En ce dimanche de la santé, les lectures bibliques nous donnent le témoignage d’une grande espérance. Nous le voyons d’abord dans la lettre de Saint Paul aux Corinthiens, la deuxième lecture : Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée : Christ est mort pour nos péchés, il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour. » Cette annonce nous ramène au cœur de l’Évangile : avec Jésus, le mal n’a plus le dernier jour. Le Christ est passé de la mort à la vie et il nous entraîne tous à sa suite.

Cette aventure de Pierre et celle de Paul ont commencé par une rencontre. C’est Dieu qui fait le premier pas vers l’homme. Il en a été ainsi pour Isaïe : Dieu lui pose une question : « Qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? Et le prophète lui répond : « je serai ton messager, envoie-moi. » C’est ainsi que la rencontre avec Dieu renvoie toujours vers les autres. Dans ce monde déboussolé, nous sommes appelés à être les témoins de son amour passionné. Dieu ne peut pas supporter que les hommes courent à leur perte.

                    La grande aventure a commencé avec des pécheurs du Lac de Galilée. Jésus monte dans la barque de Simon et s’éloigne du rivage pour enseigner la foule. Pour Simon et ses amis, la barque, c’est leur lieu de travail et de vie. C’est là qu’ils passent la plus grande partie de leur temps. Aujourd’hui encore, le même Christ monte dans ma barque : il s’invite sur mon lieu de travail, dans ma maison, là où je vis. C’est depuis ce quotidien qu’il m’enseigne. Prier, c’est précisément accueillir le Christ dans ma vie. C’est prendre le  temps de l’écouter depuis le  cœur de mes activités.

Cette rencontre avec Pierre a été marquée par un événement bouleversant : Jésus lui demande d’avancer au large et de jeter les filets pour prendre du poisson. Malgré l’échec de la nuit, Pierre et ses compagnons font confiance à Jésus. Le résultat est tellement extraordinaire qu’ils sont saisis d’effroi : « Éloigne-toi de moi, dit Pierre, je suis un homme pécheur » Mais Jésus le rassure : « Je ferai de toi un pécheur d’hommes » Cette parole du Christ vaut pour nous tous : laïcs et prêtres. Être pécheur d’hommes, ce n’est pas les capturer, mais les libérer de leurs chaînes et de tout ce qui tend à les engloutir.

Comme Pierre, nous avons, nous aussi, l’expérience de ces nuits pénibles et de ces matins désenchantés. Mais le Seigneur est toujours là pour nous redire : « Avance au large. », va rendre visite à ton voisin qui est seul, malade ou dans la peine. « Avance en eau profonde » cette eau profonde, c’est l’abîme de l’accident, de la maladie, du handicap, mais aussi celui du découragement, de l’angoisse et de la solitude. L’important, c’est d’oser la rencontre.

Cet appel à oser la rencontre concerne aussi pour ceux et celles qui sont retenues par la maladie et le handicap. C’était l’inspiration du Père FRANÇOIS, quand il a fondé la Fraternité chrétienne des personnes malades et handicapées. Il disait : « La Fraternité, c’est un malade qui va vers un autre malade et, ensemble, ils vont vers un troisième ». C’est aussi à travers ce témoignage que l’Évangile est annoncé. Pour remplir sa mission, l’Église a besoin de tous. Le Christ nous invite à nous raccrocher à Lui par la prière et les sacrements et à accueillir la nourriture qu’il nous propose pour nourrir notre foi, notre espérance et notre amour. Il nous assure de sa présence tous les jours jusqu’à la fin de notre vie. AMEN.

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