Mercredi 2 février, les religieux et religieuses du diocèse se réunissent pour une journée de prière au Prieuré de la Cotellerie, « parce qu’il est beau et juste de remercier le Seigneur pour le grand don de la vie consacrée, qui enrichit et réjouit l’Eglise par la multiplicité des charismes et le dévouement de tant de vies totalement données au Seigneur et aux frères. » (Saint Jean-Paul II).

Les frères Jean-François, prieur et Ronan tous les deux moines au Prieuré de la Cotellerie ont accepté de nous livrer une réflexion sur cette journée de la Vie consacrée qui les fête. Moines, moniales, sont essentiels à notre société. La culture actuelle, surtout occidentale, a tendance à viser seulement l’action et la production, mais ne sent-elle pas un besoin inconscient de silence, d’écoute, de respiration contemplative ?

Mais qu’est-ce donc qu’une personne consacrée ou ce quelle n’est pas ?

 –       « La personne consacrée n’est pas une main sans cœur ». Car elle aurait certes une compétence mais elle ne serait dotée d’aucune conviction. Elle serait donc un ciel sans étoiles, incarnant en quelque sorte, une politique sans mystique.

 –         « La personne consacrée n’est pas davantage une main sur le cœur ! » Car elle ne peut donc professer l’idéal évangélique sans vouloir le mettre en œuvre à travers des actions concrètes. C’est dire qu’elle ne peut se contenter de seulement discourir au point de finir par laisser penser qu’aimer consiste à sentir et non pas à consentir…

 –         « La personne consacrée, c’est bien sûr un cœur sur la main ! » Elle veut donc mettre sa compétence au service de convictions inspirées par sa foi et, partant, son action au service de la vie que Jésus est venu donner en abondance.

 –         « La personne consacrée c’est surtout un cœur plus grand que la main ! » En effet , le cœur sur la main de la personne consacrée est celui « qui a tant aimé les hommes », le cœur de Jésus-Christ, du Verbe fait chair, le cœur transfiguré du Fils en lequel le Père met toutes ses complaisances, le cœur de l’Agneau, Arche de l’Alliance, où les hommes rencontrent la Trinité dans une ineffable communion d’amour.

« En contemplant le don de la vie consacrée, l’Eglise contemple sa vocation la plus profonde, celle de n’appartenir qu’à son Seigneur, soulignait Jean-Paul II. La vie consacrée a pour mission prioritaire de garder vivante dans l’Eglise la forme historique de vie assumée par le Fils de Dieu quand il est venu sur cette terre ». (Saint Jean-Paul II)

 

Contribution à “Quatre mains”
Frères Jean-François (Prieur) et Ronan de la Cotellerie