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Dans la chapelle du Saint-Sacrement au chevet de la basilique, la petite lumière rouge nous rappelle que dans le tabernacle, meuble liturgique, se trouve la réserve eucharistique. Là sont conservées les hosties consacrées lors de la messe, présence réelle du Seigneur.

À gauche un premier vitrail représente Notre Dame de la Compassion. Ici, la peinture d’une fine grisaille filtre la lumière donnant une grande tristesse au visage de la Vierge qui recueille sa désolation en croisant ses bras sur son cœur. À l’opposé, à droite, est représentée une famille aimante : Joseph, Marie et Jésus, la Sainte famille.

Sur le vitrail central, la Vierge Marie, blême de tristesse, émerge dans sa robe bleue-violine. Elle se détache d’une mosaïque de verre rouge formant la croix de douleur du Christ. Nous pouvons reconnaître la croix que la Vierge montrait aux enfants lors de son apparition à Pontmain. La mère de Jésus lève un regard douloureux vers le supplicié. Le visage clair et la main suppliante de Marie, par la couleur jaune paille de ses doigts pleins de ferveur animent tout le vitrail. Dès l’entrée de la basilique on remarque ce vitrail à l’expression intense juste au-dessous de la croix suspendue du chœur.

Dans une alcôve, à droite est disposée une Piéta en terre cuite du XVIIe siècle, de tradition bretonne. Jésus est venu écraser la mort représentée par le crâne posé à ses pieds, sur le sol du mont du Golgotha, le « lieu du crâne ».
La Vierge ne porte pas son Fils allongé sur ses genoux mais le tient contre elle, le retenant, le soulevant. Jésus appuie le haut de son corps contre le cœur de sa mère. Tous deux ont les genoux pliés comme pour rejoindre les hommes : ils vont se relever à jamais.
Le visage de la Vierge par son sourire délicat et son regard tourné vers le ciel s’offre à la grâce, dans trois jours son Fils sera ressuscité.