En cette journée mondiale des personnes malades, le pape François nous invite à réfléchir sur le thème : « Soyez miséricordieux, comme votre père est miséricordieux. » pour nous aider à grandir en proximité et dans le service des personnes malades et de leurs familles. Ce dimanche de la santé permet à toute la communauté de prendre conscience que ce n‘est pas simplement individuellement, mais communautairement que nous sommes invités au partage et à l’écoute réciproque ; c’est en équipe missionnaire que chaque baptisé est envoyé au nom de l’Eglise porter un signe de paix et de communion vers tous ceux et celles qui ne peuvent plus nous rejoindre.

Dans son message pour cette journée, le pape nous dit: « … je voudrais rappeler qu’être proche des malades et leur offrir un accompagnement pastoral n’est pas seulement la tâche réservée à quelques ministres, spécifiquement dévoués à cela. Visiter les malades est une invitation que le Christ adresse à tous ses disciples. Combien de personnes malades et de personnes âgées vivent chez eux et attendent une visite ! Le ministère de la consolation est un devoir de tout baptisé en se souvenant de la parole de Jésus : « J’étais malade et vous m’avez visité » Mat 25, 36 ».

La liturgie de ce dimanche 13 Février nous présente l’évangile des Béatitudes selon saint Luc avec le thème « Heureux ». L’occasion de réfléchir sur ce service auprès des plus fragiles et de porter un regard évangélique sur ce qui se vit auprès des personnes fragilisées par leur santé. Nous sommes invités à élargir notre regard et à prier pour l’ensemble du personnel médical, paramédical, hospitalier et bénévole mis à rude épreuve par la pandémie qui dure !

A y réfléchir : qu’est-ce qui nous rend heureux ou malheureux ? Comment vivons-nous nos épreuves, notre chemin de vie ? Est-ce que nous laissons de la place à Dieu pour atteindre le vrai bonheur ?

C’est sans doute d’abord, de savoir se réjouir des petits bonheurs quotidiens, des petites victoires de chaque jour. C’est probablement aussi déplacer le curseur de ce qui est essentiel et de ce qui ne l’est pas. Pour nous chrétiens, c’est sans doute d’avoir fait l’expérience personnelle qu’en Jésus, quoiqu’il advienne, Dieu vient nous rejoindre et prend place dans nos vies. Cela ouvre à l’espérance, au bonheur que Dieu veut pour chacun et chacune de nous …

Dans la liturgie de ce 6ème dimanche, le prophète Jérémie invite l’homme à mettre toute sa confiance en Dieu et ainsi il sera « comme un arbre planté près d’un ruisseau » nous dit le psaume. Saint Paul insiste sur la foi en Jésus « ressuscité d’entre les morts pour être parmi les morts le premier ressuscité ». C’est ce paradoxe que l’Evangile nous décrit : Jésus annonce le bonheur d’aujourd’hui à ceux qui, aux yeux de tous, sont malheureux, et il plaint ceux dont les richesses provisoires leur font oublier l’amour du prochain. Le sacrement de l’onction des malades, que nous pouvons recevoir plusieurs fois, nous redit la tendresse de Dieu qui marche avec nous, nous prend la main, raffermit la confiance, nous donne la force de supporter les souffrances de la maladie ou de la vieillesse.

L’invitation de Jésus « à être miséricordieux comme le Père » donne une signification particulière pour les personnels de santé, je pense, dit le pape, aux médecins, aux infirmiers et infirmières, laborantins et laborantines, à ceux et celles qui sont préposés à l’assistance et au soin des personnes malades, de même qu’aux nombreux volontaires de mouvements comme le Service Evangélique des malades en paroisse ou d’associations qui donnent de leur précieux temps à ceux et celles qui souffrent ainsi qu’aux personnes à mobilité réduite, âgées, seules et handicapées.

Je tiens à remercier toutes les personnes de l’aumônerie des Charmilles ainsi que tous les accompagnants et tous les aidants. Par votre manière d’écouter, d’accompagner et de servir en vivant de cet amour que Dieu met en vous et en nous, vous êtes aujourd’hui les témoins et les messagers du Christ ressuscité : l’Eglise vous confie cette mission. Ensemble et personnellement, osons lui redire : « ouvre nos yeux et nos cœurs, libère-nous de nos égoïsmes, car c’est en aimant comme toi et avec toi que nous pourrons être tes fidèles disciples ». AMEN.