le dimanche 11 avril 2021 , deuxième dimanche du Temps Pascal, toute l’Église célébrera le Dimanche de la Divine Miséricorde : instituée en 2000 par le Pape Jean-Paul II, cette fête nous invite à contempler la miséricorde, cet « autre nom de l’amour ».

Dimanche in albis, ou Dimanche de Quasimodo

Ce dimanche de la Miséricorde est appelé parfois en latin Dimanche in albis, c’est-à-dire dimanche en blanc. En effet, pendant la Vigile pascale, les nouveaux baptisés ont reçu un vêtement blanc, signe de la vie nouvelle qu’ils ont revêtue en Jésus. On fait mémoire ainsi de leur baptême au cours de cette première messe de dimanche qu’ils vivent comme baptisés.

Ce deuxième dimanche de Pâque, on l’appelle aussi Dimanche de Quasimodo. Cette expression vient des premiers mots latins d’une pièce que l’on chantait au début de la messe « quasi modo geniti infantes », ce qui veut dire « comme des enfants nouveau-nés »…

On insiste alors sur le fait que les nouveaux baptisés ont été adoptés par Dieu comme ses propres enfants, plus encore, qu’ils ont accueilli en eux une vie nouvelle, qu’il sont véritablement nés à une vie nouvelle.

Le dimanche de la Miséricorde

Depuis l’an 2000, ce dimanche porte un nom nouveau. A la demande du Pape Saint Jean-Paul II, on l’appelle le Dimanche de la divine Miséricorde. Les textes n’ont pas changé, les lectures sont les mêmes, il y a toujours et davantage encore des baptisés adultes dans la nuit de Pâques et pourtant, il a semblé important de consacrer tout particulièrement ce dimanche à la Miséricorde divine.

On insiste maintenant davantage sur le pardon des péchés accordé par Dieu dans la Croix de son Fils. Ce n’est pas pour nous centrer sur nos péchés mais au contraire pour nous faire contempler, nous faire aimer, nous faire désirer la Miséricorde de Dieu.

Jean-Paul II dit ceci :  « A travers le coeur du Christ crucifié, la miséricorde divine atteint les hommes… Cette miséricorde, le Christ la diffuse sur l’humanité à travers l’envoi de l’Esprit qui, dans la Trinité, est la Personne-Amour. Et la miséricorde n’est-elle pas [l’autre] « nom » de l’amour saisi dans son aspect le plus profond et le plus tendre, dans son aptitude à se charger de chaque besoin, en particulier dans son immense capacité de pardon ? »[1]

Ce dimanche peut donc être pour nous l’occasion de demander dans notre prière à faire l’expérience vivante de cette Miséricorde divine et de redire au Seigneur : « J’ai confiance en Toi ».

 

[1] Homélie de Saint Jean-Paul II pour la canonisation de Faustine Kowalska, 30 avril 2000.
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Cette fête de la Divine Miséricorde nous vient d’une religieuse polonaise qui est passée sur terre sans faire bruit… Faustine Kowalska, celle que l’on appelle l’Apôtre de la Miséricorde, a vécu dans la simplicité de son existence une relation extraordinaire avec Jésus. Née en 1905 en Pologne, elle est la troisième d’une famille de 10 enfants. Elle rejoint la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde à l’âge de 20 ans, la même communauté de la Miséricorde présente dans notre diocèse.

Soeur Faustine a passé 13 ans au couvent, jusqu’à sa mort à 33 ans, en 1938. Elle a été cuisinière, jardinière, portière dans plusieurs maisons de la Congrégation, à Plock, Vilnius et Cracovie. C’est dans cette vie cachée, toute simple, que Faustine sera appelée à expérimenter une grande richesse d’union  Dieu. Dans ses extases, elle fut chargée par Jésus de dire au monde la grandeur de la Miséricorde de Dieu et d’en promouvoir le culte. C’est ce qu’elle fit dans son Petit Journal dans lequel elle propose des moyens de vénérer la Miséricorde divine : le chapelet de la Divine Miséricorde, l’image de Jésus Miséricordieux, l’Heure de la Miséricorde et le Dimanche de la Miséricorde.

Statue de Sainte Faustine
Chapelle Sainte-Faustine à Laval
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Le retour du fils prodigue de Rembrandt
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