ÉTAPES DE LA VIE CHRETIENNE

« On ne naît pas chrétien, on le devient ! ». Et être chrétien, ça se vit !
Tout comme la vie est marquée par des étapes, la vie chrétienne est jalonnée par les sacrements : le Baptême, la Confirmation, l’Eucharistie, le Mariage, l’Ordre, la Réconciliation, le Sacrement des Malades…
Pour aller d’étapes en étapes, je vis des passages : faire grandir ma foi, grandir dans la charité les uns pour les autres, approfondir ma relation à Dieu, franchir les joies et les épreuves de la vie…
La catéchèse, à tous les âges de la vie, est là pour m’accompagner dans cette vie avec Jésus.

LE BAPTEME

Rite par lequel est réalisé l’adhésion au Christ. Il fait entrer le baptisé dans le mystère de Pâques  » mort et résurrection de Jésus-Christ « . C’est en Lui que tout baptisé dans l’eau et dans l’Esprit est immergé pour renaître à la vie nouvelle. Ce rite fait entrer le nouveau baptisé dans la communauté de l’Église.

Le nom du Baptême vient du geste qui le réalise: baptiser signifie « plonger », « immerger ». La plongée dans l’eau signifie pour celui qui demande le baptême (le catéchumène), son union au christ dans sa mort et sa résurrection. Il est comme une « nouvelle créature » (1)

Les grands événements de l’histoire de l’Alliance de Dieu avec l’humanité, rappelés dans la célébration de la nuit de Pâques (Vigile Pascale) annonçaient déjà le Baptême. Par exemple, la traversée de la mer Rouge, véritable libération d’Israël de l’esclavage en Égypte, annonce la libération du péché par le Baptême. Par sa Pâque, sa mort et sa Résurrection, le Christ a ouvert à tous les hommes les sources de la vie éternelle.

Le Baptême se donne donc en plongeant le catéchumène dans l’eau, ou en lui versant de l’eau sur la tête, en invoquant la Sainte Trinité: Je te baptise au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.

(1) le nouvel Adam

Aller plus loin

LA CONFIRMATION

Sacrement étroitement lié au baptême et signifiant le don de l’Esprit Saint. Avec le baptême et l’Eucharistie, il traduit l’appartenance plénière au Peuple de Dieu.

« La confirmation accomplit le don du Baptême. C’est le sacrement qui donne l’Esprit Saint pour nous enraciner plus profondément dans notre vie d’enfant de Dieu, nous unir plus fermement au Christ, rendre plus solide notre lien à l’Église, nous associer davantage à sa mission et nous aider à rendre témoignage de la foi chrétienne par nos paroles et nos actions.

Comme le baptême, la confirmation imprime dans le chrétien une marque ineffaçable. Ce sacrement ne peut donc être reçu qu’une seule fois.

L'EUCHARISTIE

L’Eucharistie est le troisième sacrement de l’Initiation Chrétienne. À plusieurs reprises, dans une démarche mystagogique, Saint Augustin rappelle aux néophytes ce qu’ils ont vécu depuis le début de leur itinéraire :

« Engrangés lors de leur entrée en catéchuménat, moulus au long de celui-ci par les efforts de conversion qui leur étaient demandés et qui se rendaient visibles dans les « jeûnes et les exorcismes », imbibés d’eau à la fontaine baptismale pour devenir une pâte, passés à la « cuisson du feu du St Esprit », et ainsi « devenus le pain du Seigneur », ils ont à « devenir ce qu’ils ont reçu : le corps du Christ. » (Sermons n° 229, 272,…)

Le mot « Eucharistie » signifie « action de grâces ». C’est le peuple qui rend grâce au Père, par son Fils, dans l’Esprit pour le don qu’il nous fait de sa Vie.

« L’Eucharistie est la source et le sommet de toute la vie chrétienne » (Vatican II Constitution sur l’Eglise n° 11)

C’est par l’Eucharistie que nous est donnée la Vie de Dieu, le Pain de la route. Recevoir le Pain de Dieu nous invite à partager notre pain avec nos frères en humanité.
L’Eucharistie structure la vie chrétienne, elle la ponctue, elle est la respiration dans la vie spirituelle. C’est une actualisation de la Pâque et non pas sa répétition ou son simple souvenir. L’Eucharistie, ou la messe, est un rappel de la dernière Cène, de la mort et de la résurrection de Jésus Christ.

