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Réalisé en 1455 par Coppin de Delft, peintre ami du roi René d’Anjou, ce triptyque est une peinture sur bois. Sur les deux volets latéraux, sont peints les deux donateurs de l’œuvre représentés par leurs saints patrons : saint Simon et un saint évêque, chacun exprimant sa prière à Marie inscrite sur un phylactère. Ö Mater pietatis, Ô Maria Dolorosa.

Le panneau central représente une magnifique descente de croix. Au soir du vendredi Saint, prenant appui sur la croix qui cadre le sommet du tableau, Marie accueille sur ses genoux Jésus, mort. Le voile de la Vierge dégage la clarté de son visage plein de douleur et se glisse dans les plis généreux de son manteau bleu protégeant le corps du supplicié. Voici l’amour infini d’une mère pour son Fils crucifié.

À gauche se tient le disciple que Jésus aimait. Le plus jeune des apôtres qui sut se tenir au pied de la croix. La main gauche sur son cœur, il offre cet instant. À son vêtement au rouge intense, on sent que l’apôtre se nourrit de l’énergie puisée au sang des blessures du Christ. En un geste noble, sa main droite offre ce corps immaculé meurtri à la façon d’une eucharistie symbolisée par l’auréole de Jésus.

A droite, Marie Madeleine, éplorée, détourne les yeux du corps sans vie de son Seigneur. Ses longs cheveux coulent comme un fleuve de larmes. De sa main gauche elle sèche ses pleurs avec le linge apporté pour les soins. Elle tient dans sa main droite un vase à nard, parfum qui lui servit à oindre les pieds du Christ lors du repas chez Simon, quand Jésus dit à ses apôtres : d’avance elle a parfumé mon corps pour l’ensevelissement. Mc 14, 8.

A l’arrière-plan, se dresse, majestueuse, la ville de Jérusalem. C’est la Cité Sainte qui semble descendre du ciel, avec en elle, la gloire de Dieu. Jn, Ap, 21, 10