Dans quelques mois le diocèse va déménager ses archives historiques. Elles quitteront l’évêché, rue du Cardinal-Suhard, pour être installées au sein de la Maison diocésaine, en haut de la rue d’Avesnières. Petit tour d’horizon avec Gabrielle Bru, archiviste, et responsable de la bibliothèque.

Les archives diocésaines, ce sont 650 m linéaires de documents :  250 m d’actes de catholicité (actes de baptême, mariages…), et surtout, 400m d’archives historiques, explique Gabrielle Bru. Elles sont constituées de fonds des paroisses, (registres paroissiaux, registres de comptes, conseils de fabrique, registre des bancs), d’archives des confréries (associations pieuses de laïcs, le Rosaire, le Saint-Sacrement, …). Nous avons aussi le fonds des évêques, avec leurs correspondances, leurs lettres pastorales,  auxquels il faut ajouter les fonds de différents mouvements religieux, ceux de l’enseignement catholique, des instituts religieux, du grand séminaire de Laval, des fonds de photos de patronages, de scoutisme, et enfin, très précieux, le fonds  de l’histoire de l‘apparition de Pontmain.

Ce sont essentiellement des documents papier imprimés, puis dactylographiés (après 1874), continue l’archiviste du diocèse, avec des encres très stables consituées de noir de charbon, du papier carbone sur papier très fin, des plans d’architectes. L’iconographie est aussi importante (photos, gravures, avec des sujets de communions, cérémonies, portraits). Il y a aussi beaucoup de lettres manuscrites (le décodage n’est pas toujours facile). Ce sont tous des documents fragiles qui sont conservés en chemises et sous-chemises au PH neutre.

sGabrielle BRU est la responsable des archives historique du diocèse
de Laval, et également bibliothécaire .

Une fonction pastorale

Les archives ont trois fonctions :   une fonction juridique et administrative, une fonction patrimoniale, et une fonction pastorale. C’est ce qui enthousiasme Gabrielle : “regarder à l’époque comment nos ancêtres vivaient leur foi, comment l’année liturgique rythmait leur vie, cela nous permet de comprendre le passé pour vivre le présent. Dans l’élan d’un synode, n’est-il pas intéressant de s’y pencher sur notre passé pour continuer à vivre de cette Eglise qui est missionnaire.

 Elles nous disent ce que le passé peut nous apprendre. 

“Les archives, ce ne sont pas que des dossiers poussiéreux défend surtout Gabrielle, elles sont la matière vivante de notre histoire.  Sans le savoir dès que vous écrivez quelque chose, vous êtes en train de créer des archives. Un jour ce qui est dit aujourd’hui entrera dans les archives définitives… Comme les anciennes, elles participeront à la vérité historique . “D’où l’importance du devoir de mémoire”.

Contact : archives.historiques@diocesedelaval.fr

Les anciennes archives de l’évêché.
Installation des nouveaux rails de stockage des archives