La crèche de la cathédrale

Cathédrale « La Trinité »

Glossaire

Crèche de Noël : c’est une mise en scène de la naissance de Jésus, appelée “la Nativité“, telle qu’elle est racontée dans l’évangile selon saint Luc. Jésus est né dans une étable et a été déposé dans une mangeoire ou cripia, mot latin qui est à l’origine du mot « crèche ». La crèche désigne aujourd’hui l’étable tout entière et les personnages qui y sont rassemblés, l’Enfant Jésus entouré de Marie et de Joseph. Des bergers arrivent ensuite avec leur troupeau et plus tard des Rois mages. Dès le IIIe siècle, les chrétiens ont vénéré une crèche dans une grotte de Bethléem, supposée être le véritable lieu de naissance de Jésus. En 1223, François d’Assise organise une crèche vivante dans son église à Grecchio, en Italie, avant de célébrer la messe de Noël.

Au Moyen Âge ces représentations deviennent traditionnelles. Elles seront remplacées plus tard par des crèches faites de santons, installées dans les maisons.

Les bergers : selon la tradition, les plus pauvres, les bergers des alentours arrivent le matin même saluer le nouveau-né. Puis ce sont les rois mages.

Les Rois mages : visiteurs qui figurent dans un épisode de l’Évangile selon Matthieu, lesquels, ayant appris la naissance de Jésus, viennent « de l’Orient » guidés par une étoile pour rendre hommage « au roi des Juifs » et lui apporter à Bethléem des présents d’une grande richesse symbolique : l’or, la myrrhe et l’encens. L’or symbolise la royauté de l’enfant, la myrrhe, parfum de l’embaumement, symbolise la mort de Jésus par le sacrifice de la croix. Jésus sera embaumé par Marie, sa mère, et Marie-Madeleine premier témoin de la Résurrection de Jésus de laquelle le symbole est l’encens.

 

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La crèche de la cathédrale

Installés en 2010, les bas-reliefs en bois de la crèche ont été sculptés par Alain Legros et peints par Marie Delpech. Regardons cette crèche comme la continuité de l’ensemble architectural sur lequel elle s’appuie. Les artistes se sont inspirés du retable pour les traits et les couleurs des personnages.

Ici, comme sur le tableau, Marie, assise, est en rouge, son visage couvert d’un voile blanc a le même sourire que sur la peinture… on dirait que la Vierge est descendue de la toile pour nous offrir Jésus aujourd’hui, à Laval.

Joseph, debout, a une tunique semblable à celle de St Augustin, bleue aux plissés blancs en bas du tableau. Il a le visage et l’attitude de la sculpture de l’alcôve de droite, St Jean. Il apporte une lanterne à Celui qui est la vraie lumière : l’Enfant couché dans une mangeoire, Jésus.

Juste derrière le nouveau-né, l’ange musicien qui, sur le tableau, joue de la trompette dans les nuées a déployé ses ailes pour accompagner cette naissance. Il entonne le « Glô-ô-ô-ô-ôria » de tout le peuple qui accueille l’Enfant. Peuple du temps de Jésus, simples bergers, à gauche, riches rois mages, à droite…  À la base, voici le peuple d’aujourd’hui, représenté dans le paysage lavallois devant le viaduc et le vieux château. À droite, les peuples du monde entier, arrivent pour célébrer et méditer la Nativité. Joie du Mystère de la promesse éternelle : aujourd’hui le Sauveur est né.