Pour l’annonce de l’évangile et par le don de l’Esprit-saint, Mgr Thierry Scherrer, évêque de Laval ordonnera Thomas Leparoux et Vincent de Rochambeau le dimanche 26 juin à 16h en la cathédrale La-Sainte-Trinité de Laval. Deux jeunes hommes de notre temps que nous avons rencontrés à la veille du grand jour !

Ils sont souriants et détendus, impatients et graves à la fois. Le grand jour approche. L’aube d’un engagement se profile : la fin d’une formation, le début d’une grande aventure de prêtre donné à l’Eglise, pour la faire aimer, connaître et la servir. 

 

Thomas, 29 ans, a grandi au Bourgneuf-la-Forêt. C’est la fidélité édifiante des anciens de la paroisse qui l’a aidé à grandir dans la foi. Après son BTS à Haute-Follis, puis une année de discernement dite propédeutique à la maison Charles de Foucauld près de Rennes, il est entré au séminaire à 23 ans.

Vincent, 27 ans, a grandi à l’Huisserie dans une famille très croyante et la vie de la paroisse l’a porté très naturellement. Il a effectué sa scolarité à l’Immaculée Conception à Laval. Il est entré au séminaire à 17 ans après l’obtention de son baccalauréat. 

 

Quand avez-vous ressenti l’appel à devenir prêtre ?

Vincent : Pour moi c’est très mystérieux. Je porte cette envie depuis toujours. Aussi loin que je me souvienne, ce désir m’habite, tout simplement. A quinze ans, je faisais déjà le caté à la paroisse de l’Huisserie. Devenir prêtre, c’est très naturel pour moi. 

Thomas : Une de mes tantes m’a récemment partagé une anecdote : lors de ma première communion à 8 ans je lui aurait demandé : est-ce que prêtre c’est un bon métier ? J’y pensais donc déjà. J’ai aussi été servant d’autel, aux côtés du Père Jean-Marie Véron… Au moment de l’adolescence, le désir s’est néanmoins un peu estompé. Il est revenu en force à 18 ans notamment par le biais de rencontres et une soif intérieure de vivre avec le Christ. Comme le dit si justement Saint Augustin : « Tu étais au-dedans de moi et moi j’étais dehors, et c’est là que je T’ai cherché ». *  Je suis alors entré en propédeutique à Rennes.

Thomas LEPAROUX
Vincent de ROCHAMBEAU

Comment se sont déroulées vos années au séminaire ?

Thomas : J’y ai passé six ans plus un stage de césure à l’Arche. Ces années ont été éprouvantes car il faut se laisser façonner, se laisser aimer tel que nous sommes : « heureux les pauvres de coeur.” J’ai pris conscience que je suis aimé pour ce que je suis, et que c’est à cette mesure-là seulement que je peux aimer pleinement, et me donner. Mon année à l’Arche auprès des personnes handicapées a été une année bouleversante. Ces personnes, qui savent aimer en profondeur, m’ont appris à être aimé comme je suis.

Vincent : Le séminaire est très décapant tant humainement que spirituellement. Il faut arracher les masques, et notamment celui du paraître. C’est une épreuve de vérité. Après les deux premières années de séminaire, et comme j’y suis rentré très jeune – juste après le bac – j’ai fait 3 années de break. Je suis parti à l’université Rennes 2 pour y faire une licence d’Humanités : Lettres classiques, Histoire et Histoire de l’Art. C’est une université publique, où on y trouve une très grande ouverture d’esprit. J’ai gardé de nombreux amis de cette époque.

Formateurs et séminaires de la l’année 2021-2022
au séminaire Saint-Jean à Nantes – ©séminaire Saint-Jean

Quelles sont les matières qui vous ont le plus marqués ? 

Vincent : J’ai éprouvé plus particulièrement une grande joie à étudier la Bible. On l’a quasiment parcouru entièrement au cours de notre formation. C’était très nourrissant d’aller en profondeur pour la vie spirituelle et j’ai particulièrement aimé les cours sur l’eschatologie à savoir les fins dernières.

Thomas : J’ai été très frappé par les cours sur la grâce divine. C’est toute l’œuvre de Dieu qui agit en nous dans le monde. Finalement, la grâce est au centre de toute la théologie. 

 

Qu’est-ce que vous diriez à un jeune qui se pose la question de la vocation ? 

Vincent : c’est normal de se poser la question de la vocation. C’est même plutôt sain. Que cela aboutisse ou pas à une vie consacrée. Cela fait partie de la vie du chrétien de se demander ce que Dieu souhaite pour lui. Ensuite il faut avoir l’intime conviction que l’Église nous veut du bien et nous accompagnera dans notre discernement.

 

Selon vous, qu’est-ce qui pourrait donner à un jeune d’aujourd’hui l’envie de devenir prêtre dans cette Église si humaine, fragile, vieillissante, malmenée ?

Thomas :  J’ai quitté une famille, ma famille avec quelques membres et j’ai gagné une grande famille qu’est l’Eglise diocésaine. Même si l’image de l’Eglise est abîmée, il ne faut pas se tromper : les gens ont soif, il attendent qu’on leur fasse connaître le Christ ressuscité !

Deux futurs prêtres diocésains. Un événement important pour la vie de l’Eglise que les Mayennais pourront vivre ce dimanche 26 juin, dans la joie et l’action de grâce !

* Saint Augustin. Confessions X, XXVII, 38.

Après ses années de séminaire

« C’est par la grandeur du sacrement de l’Ordre – de l’Ordination – qu’un homme devient prêtre du Seigneur. C’est grâce à ce sacrement que le prêtre peut donner la vie de Dieu dans le sacrement du baptême, la présence du Christ dans son Corps et son Sang dans l’Eucharistie, la miséricorde dans le sacrement du pardon… »

Saint Jean-Paul II – Ma vocation, don et mystère.

Il y aura également 14 ordinations de prêtres à la Communauté Saint Martin le 25 juin.

Deux prêtres de la communauté attirent particulièrement notre attention en Mayenne 

Don Baudoin Coste, diacre actuellement en service sur la paroisse Trinité – Avesnières-Cathédrale et natif de la Mayenne. Don Guilhem de Saint Chéreau, né également en Mayenne.

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