La fête de l’Epiphanie était aussi le jour des 60 ans de sacerdoce du Père Paul Pageaud, ce dimanche 5 janvier, au prieuré de la Cotellerie. On ne pouvait pas mieux choisir comme jour pour l’ancien missionnaire, fondateur du sanctuaire et du séminaire d’Issia en Côte-d’Ivoire. 

C’est sous des habits de royauté que les Ivoiriens présents ont fêté le Père Paul à la fin d’une cérémonie joyeuse, à l’africaine, présidée par Mgr Scherrer, et entouré des frères de la communauté. L’église a vibré sous les chants d’Afrique pour le bonheur des amis venus nombreux entourer l’ancien missionnaire.

 

Plus de 50 000 chrétiens à Issia le 15 août

Dès l’âge de 12 ans, le Père Paul avait le grand désir de servir l’Eglise dans une mission. C’est à Issia qu’il a été envoyé. Il y a fondé la mission, l’école, puis le fameux sanctuaire qui attire aujourd’hui plus de 50 00 chrétiens rien que pour l’Assomption, au coeur de la Côte-d’Ivoire. La dernière fondation du père est surtout un séminaire qui forme aujourd’hui de nombreux prêtres ivoiriens ou originaires d’autres pays d’Afrique.

Les liens du Père Paul avec le prieuré de la Cotellerie viennent de leur fondatrice, Mère Marie de la Croix, mystique mayennaise décédée en 1999, qu’il a connue tout jeune. Ceci explique le choix de résidence de l’ancien missionnaire retiré, actuellement prêtre exorciste pour le diocèse de Laval, par délégation de l’évêque. 

 

Son plus beau cadeau ?

Tout ce qui a été réalisé, l’a été grâce à Mère Marie de La Croix, mystique de St-Aignan-sur-Roe, a témoigné le Père Paul Pageaud. Je remercie le Seigneur qui m’a permis de la rencontrer.
De tous les cadeaux qui lui ont été offerts, un seul n’est peut-être pas encore arrivé… je demande une grâce au Seigneur, a-t-il demandé c’est qu’aujourd’hui, il fasse ressentir à quelques uns ou quelques unes d’entre vous, son appel à devenir prêtre ou religieuse… Ce serait mon plus beau cadeau… ! La journée a continué dans la joie autour du « roi”, au cours d’un repas familial et communautaire dans l’hôtellerie du Prieuré.

 

L’Epiphanie, trois mages, trois attitudes 

Les trois mages de l’Epiphanie, sont représentés de trois couleurs pour signifier l’universalité du Salut pour tous les hommes. Ce symbole peut  aussi nous aider à décrypter trois attitudes, a commenté Mgr Scherrer dans son homélie : l’indifférence, qui est celle du pouvoir religieux personnifié par les scribes et les grands prêtres, enfermés dans leurs certitudes.
Deuxième attitude : l’hostilité : celle d’Hérode, qui craint pour son pouvoir de roi, jusqu’à faire éliminer ce concurrent possible qu’est Jésus.
Il y a enfin l’adoration :  la bonne attitude qui est celle des mages. Ils viennent de loin pour cela… Ils cherchent l’absolu.

 

Trois postures à adopter

Regarder : A la vue de jésus, ils eurent une très grande joie. C’est la vertu que procure la foi et qui demeure malgré les vicissitude de nos vie, continuait l’évêque. Il nous faut aussi savoir nous prosterner en adorant l’Enfant qui est la mesure de notre vie… Dernier posture, l’ouverture de nos coffrets, comme les mages devant le Seigneur : à nous de chercher ce que nous pouvons offrir à Jésus, jusque dans les plus petites choses de nos vies…

Le Père Paul Pageaud en costume traditionnel de Cote-d’Ivoire,
où il fut missionnaire
avant de se retirer au Prieuré de la Cotellerie.