Le denier : une collecte vitale

Une image perdure qui donne à penser que l’Eglise est riche. Or, de nombreux diocèses dans notre pays connaissent des difficultés économiques importantes. La campagne est lancée ce dimanche 23 février dans le diocèse de Laval. Un enjeu et un défi majeurs pour le rayonnement d’une Église qui est envoyée pour porter le message de l’Evangile !

Un sondage Ipsos réalisé en 2021 révèle que seulement 33% des catholiques savent que l’église ne vit que des dons. Le don des fidèles n’est pas une routine mais un enjeu capital pour l’Eglise. Il constitue sa ressource essentielle. Bien sûr la campagne du Denier est d’actualité toute l’année ! Néanmoins, il existe trois temps forts qui représentent un zoom sur la nécessité de répondre à cette campagne d’appel à dons. Trois fois par an, des informations sont envoyées aux donateurs. En février pour le lancement de la campagne, en septembre par la lettre aux donateurs et en décembre pour une relance en paroisse au terme de l’année fiscale.

En Mayenne,  la vigilance des fidèles a porté ses fruits. 

La campagne du denier est d’abord une campagne de terrain, que les paroisses s’approprient pour la rendre visible dans tous les lieux de prière et de rassemblements : les églises, la maison diocésaine et les maisons paroissiales. « Ce travail dans la collégialité entre diocèse et paroisses est indispensable » explique  Arnaud Trubert, économe diocésain. « On peut être heureux de constater une progression de la collecte du Denier par rapport à 2019. Malgré les incertitudes, les donateurs sont toujours présents. On peut remercier les Mayennais pour leur vigilance et leur implication ». Néanmoins alors qu’en 2020 ils étaient 5 656, on en compte 5 442 pour l’année 2021. Un nombre de donateurs en diminution de 214. Cette tendance n’est pas propre à la Mayenne mais elle reflète un mouvement général au sein de l’Église de France.« La présence sur le  terrain doit continuer de s’intensifier » encourage l’économe.

Une campagne axée sur la relation personnelle

« Nous veillons à assurer une présence dans la presse, sur le terrain et à ne pas se faire oublier. » Le bouche-à-oreilles et la mobilisation de tous sont néanmoins primordiaux. Pour une communication grand-public, le service  communication en accord avec les services de la région Ouest a choisi de conserver pour la seconde année « ll était une FOI : un don votre histoire ». Un même slogan déployé mais de nouvelles affiches. « On lance la campagne avec des outils nouveaux : une grand-mère rajeunie, deux générations d’hommes, des jeunes mariés ». explique Véronique Larat-Faguer, chargée du service communication pour le diocèse. Des enveloppes Flap vont être distribuées. L’idéal c’est qu’elles le soient de la main à la main.

 Il faut cependant ouvrir de nouvelle pistes

Les analyses montrent que la population des donateurs évolue. Plus connectée, plus mobile, elle est désormais très présente sur internet. Le don en ligne est en nette croissance. L’appli ‘La quête’ est un outil vraiment utile à l’heure où l’on a de moins en moins d’argent liquide sur soi. Il faut inventer de nouveaux moyens. Des idées sont à l’étude au sein de l’économat et du service communication. Pourquoi ne pas organiser “un dimanche du don”, des rencontres pour parler de l’importance du don, des quêtes ciblées pour les paroissiens qui préfèrent apporter une aide plus matérialisée, etc… Il est temps d’ouvrir de nouvelles pistes.

Valérie Fourtané

La nouvelle mesure fiscale

Même si tous ne sont pas imposables, en 2022 la déduction fiscale accordée aux cultes est passée de 66% à 75%.

Les chiffres du Denier 2021
en Mayenne