« C’est le mystère pascal du Christ que l’Eglise célèbre, avec foi, dans les funérailles de ses enfants » nous rappelle le rituel des funérailles (RF 1).
Nous le savons, mais il n’est peut-être pas inutile de le rappeler ! Les tentations sont grandes, en effet, de faire de la célébration à l’église un hommage au défunt. L’air du temps va plutôt en ce sens ! Cette dimension d’hommage n’est pas absente du rituel, mais il ne s’y réduit pas.
La pédagogie du rituel nous amène à considérer progressivement la vie du défunt comme le lieu de l’action salvifique de Dieu. Oui, le Seigneur a été présent dans cette vie et nous le reconnaissons. Si nous fixons les yeux sur le défunt, c’est pour y voir les traces de Dieu dans sa vie.
«À la suite du Christ, l’Église reconnaît que toute vie vient de Dieu, que toute vie va à Dieu et que la mort n’est pas la fin de tout, mais un passage…» (DEC, p. 230).
Heureux sommes nous d’être ces « passeurs » d’espérance !

Père Franck VIEL