« Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Asseyez vous ici,
pendant que je vais là-bas pour prier ». Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et Il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi » (Mt 26, 36-38).
« Qui suis-je devant mon Seigneur qui souffre ? »
« Quand arrive l’heure marquée par Dieu pour sauver l’humanité de l’esclavage du péché, Jésus se retire ici, à Gethsémani, au pied du mont des Oliviers. Nous nous retrouvons dans ce lieu saint, sanctifié par la prière de Jésus, par son angoisse, par sa sueur de sang ; sanctifié par-dessus tout par son « oui » à la volonté d’amour du Père. Nous avons presque peur de nous rapprocher des sentiments que Jésus a
éprouvés en cette heure ; nous entrons sur la pointe des pieds dans cet espace intérieur où s’est décidé le drame du monde.
En cette heure, Jésus a senti la nécessité de prier et d’avoir auprès de lui ses disciples, ses amis, qui l’avaient suivi et avaient partagé de plus près sa mission. Mais ici, à Gethsémani, le suivre se fait difficile et incertain ; le doute, la fatigue et la terreur prennent le dessus. Dans la rapidité du déroulement de la passion de Jésus, les disciples auront diverses attitudes à l’égard du Maître : des attitudes de proximité, d’éloignement, d’incertitude.
demander en ce lieu : qui suis-je devant mon Seigneur qui souffre ? »
Pape François – Gethsémani, le 26 mai 2014

Prions : Dieu qui perçois tous nos appels, ne sois pas loin, réponds nous ! Tu n’as pas abandonné le Christ dans sa Chair à bout de force, dans son Amour bafoué. Accorde maintenant à Tes fils, accablés par le poids de leur faute, d’espérer ton Secours et ton Pardon. Par Jésus, ton Fils, notre Seigneur. Ainsi
soit-il.