Cette année encore, y aura-t-il une place dans nos cœurs à l’espérance et à la joie de Noël ? C’est bien sûr mon vœu le plus cher.

Exposition 2022 des crèches à la Maison diocésaine réalisée par la Commission d’Art sacré

Mes amis,

Chaque fois qu’une année s’achève pour laisser place à une nouvelle, nous caressons le rêve d’une humanité meilleure, un monde harmonieux où chacun pourra vivre heureux et préservé de l’incertitude des lendemains. Et pourtant, nous voyons que nous vivons toujours dans un monde « en morceaux », théâtre de violences multiformes (guerres, terrorisme, criminalité diffuse, tragédie des migrants…) qui plongent des populations entières dans le drame et la souffrance. Et la question se pose alors de savoir s’il y aura, cette année encore, une place dans nos cœurs à l’espérance et à la joie de Noël. C’est bien sûr mon vœu le plus cher. Noël, c’est le monde entier qui se penche sur un berceau, c’est la découverte émerveillée que Dieu nous aime. Dieu vient à notre rencontre à travers la fragilité d’un enfant.

Nous nous sentons particulièrement proches, en ces jours, du peuple ukrainien touché par la guerre et nous appelons sur lui le don tant espéré de la paix. La non-violence est la seule force capable de retourner l’histoire. C’est pour nous, très concrètement, un appel à vivre la bienveillance et la fraternité là même où nous vivons, dans nos familles, entre voisins, sur nos lieux de travail.

Mais nous savons que la violence s’exerce aussi contre l’environnement. Les mois écoulés ont vu l’accroissement inquiétant des dérèglements climatiques, tous ces phénomènes extrêmes, conséquences de nos modes de vie consuméristes souvent irresponsables. Noël peut être un appel à changer de style de vie, à explorer les chemins d’une sobriété vraiment heureuse parce que profondément libératrice.

Enfin, tandis qu’est lancée dans notre pays une consultation citoyenne sur la fin de vie, j’en appelle à un sursaut de la conscience collective pour la protection du plus faible. Dans le nouveau-né de la crèche, en effet, c’est la fragilité de toute vie humaine, celle de l’enfant à naître comme celle du mourant, celle des pauvres comme celle des personnes handicapées qui se trouve remise entre nos mains. Au nom même de la fraternité qui est toujours créatrice de relations, créatrice d’un avenir – aussi court soit-il –, avec les équipes de soignants qui accompagnent magnifiquement nos frères et sœurs malades à l’approche de la mort, soyons les serviteurs de la vie jusqu’au bout !

Je vous souhaite un Noël de fraternité et de paix et vous présente mes vœux les plus fervents pour la nouvelle année.

 +Thierry Scherrer
Évêque de Laval

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