 1,12). La morale et l’éthique ne sont pas le cœur de la foi, c’est une conséquence.
Je peux rencontrer le Christ dans toutes les activités humaines. On doit toujours s’interroger : « Je crois en quoi, je crois en qui ? »
Est-ce que je peux aimer Dieu ? C’est la question de Jésus à Pierre « M’aimes-tu ? » « Tu le sais… », répond Pierre. La foi est un don, on peut la perdre si on ne l’entretient pas avec l’intelligence et la volonté.
Il nous faut chercher le lieu où Dieu nous rejoint.

 

 

Dans la seconde partie, le Père Danno a abordé la foi sous l’angle de la foi en Eglise

La foi est un héritage et une responsabilité : »je crois »

On est baptisé dans l’eau et dans la foi de l’Église. L’héritage de la foi engage. La foi n’est jamais un fait individuel : nous sommes des êtres de relation. Mais la foi est une grâce.
– Les athées qui se figurent un Dieu « père Fouettard » ont raison d’être athée de ce Dieu-là.
– Pour les personnes agnostiques : si notre foi est motif d’arrogance…on peut donner l’impression de tout savoir sur tout.
– En ce qui concerne les personnes écrasées de souffrance : savons-nous désigner la source de notre foi par la compassion.
Le témoignage de foi passe par la cohérence de notre vie et l’implication dans la société, dans la pratique. La prière, le service du prochain, la formation de notre foi…font partie de la pratique. Mais aussi il nous faut « rendre compte des raisons de notre foi. »

La foi est une lumière pour le monde : « nous croyons »

« Nul ne peut avoir Dieu pour Père qui n’a l’Église pour mère » (St Cyprien )
L’Église est lumière pour le monde. On ne se donne pas la vie à nous même, de même on reçoit la foi. La transmission se fait par l’Église, ce peuple de croyants. C’est dans ce sens que l’Église est une mère.
On peut voir quatre « piliers » : la foi des Apôtres, le credo, les sacrements, la lumière pour un juste discernement éthique (la recherche du bien commun), la prière.
Le «nous » de l’Église est aussi celui des porteurs du paralytique. L’Église doit être un phare, pas un mirador, qui trie.

La foi est aussi un mystère de communion : « JE crois »

La communion doit être si forte que le « nous » deviens un « je ». Le peuple devient un seul homme, le Fils, le Christ. La foi est notre réponse à Dieu en Christ.

Un témoignage bouleversant.

Entre les deux parties, les participants ont été de réfléchir à définir ce que signifie pour eux  « croire » ou « avoir la foi » en quelques mots. Marie en a fait ce joli fioretti.
Enfin, Jeanne, aumônier de l’hôpital du Haut Anjou à Château-Gontier, nous a donné ce témoignage bouleversant sur le baptême de la petite Théa.