Après deux années d’annulation de pèlerinages, qui n’a pas envie de se remettre en route ? Le programme des destinations 2022 est sorti. Découvrons-le avec Maurice Bigot, directeur diocésain des pèlerinages.

Véronique Larat : Un pèlerinage après deux ans de confinement, cela doit faire du bien, non ?
Maurice Bigot : Après cette période difficile, n’est-il pas temps de nous remettre en chemin, de ressortir nos valises, de les boucler ? Il est temps, oui, de repartir à la rencontre de ceux qui, comme nous, vivent leur foi au quotidien, mais peut-être différemment de nous. Osons sortir de nos maisons, osons quitter nos lieux de vie, notre confort. Partons à la découverte des lieux où le Christ nous a précédés, là où de grands saints ont vécu et ont proclamé la bonne nouvelle de l’Evangile.

V.L. : Où nous emmenez-vous cette année?
M. B. : Nuance, “on essaie d’emmener !” Covid oblige ! En effet, la mouvance des mesures sanitaires oblige chacun à s’adapter en permanence. Nous commençons par Pontmain le 17 janvier, puis Lourdes en avril, Rome-Assise en mai, St Jacques-de-Compostelle en juin, le Laus-La Salette-Ars en septembre, puis en Grèce sur les pas de saint Paul en octobre. Nous organisons également des pèlerinages d’une journée : Pontmain, Montligeon et si nous avons des demandes, nous pourrons aller à Auray et Lisieux.

V.L. : Quelle est votre destination phare cette année ?
M. B. : C’est la Terre Sainte, comme toujours. Rendez-vous fin octobre-début novembre 2022. Nous passerons cette fois-ci par la Jordanie. et notre accompagnateur sera le Frère Omer. Il y a aussi Rome en mai, St-Jacques-de-Compostelle en juin et puis la Grèce fin septembre.

V. L. : Parlez-nous du pèlerinage diocésain à Lourdes. Quel thème ?
M.B. : Rendez-vous du 8 au 13 avril pour ce pèlerinage qui sera présidé par Mgr Thierry Scherrer. Le thème choisi par le sanctuaire : “Allez dire aux prêtres”. C’est la parole de Marie à Bernadette, pendant la 13e apparition… “Allez dire aux prêtres que l’on bâtisse ici une chapelle, et que l’on y vienne en procession”… Marie charge Bernadette d’une mission. Vaste programme spirituel. Les inscriptions sont ouvertes. Et cela peut faire un très beau cadeau de Noël, comme pour les autres pèlerinages… Tout au moins une participation.

V. L. : Les destinations d’une journée intéressent moins les pèlerins aujourd’hui.
M.B. : En effet, les pèlerinages proches de la Mayenne, se font en voiture plutôt qu’en car. Aujourd’hui la nouvelle génération de pèlerins demande des destinations lointaines.

V. L. : Sans doute parce que les pèlerinages ont un côté touristique. Comment répondez-vous à cela ?
M. B. : Un pèlerinage n’est pas un voyage comme les autres, mais on a dû s’adapter. Il est vrai que les pèlerinages ont un côté touristique, on part découvrir un lieu. Mais plutôt que touristique, je préfère le mot culturel. Le pèlerinage reste une démarche spirituelle, un moment de ressourcement. On va chercher quelque chose, on part avec quelqu’un au coeur. Et puis le fait de partir en groupe a son importance ; c’est une communauté de chrétiens qui se met en marche.

Maurice BIGOT, directeur des pèlerinage du diocèse
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