Le Père Georges-Henri Pérès est originaire de la Mayenne. Aujourd’hui il est prêtre dans le Morbihan. Dans le magazine Chrétiens en Morbihan, il donne un éclairage sur une question spirituelle. Extrait.

 

Pourquoi y a-t-il un enchaînement de fêtes à la fin du temps pascal ?

Il est vrai qu’une fois le temps pascal terminé par la solennité de la Pentecôte, nous fêtons le dimanche suivant la Sainte-Trinité puis, une semaine plus tard le Saint-Sacrement (ou Fête Dieu), et enfin le vendredi suivant la Fête-Dieu, la solennité du Sacré-Coeur. Pourquoi la liturgie concentre-t-elle ainsi, en si peu de temps, toutes ces fêtes ?

Les trois dimanches successifs de la Pentecôte, de la Sainte-Trinité et de la Fête-Dieu sont l’écho des trois sacrements de l’initiation qui enracinent en nous la vie divine : à la Pentecôte, nous nous souvenons de notre confirmation, lorsque l’Esprit-Saint nous a été donné en plénitude ; lors de la Sainte-Trinité, nous contemplons le mystère de l’amour qui définit Dieu lui-même et qui nous a été transmis le jour de notre baptême ; à la Fête-Dieu, c’est l’occasion de nous rappeler que, dans l’eucharistie, Dieu se donne à nous sans limite, totalement, et qu’il ne cesse de vouloir nourrir notre vie chrétienne par ce don de lui-même.

Enfin la solennité du Sacré-Cœur nous invite à ne pas répondre à tous ces dons de Dieu par l’ingratitude mais, au contraire, par un amour qui cherche à imiter l’amour même du Cœur de Jésus. Mais lorsque nous n’arrivons pas à vivre de cet amour à cause de notre péché, nous savons aussi que ce Cœur manifeste la miséricorde infinie du Père, que nous recevons dans le sacrement du pardon.

Ainsi, par ces quatre solennités, liées chacune à un sacrement, nous avons comme un rappel des fondements de notre foi pour ensuite vivre le « temps ordinaire » c’est-à-dire notre quotidien de chrétiens. 

Père Georges-Henri Pérès
extrait du magazine Chrétiens en Morbihan

mosaïque de la Déisis – Christ-Pantocrator – Basilique Sainte-Sophie-
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