Ce mercredi 2 février, nous fêtons les 150 ans de la reconnaissance officielle de l’apparition de Notre Dame de Pontmain par l’évêque de Laval de l’époque, Mgr Casimir Wicart.

Cette reconnaissance est l’aboutissement d’un an d’enquête. Les 27-28 mars 1871, le vicaire général Vincent assisté d’ecclésiastiques procède sur place à une série d’interrogatoires.
Le 14 mai 1871, Mgr Wicart présent à Pontmain pour des confirmations en profite pour interroger lui-même solennellement les voyants.
Du 5 au 7 décembre de la même année, une commission de trois médecins examine les enfants et une commission d’ecclésiastiques mettent leur témoignage à l’épreuve.

L’évêque interrogea les voyants à l’improviste

Comme on ne peut jamais être trop prudent dans ce genre d’affaire, le 13 janvier 1872, Mgr Wicart se rend à l’improviste à Pontmain pour interroger encore les voyants et enfin le 20 janvier, il envoie son frère César Wicart qui est aussi vicaire général, pour d’ultimes interrogatoires.

Une formule de reconnaissance inspirée de celle de Lourdes

Au terme de cette enquête canonique, s’ouvre le procès canonique présidé par le vicaire général Vincent et réunissant six autres ecclésiastiques. Ils vont conclure à l’authenticité de l’apparition. Fort de ce verdict et étant lui-même déjà convaincu, Mgr Wicart édicta, le 2 février 1872, un long jugement canonique dont la formule de reconnaissance est inspirée de celle rédigée par Mgr Laurence pour la reconnaissance des apparitions de Lourdes le 18 janvier 1862. Vous trouverez les conclusions du jugement canonique de Mgr Wicart dans le document ci-dessus.

La conclusion du jugement canonique de Mgr Wicart sur l’évènement de Pontmain 

« Notre tâche est accomplie, il ne nous reste plus qu’à conclure. A ces causes, et le Saint Nom de Dieu invoqué, Vu les procès-verbaux des deux commissions successivement chargées d’informer sur le fait de l’apparition de la sainte Vierge à Pontmain, et ceux des compléments d’enquête faits le 19 janvier et le 20 et 21 du même mois.  

Vu le témoignage écrit des Docteurs-Médecins appelés à émettre leurs jugements sur les circonstances qui sont du domaine de la science médicale et physiologiques ;
Vu le rapport et l’avis de la commission de théologiens chargée d’étudier le fait précité au point de vue de la théologie, de la certitude philosophique et des formes juridiques ;  
Considérant que l’apparition de ne peut être attribuée ni à la fraude ou à l’imposture, ni à un état maladif des organes de la vue chez les enfants ni à une illusion d’optique, ni à une hallucination ;

Considérant que le fait excède les forces de l’homme et celle de toute la nature corporelle et visible ; que dès lors il appartient à l’ordre des faits surnaturels ou du moins préternaturels ;
Considérant qu’il ne peut pas davantage s’expliquer par l’action des puissances diaboliques ;
Considérant d’ailleurs qu’il porte, soit en lui-même, soit dans l’ensemble des circonstances qui l’ont accompagné et suivi, le caractère d’un fait de l’ordre surnaturel et divin ;

Avons déclaré et déclarons ce qui suit :
Nous jugeons que l’Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu a véritablement apparu le 17 janvier 1871 à Eugène Barbedette, Joseph Barbedette, Françoise Richet et Jeanne Marie Lebossé dans le hameau de Pontmain.

Mgr Casimir Wicart le 2 février 1872

Ce 2 février 1872, il n’y avait ni basilique, ni parvis, ni colonne de la Vierge
Marie, dans le petit village de Pontmain…
simplement la petite église paroissiale.
Mgr Casimir Wicart, premier évêque de Laval,
a reconnu l’apparition de Notre Dame
le 2 février 1872.

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