Évangile de Jésus Christ selon saint Jean(Jn 10, 27-30)

En ce temps-là, Jésus déclara :

« Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.

Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.

Le Père et moi, nous sommes UN. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

Homélie 4ème Dimanche de PÂQUES « C »   

C’est aujourd’hui ce que nous appelons :

« la Journée mondiale de prière pour les Vocations »

toutes les vocations, toutes les formes d’appel à miser notre vie sur le Christ et sur l’Évangile à vivre au quotidien !

Car, que nous soyons enfants, jeunes ou adultes, malades ou bien portants, le Christ « Bon Berger », « vrai Pasteur », le Christ nous connaît bien. Il connaît le fond de notre cœur et Il nous aime. Et c’est parce qu’il nous aime, qu’il nous appelle tous et toutes à baser toute notre vie sur « l’amour ». Non pas seulement un petit geste de générosité, un petit coup de cœur de temps en temps, mais une vie qui soit en permanence le plus possible don de soi, service des autres, comme Lui l’a fait pour nous ! …

Oui, tel est bien l’amour auquel nous sommes tous et toutes appelés, pas seulement les prêtres ou les religieuses, pas seulement certains géants de l’amour et du don de soi comme l’ont été l’Abbé Pierre, Mère Térésa, et tant d’autres moins connus…  Mais vous, moi, chacun, chacune de nous. Et cela, au cœur même de ce qui fait notre vie de tous les jours, avec les personnes avec qui nous partageons la route de la vie.

Formidable mission ! Route enthousiasmante ! Mais aussi, route très exigeante et bien souvent à contre-courant de ceux et celles qui nous disent : « Pense à toi. Profite de la vie ! Ne t’occupe pas des autres ! » Cet amour suicide qui fait notre malheur et le malheur de ceux qui nous entourent.

Alors, choisissons ce qui fait vivre ! C’est ainsi que des jeunes ou des adultes se mettent en route vers le baptême. D’autres donnent de leur temps et du meilleur d’eux-mêmes pour les accompagner.  D’autres jeunes sont en route vers la Confirmation. D’autres encore se retrouvent avec leurs parents pour préparer leur Profession de Foi ou leur Première Communion…Sans oublier tous ceux, croyants ou non, qui s’investissent généreusement, courageusement dans l’action humanitaire, dans une organisation caritative, dans l’accompagnement des blessés de la vie, dans l’accueil des migrants, dans le dialogue inter-religieux, ou dans un engagement syndical ou politique désintéressé et fidèle malgré toutes les généralisations abusives du genre : « tous pourris ! »    Oui, quelle que soit notre situation ou notre âge, découvrons ou redécouvrons combien une seule chose est absolument vitale : l’amour que l’on reçoit et l’amour que l’on donne et que l’on donne toujours plus !

Mais parce que nous savons tous, que ce n’est jamais spontané, ni acquis une fois pour toutes dans notre monde basé sur l’individualisme et le matérialisme, ceux qui sont croyants savent combien ils ont besoin de venir souvent faire le plein à la Source, se nourrir de la Parole du Christ et du pain de sa Vie, pour puiser en Lui la force d’aimer toujours plus et toujours mieux !                                            

Et c’est bien cela l’appel fondamental que le Christ adresse à chacun, chacune de nous, c’est cela notre vocation..

Aussi, en cette Journée mondiale de prière pour les vocations, toutes les vocations. prions pour que, chacun, chacune, nous répondions avec toujours plus d’enthousiasme et de générosité à l’appel du Christ à miser toute notre vie sur l’amour et le don de soi, quelle qu’en soit la forme concrète ! Car, loin de s’opposer, toutes les vocations de baptisés, de religieux-religieuses ou de prêtres, toutes ces vocations s’appellent les unes les autres et s’enrichissent, en particulier les vocations de baptisés qui prennent toute leur place dans la vie en Église ou dans la vie en société pour qu’elle soit plus juste, plus fraternelle, plus solidaire…

Sans oublier les vocations de prêtres qui se font plus rares et sans lesquelles nous ne pourrions plus autant puiser à la Source, en particulier par l’Eucharistie.

Alors, puissions-nous oser croire que devenir prêtre, c’est une forme de vocation toujours possible et plus que jamais vitale ! Puissions-nous encourager ceux à qui cet appel pourrait faire peur…

Presque au soir de ma vie, je peux vous assurer que ce n’est que du bonheur.

Du bonheur pour ceux qui sont devenus prêtres.

Du bonheur aussi, je l’espère et je le crois, pour celles et ceux qui bénéficient de leur ministère…

Alors « prions le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa Moisson » !

Et demandons-Lui le courage de répondre, chacun, chacune, à ses différents appels… AMEN !

Père Bernard Trohel