Ce dimanche 13 juin, Thomas Leparoux et Vincent de Rochambeau seront ordonnés diacres en vue du sacerdoce, en la cathédrale de Laval. Ces deux jeunes Mayennais que nous connaissons bien reviennent sur leur parcours et leur cheminement.

Thomas et Vincent, pouvez-vous nous raconter quel fut votre parcours jusqu’au séminaire ?

Thomas : Je suis originaire de Bourgneuf-la-Forêt, où je suis arrivé à l’âge de cinq ans : j’ai donc grandi en terre mayennaise ! J’ai fait mon lycée à Laval, à Haute-Follis ; j’ai ensuite fait un BTS dans l’administration sociale, toujours à Haute-Follis.

S’agissant de ma famille : je suis d’une fratrie de deux enfants. J’ai eu la chance d’avoir dans mon entourage mes grands-parents ainsi que quelques religieux, qui ont prié pour moi : ces personnes ont été des instruments de Dieu pour me Le faire connaître.

Vincent : Comme Thomas, je ne suis pas né en Mayenne. Je suis arrivé à cinq ans, j’ai fait tout mon cursus scolaire à Laval, à l’Immaculée Conception. J’ai été porté toute mon enfance par le scoutisme, puisque j’ai été chez les Scouts d’Europe à Laval. Je n’ai pas fait d’études supérieures avant de rentrer en propédeutique. J’ai passé mon bac, et après c’était parti !

A gauche, Vincent de Rochambeau. A droite, Thomas Leparoux

Pendant votre cursus au séminaire, il y a ce qu’on appelle l’intercycle : un laps de temps entre le premier et le seconde cycle durant lequel vous êtes envoyé, pour une mission ou des études. Qu’en a-t-il été pour vous ?

V : Pour ma part, je suis parti à l’université Rennes 2 pour y faire un licence d’Humanités : Lettres classiques, Histoire et Histoire de l’Art. C’est une université publique, où l’ambiance est très différente d’à la Catho d’Angers ! On y trouve une très grande ouverture d’esprit, et aussi une très grande curiosité. Je les ai emmenés à la messe, ils m’ont emmené en boîte de nuit… Ils ont eu la politesse de rester jusqu’à la fin de la messe, je dois avouer que quant à moi je suis parti au bout de dix minutes de la boîte : ça faisait beaucoup trop de bruit !

 

T : J’ai pour ma part passé une année à l’Arche. Cette expérience m’a retourné comme une crêpe !

A l’Arche, des personnes en situation de handicap mental ou physique vivent avec des personnes que l’on appelle « assistants ». Nous vivons au quotidien tous ensemble.

 

Ces personnes, qui savent aimer en profondeur, m’ont appris à être aimé comme je suis. Longtemps j’ai cru qu’il fallait être quelqu’un pour pouvoir être aimé de Dieu ; j’ai découvert que d’abord, j’étais aimé de Dieu, et que j’avais simplement à être moi-même.

Que tirez-vous de ces années au séminaire ? Que gardez-vous de plus précieux ?

T : La première chose, pour moi la plus fondamentale, c’est d’avoir pris conscience que je suis aimé pour ce que je suis, et que c’est à cette mesure-là seulement que je peux aimer pleinement, et me donner.

Le deuxième élément, c’est cette expression de notre recteur : « Il faut faire la paix avec son histoire ». Tout mon séminaire aura contribué à cela : faire la paix avec mon histoire, pour être pleinement disposé à recevoir ce que le Seigneur veut m’offrir.

Le troisième élément, c’est de me laisser émerveiller par tout ce que vivent les paroissiens. Pendant toutes ces années, j’ai eu la joie de rencontrer beaucoup de personnes, d’entendre des histoires de vie, des joies, des souffrances, des épreuves ;.. Toutes ces personnes ont le désir de Dieu. Lorsque je pouvais douter, ou me poser des grandes questions sur ma présence au séminaire, toutes ces personnes m’ont aidé à chercher Dieu d’avantage. Merci à toutes ces personnes !

V : Je crois que s’il y a une chose que je retiens de ma formation au séminaire, c’est que le but de la vie d’un prêtre, c’est de sauver les âmes. Donc, si on veut remplir cette mission, il y a quelques étapes à franchir… Se savoir aimé tout d’abord. Le prêtre est l’homme de la compassion, celui qui accueille toutes les misères des hommes, en particulier dans la confession ; il est aussi celui qui apporte le salut aux hommes en particulier sous les espèces eucharistiques. Pour cela, le prêtre doit avant tout se savoir aimé et se savoir pardonné. S’il n’a pas conscience que lui-même est pécheur, qu’il reçoit la miséricorde de Dieu dans les mêmes sacrements que les fidèles, le sacrement particulier de l’ordre qu’il reçoit ne portera pas de fruit. Tout part de Dieu. Nous ne serons que cela : des petits pinceaux dans la main de Dieu, qui essaieront de barbouiller quelque chose… de sauver des âmes !

Parce que c’est quand même le but de la vie chrétienne : la vie éternelle, le bonheur sans fin !

Cathédrale de Laval

Thomas Leparoux et Vincent de Rochambeau seront ordonnés diacres en vue du sacerdoce par Monseigneur Scherrer ce dimanche 13 juin à 15h30, en la cathédrale de Laval.

En raison des conditions sanitaires, la présence à cette célébration se fera sur invitation. Il est bien sûr difficile de ne pouvoir participer physiquement à ce moment si important pour notre diocèse ; toutefois, nous sommes d’autant plus invités à nous unir dans une grande action de grâce pour ces ordinations. Portons-les de tout notre cœur dans notre prière quotidienne durant ces quelques semaines qui nous séparent de leur ordination !

La messe d’ordination sera retransmise en direct sur Fidélité Mayenne dès 15h30.