Une nouvelle promotion de l’Ecole du diocèse vient de commencer les cours, le 21 septembre. 38 “élèves” venus de toutes les paroisses de la Mayenne, vont se retrouver une journée par mois pendant deux ans à la Maison diocésaine Cardinal-Billé. Ensemble, ils travailleront pour mieux s’engager dans la mission qui leur est confiée, au service du Christ et de l’Église.

 

Je vais apprendre à me poser, commence l’une des nouvelles arrivées ; cela arrive au bon moment pour moi, à l’heure où je me pose beaucoup de questions sur ma foi, continue sa voisine de “classe”. Toutes deux sont assez engagées dans leur paroisse, avec leur coeur, certes, et tout leur coeur. Mais la raison et le savoir ne suivent pas toujours. On a tellement besoin de connaissances, pour mieux répondre à ceux qui viennent vers nous… C’est bien le but de cette école du diocèse proposée dans le diocèse depuis une vingtaine d’années.

Un investissement pour deux ans

Tous avaient l’air motivés en ce premier jour “d’école”, malgré le travail an perspective. Et les attentes sont fortes : j’attends deux choses de cette école : renforcer mes bases théologiques, et puis mieux connaître le fonctionnement du diocèse, confie l’un des hommes, minoritaires mais bien présents.  Une autre attend tout :  je réalise que j’en avais besoin, je ne ne le savais pas ! 
La formation alterne entre cours théoriques, et travaux pratiques. Il faut compter aussi une soirée mensuelle en petits groupes de travail.  Je compte justement beaucoup de cette alternance. Cela doit certainement aider au discernement, remarque l’une des femmes inscrites.

Faut-il être si intellectuel et savant ?

On l’appelle école, et on parle de travail… Cela peut faire peur. Mais que faut-il entendre par école ? ENA, Bac+ 7 ? La réponse est dans les paroles du Père Luc Meyer, vicaire général, en charge de la formation avec Philippe de Vaujuas. Il y aura du travail, et des connaissances à acquérir, mais il s’agit aussi d’ un style de pensée. Un peu comme on se met à l’école de quelqu’un… Ici , à l’école du diocèse… Entendre l’école du Christ.

A l’école de la pauvreté, de l’humilité et de la fidélité

Oui, il y a aura du travail, heureusement ! Et celui-ci pourra opérer trois conversions en chacun des étudiants,  un peu comme un cadeau spirituel, récompense à l’effort. 

Conversion à la pauvreté :  des questions, des doutes pourront remettre en cause ce que nous vivons  a expliqué le Père Luc Meyer, nous percevrons alors les limites de nos capacités.

Conversion à l’humilité : En se découvrant pauvre, chacun pourra accueillir cette pauvreté avec humilité.  L’humilité n’étant pas de se sentir petit, mais de se faire petit !

Croissance dans la fidélité : la formation reçue, le travail fournit, appellent à une certaine cohérence, dans ce que chacun vit, dans les convictions qui sont les siennes. A chacun de se laisser “pénétrer par sa foi en Jésus Christ”.

Bonnes études à tous !

Philippe de Vaujuas et le père Luc Meyer, vicaire général, chargés de la formation.
© Diocèse de Laval
Dessin, Claire Sauvageot. © Diocèse de Laval