Redécouvrons jour après jour la Bonne Nouvelle de la naissance du Christ.

L’ange a dit que Noël amènerait « une très grande joie… pour tout le peuple. » Vraiment ? Pour beaucoup, se préparer à Noël ressemble plus à une besogne qu’à un bonheur… Noël est plus une épreuve qu’une joie…

Pourtant, Noël est réellement la meilleure nouvelle que nous puissions recevoir. Derrière tous les signes et les sonorités visibles de Noël se cachent des vérités simples et pourtant profondes qui peuvent transformer notre vie ici sur terre et pour toujours dans l’éternité. Profitons de ce temps de l’Avent pour redécouvrir pas à pas, jour après jour, le sens de Noël, la Bonne Nouvelle de la naissance du Christ.

Chaque jour vous est proposé un temps de méditation. 
Rédaction : père Frédéric Foucher à partir du livre de Rick Warren 
« un Noël motivé par l’Essentiel »

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Une proposition pour vous aider à prier chaque jour :

– Faire le signe de croix
– Lire lentement la méditation proposée chaque jour de la semaine
– Prendre un temps de silence
– Terminer par une prière à la Vierge Marie :

Sainte Mère de Dieu, dans le silence et la paix,
vous avez porté et mis au monde
Celui qui porte tout :
soyez notre guide sur le chemin de Noël,
afin qu’en fêtant la naissance de votre Fils,
Jésus-Christ, notre Sauveur,
nos cœurs soient transportés de joie et d’Espérance.
Amen.

3e semaine de l’Avent

« Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous,
et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père
comme Fils unique, plein de grâce et de vérité…
C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. »
(Jean 1, 14 ; Ephésiens 2, 8)

Lundi : La grâce, amour gratuit de Dieu

2 Corinthiens 13, 13 :
« Que la grâce du Seigneur Jésus Christ,
l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous. »

En pratique, dans tous les domaines de la vie – à l’école, en sport, au travail – nous sommes jugés sur nos performances. Beaucoup supposent alors que Dieu entretient avec nous des rapports basés, eux aussi, sur la performance. Nous sommes tellement habitués à être aimés sous conditions (« je t’aimerais si… », « je t’aime parce que… ») que nous croyons qu’il nous faut aussi gagner l’approbation de Dieu, mériter son attention. Dieu est venu sur terre en la personne de Jésus pour nous dire essentiellement : « Non, vous vous trompez ! Mon amour pour vous est illimité, inconditionnel, immérité. Laissez-moi vous enseigner un nouveau concept : la grâce, la gratuité de mon amour bienveillant ».

Mardi : La grâce, amour gracieux de Dieu

Psaume 44, 2-4 :
« D’heureuses paroles jaillissent de mon coeur

quand je dis mes poèmes pour le roi d’une langue aussi vive que la plume du scribe !
Tu es beau, comme aucun des enfants de l’homme, la grâce est répandue sur tes lèvres.
Guerrier valeureux, porte l’épée de noblesse et d’honneur ! »

La grâce est l’amour de Dieu en action, l’amour de Dieu qui s’expose pour être aimé. Que Dieu nous aime, toute la Bible jusqu’à Jésus le proclame ; que Dieu se manifeste comme celui qui se laisse aimer, voilà la révélation inouïe de Noël. Voilà ce que les bergers et les mages ont contemplé : un Dieu qui s’expose à nos regards, vulnérable et fragile comme le nourrisson qu’il est à Bethléem, plus fragile encore au calvaire : « de la crèche au crucifiement, Dieu nous livre un profond mystère… Dieu nous aime inlassablement ». Dieu s’expose pour que la beauté et la force de son amour nous bouleversent et nous rendent perméables à son oeuvre au plus intime de notre être.

Mercredi : La grâce, amour de Dieu qui gracie l’homme pécheur que je suis

1 Jean 4, 9-10 :
« Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous :
Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.
Voici en quoi consiste l’amour :
ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés,
et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon. »

La grâce, c’est l’amour de Dieu en action. La grâce, c’est quand Dieu résout notre plus gros problème (le péché) avant même que nous ayons conscience que c’est un problème. La grâce, c’est le visage miséricordieux de Dieu quand il regarde nos péchés. La grâce c’est l’amour de Dieu qui nous pardonne ; la grâce c’est l’amour de Dieu qui nous gracie. Gracier, c’est dispenser de peine celui qui a commis une faute. Gracier, c’est déclarer l’homme pécheur juste et le rendre effectivement juste ; c’est faire de l’homme coupable un innocent, d’un ennemi un fils.

Jeudi : La grâce, amour de Dieu qui me gratifie de l’adoption filiale

Galates 4, 4…7 :
« Lorsqu’est venue la plénitude des temps,

Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme… pour que nous soyons adoptés comme fils.
Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos coeurs,
et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père !
Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils… c’est l’oeuvre de Dieu. »

Le plus grand désir du Père ? Nous gratifier de son amour et de sa vie, nous offrir son amitié que la Bible appelle alliance et communion. Puisque Dieu est Père, c’est en étant adopté par lui comme ses enfants bien-aimés que peut s’établir une véritable communion. Puisque l’homme ne peut se hisser jusqu’à Dieu, le Fils de Dieu va s’abaisser jusqu’à l’homme, jusqu’à être homme pour que l’homme devienne fils adoptif du Père. Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu, voilà la bonne nouvelle de Noël en son sommet, en son point d’incandescence.

Vendredi : la grâce, amour de Dieu qui me gratifie d’une mission

Ephésiens 2, 10 :
« C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés dans le Christ Jésus,
en vue de la réalisation d’oeuvres bonnes
qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions. »

Dieu n’a jamais rien créé sans but. Puisque nous vivons, nous pouvons être certains que Dieu a un but pour notre vie. Le problème, c’est que nous avons fait de nombreux détours. En naissant parmi les hommes, le Christ réoriente la direction de nos vies vers les plans initiaux de son Père. Nous ne sommes pas simplement sauvés du mal, nous sommes sauvés pour le bien, pour faire le bien et faire du bien, non seulement accomplir des oeuvres bonnes mais aussi s’accomplir dans une mission. À Noël, Jésus est venu accomplir ce qu’aucun autre ne pouvait faire à sa place ; de même, chacun de nous est choisi par Dieu pour oeuvrer en ce monde d’une manière spécifique et irremplaçable.

Samedi : Dieu me sauve par grâce au moyen de la foi

Jean 6, 28-29 :
« Les gens demandent à Jésus :
‘Que devons-nous faire pour accomplir les oeuvres que Dieu veut ?’
Jésus leur répondit : ‘Voici ce que Dieu désire : croire en celui qu’il a envoyé.’ »

Pour être adopté comme enfant du Père et être libéré du péché, nul besoin de mériter l’amour de Dieu ; il m’est demandé seulement d’y croire, d’accepter dans la confiance et la foi cet amour de Dieu, ce désir de Dieu d’être mon Père, de reconnaître qu’il m’aime à chaque instant, dans ma beauté et ma pauvreté, de croire qu’il a envoyé le Christ, Dieu fait homme, né de la Vierge Marie, pour me sauver. C’est au rythme hésitant de mes pas dans la foi que se déploie en chaque fibre de mon être la grâce de Noël. Avec saint Paul, je peux m’écrier : « je sais en qui j’ai mis ma foi » (2 Tm 1, 12).

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