Le 4 novembre dernier, à l’initiative de la Pastorale de la santé et de la Formation permanente, Soeur Roxane Studer, responsable d’une unité de soins palliatifs à Malestroit, et le Père Luc Meyer, vicaire général, ont animé une formation à l’accompagnement spirituel des personnes en fin de vie.

140 personnes y ont participé avec attention, bénévoles de la Pastorale de la santé, en aumônerie des hôpitaux ou à domicile, ou simplement intéressées par ce sujet.

« L’accompagnement spirituel : aider l’autre à façonner sa demeure intérieure. »

Dans un premier temps, Soeur Roxane a différencié le spirituel et le religieux. Puis elle a montré les différentes dimensions de la personne humaine : biologique, sociologique, psychologique et spirituelle. Le spirituel est le coeur de nos vies, notre identité profonde. Il y a un travail spirituel tout au long de la vie, un cheminement.
Le besoin spirituel est un besoin d’être aimé, reconnu, utile. Il existe une souffrance spirituelle, comparable à une dépression. 

140 personnes ont participé à la journée de formation
animée par Sr Roxane Studer et le Père Luc Meyer.

L’accompagnement spirituel se fait donc en tenant compte de cette dimension spirituelle de la personne, de ce besoin. Il faut être humble, à l’écoute, il n’y a pas de recette toute faite. L’accompagnant doit laisser sa liberté à l’accompagné, en tenant compte de sa propre spiritualité. Le soignant au sens large du terme doit prendre conscience de la dimension spirituelle du soin. Il y a aux Etats-Unis et au Canada des grilles d’évaluation pour cela.

Il y a un enjeu de société majeur dans cet accompagnement. L’accompagnement de la dimension spirituelle est la part du soin qui transforme l’acte en rencontre, a dit Soeur Roxane en conclusion.

Qu’est ce que l’accompagnement spirituel ? 

Le Père Meyer, quant à lui, a parlé de l’accompagnement spirituel en général. L’accompagnement est un service dont nul n’est propriétaire.

La personne accompagnée ne dit pas ce qu’elle pense, mais ce qu’elle vit. C’est elle qui décide de quoi on discute. La personne accompagnée n’est pas là pour raconter sa vie, mais apprendre à goûter sa vie.

Pour les personnes en fin de vie, c’est un accompagnement global. L’accompagnement spirituel est une spiritualité de l’Avent. La personne qui accompagne va permettre de faire remarquer la présence du Seigneur dans la vie de l’accompagné. C’est l’aider à devenir ce qu’il est au plus profond de lui-même.

Le Père Meyer a conclu avec cette belle parole : Accepte-moi tel que je suis, deviens espérance, deviens patience, deviens délicatesse.

 

 

intervention - 2e partie

par Sr Roxane et Père Luc Meyer

Un livre à lire

Les patients au cœur – la vie dans un service de soins palliatifs, Claire Fourcade, février 2019, éditons Bayard, 261 pages.  En vente chez Corneille-Fnac.

Une immersion facilitée par le style d’écriture de l’auteur : de courts chapitres de deux ou trois pages, qui présentent à chaque fois une personne différente et la façon dont elle a été accompagnée avec sa famille.