Le 17 novembre dernier, les services de la Pastorale de la Santé et du service de formation du diocèse ont proposé une journée de réflexion ouverte à tous sur les enjeux de la fin de vie.

Jean Matos, formateur en éthique du soin auprès de nombreux établissements médicaux et médico-sociaux et travaillant avec Mgr d’Ornellas sur les questions éthiques, nous a invité tout d’abord à nous méfier de nos certitudes comme étant des vérités absolues. S’il est bon d’avoir des convictions, il est moins bon de les imposer aux autres ! Chacun a en soi une part de vérité, cette vérité étant faite de nuances en fonction de nos sensibilités culturelles, éthiques ou spirituelles.

 

Pas de dignitomètre pour mesurer le dignité des individus

Le mot « dignité » par exemple illustre un concept différent pour les personnes qui désirent  « mourir dans la dignité ». Pour Jean Leonetti, ancien député français et à l’origine de la loi relative à la fin de vie de 2005, il n’existe pas de « dignitomètre », appareil de mesure donnant la dignité d’un individu. Tous nous avons la même dignité, la même valeur, à l’image d’un billet de banque selon qu’il soit froissé ou tout lisse sortant du distributeur !

Aujourd’hui en France, le code de santé publique impose que « Toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu’il lui fournit, les décisions concernant sa santé » CSP L 1111-4

 

Nécessité de clarifier le vocabulaire

Jean Matos a clarifié les termes de « suicide assisté », « euthanasie », passive et active,  « sédation profonde ». Il a rappelé l’importance des « directives anticipées », de la personne de confiance et des nouveaux droits des malades que donne la loi Claeys-Leonetti à partir de février 2016.

Cette journée nous a permis de mettre des mots sur des termes parfois mal compris, mais aussi d’échanger les uns avec les autres sur la réalité de nos vies de soignants, de bénévoles en aumônerie ou d’aidants familial ou amical dans le cadre des accompagnements des personnes en fin de vie que nous côtoyons. Jean Matos nous aidé à réfléchir avec dynamisme et humour ; le Père Perdrix, vicaire général chargé de l’accompagnement de la Pastorale de la santé, nous a confiés au Seigneur dans cette présence auprès des personnes malades que nous vivons chacun dans la variété de nos quotidiens : la journée fut belle et riche, porteuse d’Espérance et de Fraternité !