« Revenez à moi de tout votre cœur ! »

C’est le mot latin « Quadragesima », qui veut dire « quarantaine », qui a donné notre mot Carême : à l’idée de nous retrouver en « quarantaine », à nous qui l’avons vécue plus souvent qu’à notre tour durant l’année écoulée, un sentiment de lassitude peut nous envahir !… Quel est donc le sens de ce temps liturgique que nous donne l’Église et qui nous conduira vers Pâques ?

Quarante jours au désert

Le Carême commencera le mercredi 17 février, Mercredi des Cendres, et nous emmènera jusqu’à la Fête de Pâques, le dimanche 4 avril : quarante jours qui font écho aux quarante années passées dans le désert par le peuple juif, et aux quarante jours au désert de Jésus, où il a mené un combat spirituel dont il est ressorti victorieux (Mt 4, 1-11).

 

Un temps de dépouillement… pour la joie

« Revenez à moi de tout votre cœur ! » Cet extrait du Livre de Joël est proclamé chaque année durant la messe du Mercredi des Cendres. A nous qui parfois ne voyons que le côté aride du Carême, il vient nous rappeler le réel objectif de ce temps liturgique : revenir à Dieu, source de toute joie.

« Rends-moi la joie d’être sauvé », nous dit le Psaume 50 que nous entendrons aussi le 17 février : car le Carême n’est pas un temps pour lui-même, il est une préparation à la célébration du mystère pascal les jeudi saint, vendredi saint, samedi saint et dimanche de Pâques. Comme la nuit qui précède l’aurore, il est un temps de dépouillement, pour préparer notre cœur à recevoir pleinement la joie pascale, cette joie qui veut imprégner toute notre vie. Il nous prépare à renouveler les promesses de notre baptême à l’occasion de la célébration de la Résurrection du Seigneur. En cela, il nous rend proches des catéchumènes, qui se préparent eux aussi, à proclamer leur foi et à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne dans la nuit de Pâques.

 

©cathopic – retouche : diocesedelaval.fr 

Un temps pour la conversion… pour revenir à Dieu

La formulation du prophète, « Revenez à Dieu », est aussi une invitation à nous rendre compte que nous nous sommes éloignés de Lui : le Carême est bien un temps de conversion, un temps pour relire notre vie, abandonner ce qui doit l’être, afin de ne chercher qu’en Dieu notre bonheur.

 

L’Église nous offre trois piliers pour guider notre chemin de conversion :

⇒ la prière, pour qu’elle devienne la vraie source qui irrigue toute notre vie ;
⇒ le jeûne et la pénitence, pour nous débarrasser de ce qui nous empâte, nous libérer de notre égoïsme et nous entraîner au combat spirituel ;
⇒ l’aumône, car notre foi doit nous faire entendre toujours plus la voix de nos frères souffrants et notre devoir de les servir.

©cathopic 

Des propositions pour vivre le Carême 

Sur le Net, de nombreux sites vous proposent des chemins de Carême.
En voici une sélection :

« Carême dans la Ville »

Une retraite en ligne proposée par les Dominicains, autour du thème « Je t’aime Seigneur, ma force ». « Je suis libre d’aimer », « La mystique au service de tous », « Les milles visages de l’amour… » : une méditation par semaine jusqu’à Pâques.

Théodom

« Les sept péchés capitaux, 9 vidéos pour bien commencer le Carême ! Une série de vidéos profondes et teintées d’humour, proposée par des frères et des sœurs dominicaines.

« Marcher de demeure en demeure avec Sainte Thérèse d’Avila »

Les Carmes de Paris nous proposent un chemin de Carême avec une méditation par semaine autour de la Parole de Dieu et d’un texte de Sainte Thérèse, ainsi qu’un passage de l’Evangile, une phrase carmélitaine et une image par jour.