Source CEF : l’eucharistie

LA RECONCILIATION

 » Le Seigneur Jésus-Christ est le médecin de nos âmes et de nos corps. II a pardonné ses péchés au paralytique et il lui a rendu la santé du corps (Marc 2, 1-12). Il a voulu que son Église continue son œuvre de guérison et de salut, par la force de l’Esprit Saint.

C’est le but des deux sacrements de la guérison : le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation et le sacrement de l’Onction des malades.

Le don du retour vers Dieu

Le pardon des péchés commis après le Baptême est accordé par le sacrement dit de la conversion, de la confession, de la Pénitence ou de la Réconciliation.

Revenir à la communion avec Dieu par la conversion est un mouvement suscité par la grâce de Dieu plein de miséricorde et désireux de sauver tous les hommes. Nous devons demander cette grâce pour nous-mêmes comme pour les autres

LE MARIAGE

Le mariage entre un homme et une femme baptisés, vivant de la foi chrétienne, est un sacrement s’il est décidé librement, voulu comme unique et définitif, c’est-à-dire jusqu’à la mort, et ouvert à l’accueil des enfants. Le sacrement du mariage donne aux époux la grâce de renforcer et perfectionner leur amour, d’affermir leur unité indissoluble et de se sanctifier dans leur vie familiale.

Le mariage doit être célébré publiquement par l’échange des consentements : l’engagement public et libre des époux l’un envers l’autre. La célébration se fait normalement devant l’assemblée chrétienne, les témoins et le curé, ou un prêtre un diacre, délégués par lui. Le célébrant appelle la bénédiction de Dieu sur les époux et leur foyer.

Le sacrement est un don de Dieu, l’Eglise ne se reconnaît donc pas le pouvoir d’annuler ce don. Quelqu’un qui a réellement reçu le sacrement de mariage ne peut pas se marier une seconde fois après son divorce. S’il le fait, il demeure membre de l’Eglise, puisque le don du baptême ne peut être annulé, mais il entre dans une rupture de vie sacramentelle tant qu’il ne peut pas recourir au sacrement de Pénitence.

L'ORDINATION

« Par le Baptême, tous les fidèles participent à la mission du Christ, Prêtre, Prophète et Roi. Dans cette communion et cette mission du baptisé il existe une autre participation à la mission du Christ : servir au nom et en la personne du Christ Tête au milieu de la communauté. Ce service comporte trois missions essentielles : l’enseignement, la sanctification et le gouvernement du Peuple de Dieu.Le ministère ordonné comprend : les évêques, les prêtres et les diacres. Ce sont les évêques qui célèbrent les ordinations dans les trois degrés du sacrement de l’Ordre. L’évêque reçoit la plénitude du sacrement de l’Ordre.II entre ainsi dans le Collège épiscopal et il devient le chef visible de l’Église particulière qui lui est confiée, le diocèse. Les prêtres sont les coopérateurs de l’évêque et reçoivent de lui la charge d’une communauté paroissiale ou d’une fonction déterminée. Les diacres, ordonnés pour le service de l’Église, sont appelés à exercer des fonctions dans le ministère de la Parole et de l’Eucharistie, et le service de la charité.

Ceux qui reçoivent le sacrement de l’Ordre
sont consacrés pour être, au nom du Christ,
par la Parole et la Grâce de Dieu,
les Pasteurs de l’Eglise.

Ordination épiscopale de Mgr Scherrer, Evêque de Laval en 2008
L'ONCTION DES MALADES

Le sacrement de l’onction des malades a longtemps été appelé le sacrement de l’Extrême onction, et réservé aux mourants.

Aujourd’hui, conformément à la tradition la plus ancienne, le sacrement que l’on donne aux mourants, c’est l’eucharistie, que l’on dit être reçu en viatique (pain de route).

L’onction est, quant à elle, réservée aux malades qui, dans les souffrances et les difficultés, demandent courage et espérance et reçoivent de l’Église, par ce sacrement, force spirituelle et confiance.

Comme tout sacrement, il transforme la personne qui le reçoit dans la foi.

Le sacrement de l’onction des malades n’est pas un sacrement réservé aux derniers moments comme le laissait entendre les expressions « extrême onction » et « derniers sacrements ». La pratique ancienne réservait en effet ce sacrement aux grands malades à l’article de la mort.

Il s’adresse aux fidèles dont la santé commence à être dangereusement atteinte par la maladie ou la vieillesse, aux malades au moment où la maladie devient une épreuve difficile à supporter, à ceux qui vont subir une opération sérieuse et aux personnes âgées dont les forces déclinent beaucoup.

L’onction des malades ne remplace en aucun cas les soins médicaux.